Ils les revendent vite parce qu'achetées sans doute par effet de mode. Royal Enfield est devenu une marque chic. Mais comme toutes les modes, on s'en lasse vite si cela ne consiste pas un désir réel et que l'on a pas parfaitement conscience de ce que l'on achète. Les RE ont pas mal de limites, et leur prix réduit n'est pas suffisant pour compenser toutes ces limites aux yeux d'un certain nombre de motards une fois la nouveauté passée.
J'ai désiré ma fonte pendant près de 15 ans avant de pouvoir enfin l'acquérir. Et pour 3000 euros, j'aurais pu avoir bien "mieux" sur le marché de la moto d'occasion. Surtout en moto unique. C'était donc un achat déraisonnable mais totalement assumé et éclairé par la connaissance des limitations d'une telle moto sur une partie du réseau routier et par ses exigences mécaniques.
Pourtant, cela ne m'empêche pas parfois de rêver à une seconde monture pour la compléter. Ce matin, je suis passé à pied devant ma concession BMW. J'ai zieuté non sans une certaine envie la R12 en livrée bordeaux qui y était béquillée et m'aguichait sans en avoir l'air...

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(Photo commerciale)
Que la Bullet ne m'en veuille pas, mais je n'ai pas pu m'empêcher de soupirer : "Ha, tiens, une vraie bécane"..."Je pourrais même faire de l'autoroute...!"
Donc je comprends les motards qui ne connaissaient pas RE il y a deux ans, qui ont acheté une 350cc suite aux reportages dans les médias, qui sont attirés par le faible prix, mais qui finalement s'en lassent au bout de 6 mois parce que ce sont de petites motos qui ne sont pas ultra polyvalentes. Tout le monde n'a pas encore 65 ans, et ne considère pas que musarder sur le réseau secondaire en pétaradant soit le Nirvana motocycliste. Même si ça viendra pour tous à point nommé.
Le bon côté, pour en revenir au sujet, c'est qu'avec autant de motos à la vente, les prix de vente réels seront nettement inférieurs aux prix affichés.