Pour moi, rien ne vaut une clé à œil ou une douille à 6 pans quand le serrage est conséquent.
Ca c'est l'évidence même: sur le matériel ancien , on ne bosse qu'avec du six pans, encore plus pour le démontage.
Pour le remontage avec des boulons graissés, sur une moto, il n'y a pratiquement rien qui se serre très fort,
et tu peux utiliser ce que tu veux. J'ai passé 6 après midi à démonter un moteur de 125 Terrot de 1947, qui avait eu de la flotte dedans.
Là il vaut mieux avoir des clefs 6 pans, du pétrole (plus efficace que les dégrippants du commerce) et un chalugaz. Je n'ai eu à percer que 3 vis.
Il n'y a que les pignons de transmission primaire et les ressorts variés (à changer systématiquement sur les Terrot) qui sont morts.
La boite avait reçu la transformation qui doublait le guidage des fourchettes. La boite est vraiment en bon état malgré le régime aquatique.
Beaucoup de taf et de chalugaz pour sortir tous les axes (embrayage, kick, et sélecteurs soudés aux carters) sans tuer les bouts.
C'est le premier moteur aussi vieux que je répare, et il y a beaucoup de différences avec les plus récents:
bielle polie, roulement à rouleaux côté volant magnétique, commande d'embrayage minable..mais aussi costaud que sur nos Royal,
sans la butée à billes des modèles suivants. Le reniflard à clapet est sur le pignon de sortie de boite et non à l'avant du moteur.
Le cylindre est en alu chemisé. Le système de graissage est vraiment raffiné, comme sur les AMC. Contrairement à certains veinards de ce forum, je n'ai pas eu la chance de trouver du chrome sous la rouille!

Sur mes NSU OSL, on régle les culbus avec une clef à pipe de dix, sans cales avec les excentriques. Sur les autres je n' utilise pas de cales non plus (sur un moteur usagé, elles donnent de fausses indications car les queues de soupapes sont creusées.)