Un oeil averti, après s'être arrêté sur les aspects techniques, ne manquera certainement pas de noter de menus détails frisant parfois avouons-le, la coquetterie historiquo ferrovipathe. C'est que, contrairement aux idées ordinairement admises et vous partagerez sans doute cet avis, le superficiel doit toujours l'emporter sur ce que l'on croît à tort être l'essentiel et n'est en fait que l'ordinaire.
Respirez avec moi, amis, le parfum d'aventure lointaine qui émane de cet ensemble dont la robe immaculée est discrètement soulignée par quelques traits d'un carmin délicat quoique soutenu comme il convient aux choses du voyage. Imaginez-vous un instant confortablement installé dans le fauteuil de cuir pleine fleur dont l'harmonie bicolore évoque irrésistiblement les pullmans de la Cie Paris-Lyon-Méditerranée. Fermez les yeux, et rêvez vous pilote chez Latécoère derrière ce pare-brise à facettes savamment ajustées tandis qu'à l'invite du petit miroir de courtoisie placé à hauteur de votre regard vous remettrez un peu d'ordre dans votre chevelure délicieusement dérangée par le vent de la course. Laissez vous enfin énivrer par le parfum d'essence et d'huile chaude venu de la machinerie toute proche dont le vrombissement vigoureux et rythmé vous transportera par le songe aux côtés de Juan Manuel Fangio sur les circuits automobiles les plus prestigieux.
Et pour finir, amis, n'hésitez pas la moindre seconde : enviez-moi, jalousez-moi, oh oui car je suis le plus heureux des hommes.






