Messagepar Marco » 01 juin 2007, 23:08
Mes chers camardes Bulletistes,
Pour ce qui est de la distribution semi-culbutée évoquée par Jacky, y'a aussi le cas des moteurs où c'est la soupape d'admission qui est "latérale" et la soupape d'échappement qui était culbutée. C'était le cas des mono Guzzi du début des années '20 à la fin des années '30. En fin mécanicien, Carlo Guzzi avait choisi cette solution pour que la soupape d'échappement, la plus exposée aux hautes températures, soit mieux refroidie, et ce d'autant plus qu'en ces temps héroïques, la queue de soupape s'ébattait à l'air libre, rappelée par un ressort en épingle. Et pour éviter qu'en cas de casse, (inconvénient des soupapes culbutées à l'époque), la soupape tombe dans le cylindre, Guzzi avait prévu un un système de retenue de la soupape.
Et encore n'avait il adoptée cette solution que sur les monos de série, après avoir construit tout seul son premier prototype en 1920, la "GP" (pour Guzzi-Parodi, nom de son associé et principal investisseur). Elle était dotée d' un monocylindre horizontal de 500 cm3 à quatre soupapes et arbre à cames en tête entraîné par arbre et couple conique, double allumage à magnéto Bosch, et dont les cotes étaient "super-carrées" (Al X C : 88 X 82 mm). Malgré un taux de compression très bas (3,5 à 1), cette moto très en avance sur son temps dévellopait 12 ch et atteignait 100 km/h !
Cet unique prototype existe toujours et peut-être admiré au musée Moto-Guzzi, dans l'enceinte même de l'usine où l'Aigle de Mandello prit son envol en 1921.
Pardonnez-moi cette digression (j'aime aussi les Guzzi) et permettez-moi de vous remercier pour la gratitude que vous venez de me témoigner en lisant ce misérable aveux révélateur d'une coupable passion.