Pour faire se lever le peuple il faut souvent un bon cric.
Parfois s’il se soulève s’en suivent des périodes très violentes, qui se terminent par l’arrivée de nouveau maîtres qui, après avoir réglés leurs comptes entre eux, remplacent les anciens maîtres et pas toujours en mieux.
Je n’avais que 12 ans en 1956 lorsque j’ai vu des soldats qui avaient fini de faire leur service militaire en Algérie, être rappelés et obligés de repartir là-bas pour une période indéterminée.
Ceux qui n’étaient pas d’accord ont parfois été embarqués manu-militari et sans gants, dans des trains arrêtés en pleine voie pour éviter les indiscrétions.
Aucune des « forces de progrès » de l’époque n’a moufté et pour cause, puisqu’ils étaient de ceux qui avaient décidé ce rappel.
Hé oui, les « trente glorieuses n’étaient pas toujours un long fleuve tranquille, du moins pas pour tous.
Je pourrais vous sortir de tels exemples jusqu’à plus soif, mais « point trop n’en faut ».
Putain de vieux qui tardent trop à perdre la mémoire

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Voir ci-dessous :
La journée des tomates du 6 février 1956 à Alger :Après sa visite à Alger le 6 février 1956 dite journée des tomates, le président du Conseil Guy Mollet décide l'envoi de rappelés et d'appelés du contingent dans les départements d'Algérie pour un effectif de 180 000 à 200 000 soldats. Pourtant récemment élu sur la promesse de contribuer à la « paix en Afrique du nord », il développe une politique répressive et refuse toute négociation avant l'obtention d'un cessez-le-feu. Pour la première fois un gouvernement socialiste, soutenu par les communistes, décide l’envoi du contingent7.https://fr.wikipedia.org/wiki/Appel%C3% ... g%C3%A9rie 