Taurim a écrit :Malheureusement c'est un virus qui se répand via les contacts humains, et ça ce n'est pas de la politique

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Bin si ! Parce que les virus, c'est une question de santé et l'organisation de la santé, c'est une question de choix politiques.
Que le virus lui-même ne fasse pas de politique, c'est un fait, mais qu'un pays ait du mal à y faire face parce qu'en trente ans, il est passé des toutes premières places en matière de santé publique au cinquantième rang mondial à cause des choix politiques et que ce sont ces mêmes politiciens responsables de cette dégradation qui nous font la morale aujourd'hui, c'est de la politique.
C'est ça qui ne passe pas.
Quand le Dr Véran, ministre de la santé, affirmait (contre toute logique médicale) il y a un an que le masque n'était pas nécessaire parce que l'Etat n'en avait pas suffisamment en stock et qu'ils ne voulaient pas le reconnaître, c'est de la politique... la pire ! De la politique de politiciens !
Quand l'Etat annonce qu'ils vont "offrir" des séances de psy et que ce même état a programmé des fermetures de services psychiatriques hospitaliers pour faire des "économies", c'est de la politique.
Le virus est contagieux, il fait des victimes et dans un pays moderne et équipé, on prend en charge les malades et on les soigne autant qu'on peut sans emmerder les autres qui sont en bonne santé.
Le problème, c'est que les mesures de restrictions des libertés publiques des gens non atteints sont justifiées pour pallier aux carences de la médecine publique, essorée par des années de choix budgétaires qui sont des choix politiques.
Alors on veut bien comprendre que face aux urgences, chacun doivent faire gaffe, fasse des "efforts" et remette à plus tard, au nom des principes de la solidarité, ses petits plaisirs personnels, mais à condition qu'entre-temps, l'Etat fasse un effort et à défaut de réparer ce qu'il a cassé, qu'il arrête la casse maintenant... mais au lieu de ça, les logiques financières ne varient pas d'un iota (les très riches, pas du tout solidaires, continuent à s'enrichir) et les politiciens qui leur servent les plats continuent à nous prendre pour des cons.