Ce gars là est en train de remonter aux primaires républicaines. Il n'avait pas la côte jusqu'à présent car il est un peu à droite de la droite, dans le genre Ron Paul. Mais bon la critique du système est toujours le fait des extrêmes, les autres ont trop intérêt à le voir perdurer.
Tien un blog qui est une petite mine d'intelligence et de bon sens en matière politique dont est tiré le texte suivant:
http://solutions-politiques.over-blog.com/article-3979135.htmlDans le blog il y a aussi sa biographie dans "préambules" en deuxième, passionnant à lire...
B - 1 - Les institutions (début)
Catégorie : B - Le programme de réformes Il faut que la classe politique comprenne que 50 ans de Vème République, fondée sur un putsch, ça suffit. Il faut que la classe politique comprenne que les électeurs n’en peuvent plus de ces hommes et de ces femmes, dont tous les actes, pensées, actions, alliances ne sont tournés que vers un seul but, l’accession à des postes de responsabilités, et pour certains, en étant toujours focalisés sur les gains espérés pour arriver un jour à la Présidence de la République. Le fait que les politiques puissent "faire carrière" réduit la démocratie à un jeu d'alliances, de manipulations et de magouilles qui lui enlève tout son sens.
Dans ce dévoiement de la démocratie, les grands médias ont une grande responsabilité. Avez-vous déjà entendu un journaliste confronter un homme politique à ses actions concrètes ? Alors que la grande majorité a déjà exercé le pouvoir sans jamais vraiment résoudre les problèmes au fond. Ces mêmes médias qui, par contre, n’oublient jamais de leur demander s’ils sont candidats à quelque chose, comme ils le feraient s'ils avaient à promouvoir un produit quelconque et non sans l’arrière pensée de s’attirer leur bonne grâce... Cette collusion, cette complicité et cette complaisance des grands médias avec le pouvoir politique forment la pierre angulaire de cette démocratie en déshérence. De plus, cette démocratie centrée sur l’élection présidentielle est probablement celle qui a introduit le plus de perversion dans les bonnes intentions de nos politiques…
Aussi, aucune réforme structurelle de fond ne sera possible, ni acceptée par la population, sans que les appareils politiques ne montrent d’abord l’exemple [B001]… appelons cela la "VIème république"… C’est un préalable indispensable, urgent et vital qui devra être validé par un référendum dans un délai très court après les élections… C’est avant tout là-dessus qu’un parti pourrait réacquérir une crédibilité électorale et un rassemblement des forces de progrès autour de lui…
Enfin, pour tous ceux qui pensent que nos institutions auraient juste besoin de petites réformettes… Je pense, moi, que nous avons atteint le comble de la perversion démocratique de ce système quand en 2002, nous avons été obligés de voter pour un escroc pour empêcher un facho de passer… je ne veux plus jamais avoir à revivre ça, je ne veux plus jamais devoir voter "pour le moins pire". Entre bien d’autres maux,ce sont nos institutions qui ont permis ça, c'est donc bien elles qu'il faut en priorité changer.
Ne vous effrayez pas tout de suite de l'apparente complexité du système, je pense qu'il résout, au contraire, très simplement la pluralité des expressions démocratiques françaises, ainsi que leur représentativité, tout en permettant à un gouvernement majoritaire d'appliquer les réformes pour lesquelles il a été élu.
À bien des égards, je le crois même exemplaire d'un nouveau type de démocratie qui prendrait en compte le fait qu'on ne vote jamais à 100% pour quelqu'un ou un programme, mais que l'expression d'une position, comme la vie elle-même, est toujours un compromis entre des contradictions… J'espère arriver, avec les propositions qui suivent, réconcilier ce qui semble de prime abord impossible, et résoudre en grande partie le paradoxe de Condorcet.
Suivent des propositions dont celles-ci
§ Que cette démocratie permet l’émergence de forces politiques de propositions qui ne nécessiteront plus d’avoir comme soutien un grand parti politique et la monstrueuse machinerie électorale (forcément corruptible), qui va avec,
§ Qu’en supprimant deux élections, les présidentielles et les sénatoriales, nous faisons de considérables économies structurelles ; même en réduisant leur mandat à 4 ans, les politiques ont plus de temps pour réellement bosser (plutôt que de se préoccuper des futurs élections ou de leur réélection) ; les coûts de campagne se réduisent (et nos maux de crâne avec…),
§ Que les électeurs auront, enfin, la possibilité de faire des choix "pour", plutôt que de toujours se prononcer, au final, "par défaut" pour le moins pire à leurs yeux. On peut même espérer qu'avec la perspective de pouvoir, à chaque étape du processus, également voter pour leur "vrai" programme, ils s'abstiendront beaucoup moins. De même, la perspective d'avoir, enfin, des représentants à l'AN qui soient réellement leur porte-parole devrait permettre de ré-intéresser un peu plus les citoyens à leur avenir.