Je m'y colle ...
Posté : 19 août 2010, 19:54
Bon.
Cela fait environ un an et demi que je suis ce forum, et hier, j’ai fini par craquer et m’inscrire.
Donc je sacrifie à la tradition, et me présente : Je suis un faux motard du dimanche (d’été, en plus !).
Après avoir obtenu par des moyens coercitifs et parfaitement illégaux mon permis moto à l’armée (sur une BMW à 3 vitesses au réservoir, si je me souviens bien), j’ai fait transformer ça en permis civil, et j’allais l’oublier lorsque vint la mode des trails japonais.
J’achetais donc une 125 XLS, et terrifié par la puissance, je me jurais de ne jamais accélérer à fond.
Deux mois plus tard, contraint par une poignée de gaz à la course trop limitée à mon goût, je passais à la 250XLS, abandonnant sans regret la 125 à mon épouse. Et l’année suivante, toujours gêné par ce problème d’accélérateur inconsistant, je passais à la 500XLR
Une sortie de virage trop hardie valut une entorse du genou à mon épouse, et une rombière me coupant la route me gratifia de 6 mois d’arrêt de travail, et d’une cheville gauche totalement explosée.
Revente et fin de l’épisode deux roues : Je suis quelqu’un d’extrêmement raisonnable, conscient de ses responsabilités, honnête père de famille, et tout, et tout, et je me lançais donc plutôt dans le classique : 4cv, Dauphines, jusqu’à finir par monter un 1300 gord dans une floride. La tête des kékés en golf GTI se faisant taper par mon tromblon valait le déplacement.
Cependant, elle prenait vraiment trop de files sur l’autoroute, et je finis aux alentours de la quarantaine par acheter une voiture neuve. La mise en place de la redoutable politique dite « des jumelles sur mes petites départementales à moi » finit d’éroder mon permis (Je n’ai plus que 3 points, et il me faut encore attendre un an avant de pouvoir à nouveau faire le stage) et me dégoûta définitivement du goudron.
Mais le manque était là
Et l’idée de la moto, si longtemps enfouie dans les tréfonds de mon subconscient ressurgit, immédiatement contrée par mon côté raisonnable : OK, mais ce sera un poumon, et de plus un vieux poumon arthritique sur lequel je n’oserai pas tirer de peur de lui luxer une bielle.
Je commençais donc à reluquer les 500 Terrot, les BM série 2, et autres Oural, en me disant que ça devait ressembler à l’hélicoptère : 10 heures d’atelier par heure de route.
Mais ça restait un projet lointain, un de ces rêves éthérés qu’on garde dans un coin de son esprit pour aider à s’endormir, et qui de toute façon passe bien après la peinture des volets, la taille des haies et le rangement du garage.
Advint la catastrophe.
Traîné par de mauvaises fréquentations un samedi au salon de la moto de Bourgoin-Jallieu, je La vis !
Scotché !
Haletant, abruti, dans un état second, je restais plusieurs heures à tourner autour, partir, revenir, demander un prospectus, repartir, revenir demander si le prix était bien en Euros, si la puissance était bien de 28cv, si ….
Le Lendemain, toute honte bue, je vins implorer le vendeur de me la commander en colissimo express intersidéral, lui expliquant que je ne pouvais vivre sans Elle, et que chaque minute d’attente était une épreuve inhumaine.
Voilà. Comment je devins addict à ma Classic EFI Bleue, que je malmenais jusqu’à ce qu’elle se venge en me refusant l’an dernier un virage qui me valut la cheville droite !
Allez …
Je vous laisse : je dois aller rouler
@+
JC
Cela fait environ un an et demi que je suis ce forum, et hier, j’ai fini par craquer et m’inscrire.
Donc je sacrifie à la tradition, et me présente : Je suis un faux motard du dimanche (d’été, en plus !).
Après avoir obtenu par des moyens coercitifs et parfaitement illégaux mon permis moto à l’armée (sur une BMW à 3 vitesses au réservoir, si je me souviens bien), j’ai fait transformer ça en permis civil, et j’allais l’oublier lorsque vint la mode des trails japonais.
J’achetais donc une 125 XLS, et terrifié par la puissance, je me jurais de ne jamais accélérer à fond.
Deux mois plus tard, contraint par une poignée de gaz à la course trop limitée à mon goût, je passais à la 250XLS, abandonnant sans regret la 125 à mon épouse. Et l’année suivante, toujours gêné par ce problème d’accélérateur inconsistant, je passais à la 500XLR
Une sortie de virage trop hardie valut une entorse du genou à mon épouse, et une rombière me coupant la route me gratifia de 6 mois d’arrêt de travail, et d’une cheville gauche totalement explosée.
Revente et fin de l’épisode deux roues : Je suis quelqu’un d’extrêmement raisonnable, conscient de ses responsabilités, honnête père de famille, et tout, et tout, et je me lançais donc plutôt dans le classique : 4cv, Dauphines, jusqu’à finir par monter un 1300 gord dans une floride. La tête des kékés en golf GTI se faisant taper par mon tromblon valait le déplacement.
Cependant, elle prenait vraiment trop de files sur l’autoroute, et je finis aux alentours de la quarantaine par acheter une voiture neuve. La mise en place de la redoutable politique dite « des jumelles sur mes petites départementales à moi » finit d’éroder mon permis (Je n’ai plus que 3 points, et il me faut encore attendre un an avant de pouvoir à nouveau faire le stage) et me dégoûta définitivement du goudron.
Mais le manque était là
Et l’idée de la moto, si longtemps enfouie dans les tréfonds de mon subconscient ressurgit, immédiatement contrée par mon côté raisonnable : OK, mais ce sera un poumon, et de plus un vieux poumon arthritique sur lequel je n’oserai pas tirer de peur de lui luxer une bielle.
Je commençais donc à reluquer les 500 Terrot, les BM série 2, et autres Oural, en me disant que ça devait ressembler à l’hélicoptère : 10 heures d’atelier par heure de route.
Mais ça restait un projet lointain, un de ces rêves éthérés qu’on garde dans un coin de son esprit pour aider à s’endormir, et qui de toute façon passe bien après la peinture des volets, la taille des haies et le rangement du garage.
Advint la catastrophe.
Traîné par de mauvaises fréquentations un samedi au salon de la moto de Bourgoin-Jallieu, je La vis !
Scotché !
Haletant, abruti, dans un état second, je restais plusieurs heures à tourner autour, partir, revenir, demander un prospectus, repartir, revenir demander si le prix était bien en Euros, si la puissance était bien de 28cv, si ….
Le Lendemain, toute honte bue, je vins implorer le vendeur de me la commander en colissimo express intersidéral, lui expliquant que je ne pouvais vivre sans Elle, et que chaque minute d’attente était une épreuve inhumaine.
Voilà. Comment je devins addict à ma Classic EFI Bleue, que je malmenais jusqu’à ce qu’elle se venge en me refusant l’an dernier un virage qui me valut la cheville droite !
Allez …
Je vous laisse : je dois aller rouler
@+
JC


, aimer
et rouler
le reste viendra plus tard