y'a quelques années, un ingénieur de l'Ademe (motoriste de formation et motard en 125) était venu participer à des ateliers de travail de la FFMC sur la question de l'avenir des véhicules.
Contre tout discours officiel porté par l'Ademe, presque en aparté, il nous expliquait que depuis un siècle, on n'avait pas trouvé mieux ni moins cher que de l'essence pour faire fonctionner des millions de bagnoles.
Avec sa petite bouteille d'eau minérale à la main (vous savez ces petits bouteilles de Cristaline de 0,25 cl disponibles dans les réunions), il nous expliquait que là-dedans, on pouvait transporter et transvaser tranquillement son contenu en essence sans souci (à part le feu), à la pression atmosphérique, n'importe où et pour quasiment n'importe quel moteur à essence et qu'avec le contenu de 20 de ces bouteilles, une petite bagnole ou une moto pouvait parcourir 100 bornes pour une conso de 5 L/100 lm...
Il rappelait aussi que le pétrole était extrait et raffiné par des infrastructures bien au point et depuis longtemps rentabilisées, transporté facilement partout dans le monde (pipe-line et super-tanker) pour finir disponible à une simple station en libre-service pour remplir des réservoir simples de bagnoles capable de rouler 800 km d'une traite avec un réservoir de 70 L.
Tout ça a des coûts très très inférieurs à l'électricité (métaux rares, batteries, production d'énergie non stockable en grandes quantités) et encore plus à l'hydrogène qui nécessite des infrastructures compliquées, des stations de détente, des transports dangereux, etc...
Bien sûr, le moteur à essence n'est pas le meilleur en rendement (environ 36% à l'essence, 45% au gasoil) par rapport à l'électrique, mais les coûts induits de production, aussi bien en énergie (pétrole) qu'en mise en oeuvre du véhicule (de sa conception à sa mise à la casse) restaient largement inférieurs à toutes les autres formes de motorisation.
Il disait, en gros, que tous les discours actuels sur une alternative au pétrole n'avait de justification que par rapport aux alertes environnementales sur le climat et les gaz à effets de serre et que la solution la plus viable serait simplement de produire des bagnoles plus économes en essence (plus légères, plus rustiques) et de développer les transports en commun là où ils peuvent remplacer la bagnole et recentrer les besoins de consommation des populations dans les circuits-courts pour éviter le fret inutile... et que ça réduirait de façon énorme les problèmes des gaz à effets de serre en réduisant leurs émissions, tout simplement.
Mais ça, c'était son analyse d'ingénieur motoriste et non le discours officiel de l'Ademe, agence subventionnée.








