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Kalil Gibran

Posté : 12 juin 2007, 10:56
par cose
Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à la Vie.
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne sont pas à vous.
Vous pouvez leur donner votre amour, mais pas vos pensées.
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez héberger leurs corps, mais pas leurs âmes.
Car leurs âmes résident dans la maison de demain que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, mais ne cherchez pas à les faire à votre image.
Car la vie ne marche pas à reculons, ni ne s'attarde avec hier.
Vous êtes les arcs desquels vos enfants sont propulsés, tels des flèches vivantes.
L'Archer vise la cible sur le chemin de l'Infini, et Il vous tend de Sa puissance afin que Ses flèches volent vite et loin.
Que la tension que vous donnez par la main de l'Archer vise la joie.
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime également l'arc qui est stable.

:D

Posté : 12 juin 2007, 11:37
par Nelska
C'est magnifique... Je ne vois pas quoi dire de plus ...

Posté : 12 juin 2007, 12:41
par jmj
Je l'ouvre de temps en temps au hasard et j'essaie de m'imprégner de ces écrits pour en faire une "philosophie de vie", ben, j'oublie assez vite même s'il m'arrive de relativiser grâce à ces belles vérités (parfois dérangeantes il faut l'avouer).

Posté : 12 juin 2007, 19:11
par francis ouaibmastair
J'ai découvert ce poète dans les années 80 ...

Je suis tombé pantois devant la justesse de celui cité par Cose.

A l'époque, Marie venait de naître, nous n'avions pas beaucoup de sous.

Marie est la fille d'Oliver et Anne, nos vieux copains...

Alors, j'ai recopié à la machine à écrire le poème ci-dessus, puis je l'ai
perforé de trous sur le pourtour avec une machine à coudre et une
aiguille sans fils. Je voulais que ce soit beau... Et la machine permettait,
car notre machine possédait plusieurs cames, de faire de jolie dessins.

Ensuite, après chaque phrases, j'ai collé en les découpant et pour un
peu désacraliser l'histoire, des bêbêtes (les célèbres coccinelles d'Uderzo
et Goscinny) que j'ai "ajouté" au texte en fonction des phrases.

Puis j'ai acheté un cadre, pas cher...

Puis j'ai offert mon cadeau de bienvenu aux parents...

Ce poème est toujours accroché dans leur salon.

Chaque fois que je vais chez eux, je rajeunis de vingt et quelques années.

Et Marie dans tous ça !

Et bien Marie elle, souhaite conserver ce témoignage d'amitié, fait main

Un temps ou le temps était trop cher, mais ou l'amitié était la.....

Pas de nostalgie dans cette phrase, non ! non ! Car nos amis de cette

époque sont toujours, eh oui... nos amis... Nous nous rencontrons pour un oui ou pour un non et c'est bien comme ça.

Juste un détail, le texte original est un peu différent, mais au fond, peu importe...

Posté : 29 juin 2007, 17:47
par Chewie
J'ai eu la chance de visiter le musée Gibran à Bcharré au Liban. Le site est superbe (la vallée sainte de la Qadisha), Le musée est installé dans un ancien monastère taillé dans la roche et on peut aussi découvrir à l'intérieur de nombreux croquis et tableaux de Gibran qui avait fait les beaux-arts (à Paris, si ma mémoire est bonne). C'est sans doute l'écrivain libanais le plus connu dans le monde avec Amin Maalouf, même s'il ne fait pas forcément l'unanimité au Liban même (c'était un chrétien assez hétérodoxe en fait).