Bon, l'opération a eu lieu, débutée à 10H00 ce matin.
Je me mets en conditions "route", bref dehors avec le soleil mais la froidure. Je surélève la moto avec une planche:

Puis je trouve que c'est pas courant les planches au bord de la route, donc je remplace par un caillou.
Enfin j'essaye, mais je n'ai plus assez de forces pour me mettre sur la béquille centrale avec juste le poids de mon corps, bref je demande au petit voisin de tirer la moto en arrière en même temps et là ça passe ...

Démonter la roue est finalement très simple, et même basculer la moto béquillée vers la droite pour sortir la roue se fait facilement seul.
L'objet du délit, pas bien gros...

Sortir le pneu de la jante par contre ça demande des efforts, même avec 3 démonte-pneus j'en bave, mais bon, je finis par sortir la chambre à air abimée. Je la regonfle, le trou apparait clair et net!
Je prend la remplaçante que j'ai depuis quelques années, elle date de ma première Classic, sans emballage mais n'a jamais servi (le vendeur m'avait donné une chambre pour l'arrière et une pour l'avant, ainsi que le câble et frein et d'embrayage).
Un petit coup de pompe à pied pour vérifier son aptitude au gonflage, puis je la saupoudre de talc, et je l'enfile entre le pneu et la jante, la valve en face du trou, et là wallou, faire passer le bout par le trou c'est la croix et la bannière! une demi-heure minimum à batailler, ressortir la chambre, la dégonfler un peu, mes gros doigts n'arrivent pas et finalement d'un coup je réussit sans même savoir pourquoi.
Yessss! plus qu'à rejanter le pneu après avoir largement lubrifié les flancs au liquide vaisselle.
Enfin, quand je dis plus qu'à..... c'est là ou j'en bave le plus, j'utilise les genoux, les pieds, les démonte-pneus, ca rentre d'un côté et ressort de l'autre, je me dis: c'est pas possible, il faut en plus une force de taureau à la fin quand il reste plus grand chose à rentrer, comment ils font les "vieux" du forum???
Je maudis les AVON, mon manque de technique, Macron et la terre entière, et à force de décupler ma colère me donne les dernières forces nécessaires et hop, le pneu est dans son logement!
Je reprend ma pompe pour finir le gonflage, et surprise, même après une trentaine de gonflements je suis toujours à plat. Je vais tester la pompe sur mon scooter, ça fonctionne.
Je reviens vers ma roue, enlève l'obus, le replace, redonne une soixantaine de gonflements: toujours rien.
Il est midi et demi, ras le bol, je mange rapidos et colle la roue sur le scoot: direction Cardy

A 13H30 chez Cardy la vendeuse me dit :
- Ah mais c'est avec chambre à air, pas sûr qu'on ait, et de toutes façons ca sera pas avant mardi. Venez, on va voir à l'atelier!
Je rentre dans l'atelier avec ma roue à bout de bras, y'a une radio qui diffuse en portugais et un gars dans la force de l'âge derrière un établi, c'est sa pause. Y'a bien la chambre à air dont j'ai besoin, la vendeuse lui dit:- "pas avant mardi, hein?", et le gars répond: -"ça va pas, pourquoi mardi? je lui fait immédiatement!"
10 minutes en tout et pour tout avec une chambre renforcée, un équilibrage, et les conseils du gars en prime!
Du coup je prend une autre chambre d'avance, et repars heureux mais un peu vexé:
je dois être le seul crétin de France et de Navarre qui a bataillé 2H30 pour mettre en place une chambre à air qui était...déjà percée!
(je l'ai pas assez gonflée pour le vérifier avant sa mise en place...)
Le remontage de la roue se fait aisément, avant j'en profite pour poncer et repeindre le pot d'échappement.
Voilà, une bonne leçon, je partirais plus serein dans mes prochaines balades
