Daniel78 a écrit :Je suis d’accord, il faut sensibiliser et provoquer les prises de conscience.
Mais par le dialogue constructif et apaisé.
Sans jamais dégrader les biens ou mettre en danger la vie d’autrui.
ça sous entend également ne pas dénigrer systématiquement ceux qui ne pensent pas comme nous. On peut penser ce qu'on veut de la jeune Greta, mais son message n'est pas dénué de vérité. Après tout, ce sont tout ceux de sa génération (et en passant nos enfants et surtout nos petits enfants) qui vont souffrir de cette situation. Car le dérèglement climatique génère son lot d'incertitude et déstabilise jusqu'aux démocraties qu'on croyait les plus solides, il n'y a qu'à observer ce qui se passe aux États-Unis ou plus proche de nous le genre de positions radicales que prennent certain sur ce forum même dès que leurs intérêts sont mis en cause. On s'éloigne parfois à grands pas du dialogue apaisé.
Pourtant l'intérêt commun à toute l'humanité serait que chacun s'interroge sur les gestes (je ne parle pas des " écogestes ") mais sur la conversion qu'il consent à opérer pour essayer (vu l'extrême urgence c'est pas gagné) pour au moins limiter ce qui se présente comme une catastrophe annoncée.
Greta Tunberg utilise la force du verbe qui est la plus puissante quoiqu'on en dise, il n'y a qu'à voir les tentatives d'intimidation des journalistes et autres lanceurs d'alerte. Les activistes qui brouillent les pistes dans une compétition d'enduro, dégonflent les pneus des SUV ou barbouillent les vitres protectrices de chef-d’œuvre pensent à tort que leurs actions réveilleront leurs consciences alors qu'elles ne font que radicaliser les positions de part et d'autre.
Il vaut mieux 10 Greta Tunberg qui s'expriment à la tribune de l'ONU et nous mettent mal à l'aise et face à nos contradictions qu'un seul activiste qui mène une action violente car la violence ne mène jamais à rien qu'à la violence.
Mandela ou même Arafat n'ont jamais tant fait avancer leur cause que lorsqu'ils se sont ouverts à la discussion avec leur anciens adversaires...
Car soyons francs, l'avenir de la planète on en parle depuis René Dumont et l'élection présidentielle de 1974 en France, le réchauffement climatique était déjà au coeur de la première COP " la planète brule et on regarde ailleurs ".
On peut accuser nos dirigeants " d'inaction climatique " mais que peuvent-ils faire si ceux qu'ils dirigent n'en sont pas convaincus eux-même ?
