Bullet JS 1960, dite "Super Culasse"

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Marco
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Re: Bullet JS 1960, dite "Super Culasse"

Messagepar Marco » 10 juil. 2023, 09:13

Pour ceux qui ne connaissent pas la Bullet 500 "big-head", produite à environ 500 exemplaires entre 1959 et 1962, en voici quelques exemplaires :

Celle exposée au musée national de Birmingham :
GB 2019 musée 500 BH.JPG
GB 2019 musée 500 BH.JPG (240.93 Kio) Vu 4159 fois


Quelques-autres vues en 2019 en Angleterre, lors du 70è anniversaire de la Bullet :
GB 2019 500 BH 1959 profil D.JPG
GB 2019 500 BH 1959 profil D.JPG (287.55 Kio) Vu 4159 fois

GB 2019 500 BH 1959 profil G.JPG
GB 2019 500 BH 1959 profil G.JPG (287.99 Kio) Vu 4159 fois

GB 2019 Bob et sa 500 BH.JPG
GB 2019 Bob et sa 500 BH.JPG (238.07 Kio) Vu 4159 fois

GB 2019 Criss et sa 500 BH.JPG
GB 2019 Criss et sa 500 BH.JPG (298.5 Kio) Vu 4159 fois


Une avec le carénage Airflow (que produisait RE) :
GB 2019 500 BH Airflow.JPG
GB 2019 500 BH Airflow.JPG (264.54 Kio) Vu 4159 fois


Et une préparée pour les ISDT :
GB 2019 Bullet BH ISDT.JPG
GB 2019 Bullet BH ISDT.JPG (301.25 Kio) Vu 4159 fois


Mais cette version TT n'a pas donné satisfaction : le cadre apparu en 1956 a toujours manqué de rigidité à cause de la portée trop longue du tube principal supérieur trop longue (sans tube de selle raccordé à la BV comme le cadre 1955 qui sera celui repris par les Indiens jusqu'à la Bullet EFI).
Voici le cadre sans le moteur :
juin15net.JPG
juin15net.JPG (162.12 Kio) Vu 4159 fois


En trial et en 350 cm3 (vitesse lente et peu de sauts), le cadre tenait bien, mais en 500 cm3 en usage "enduro", le cadre pliait et les mécanos devait le renforcer en soudant des démonte-pneu dessus pour finir l'épreuve.

Par ailleurs, la grosse culasse de la Big-head (grosse tête) vient à ras du cadre et pour déposer la culasse en la faisant glisser sur le côté, il faut faut déposer les goujons traversant la culasse et le cylindre qui sont vissé dans les deux demi-carters moteur. De même, il ne reste plus beaucoup de place pour loger le carburateur à cause du gros boîtier de service placé juste derrière et ça limite l'adaptation de carbus différents.

Les seuls avantages de cette grosse culasse, c'était ses grosses soupapes et son meilleur refroidissement... mais RE n'est pas allé au bout du développement de cette moto : alors que la soupape d'admission fait 50 mm, le conduit d'admission est resté à 30 mm, bien que que la fonderie soit suffisamment épaisse pour supporter un agrandissement à 36 mm. Mais au début des années 60, le monocylindre 500 ne faisait plus recette face à l'offre des twins performants et RE a mis un terme à la production de ses Bullet pour se consacrer à ses gros twin ou aux monocylindres 250 à bloc-moteur qui restaient intéressant pour les jeunes conducteurs grâce à une législation spécifique en Angleterre.

L'ultime développement de la Bullet 500 Big-head fut la "Fury" destinée au marché US... la Fury a eu un gros conduit d'admission pour en tirer une cinquantaine de chevaux et les américains on remplacé la bielle en alu monté sur bague flottante par une bielle en acier sur maneton à rouleaux.
La 500 Fury a surtout servi en courses de vitesse où elle tenait la dragée haute aux BSA Gold-star.
Voici une réplique de Fury avec un gros carbu Mikuni et une BV5 de Bullet indienne apparue vers 2005 :
GB 2019 RE Fury de Wayne.JPG
GB 2019 RE Fury de Wayne.JPG (333.23 Kio) Vu 4159 fois


Je laisse l'ami Pryt apporter des précisions sur la Bullet Big-head.
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Re: Bullet JS 1960, dite "Super Culasse"

Messagepar jadisenhiver » 10 juil. 2023, 09:27

:oué: Merci pour ces explications et ces chouettes photos ! On est partis ensemble à Ambleteuse avec l'ami Marco et c'est vrai qu'elle avance bien la sienne de Big Head :ouiiin:
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Re: Bullet JS 1960, dite "Super Culasse"

Messagepar PRYT » 10 juil. 2023, 10:21

la dernière photo semble montrer une fourche italienne.
Voici l'histoire d'une Fury US préparée à l'époque pour le dirt track:

Restauration d’une fabuleuse 500 Fury (par Andy S.-(trad. Philippe T, Classic Bike n° 243. avril 2000).

Cette Royal Enfield Fury a été une vedette des courses sur anneau plat dans les années soixante. Aujourd’hui, après un sommeil de 30 ans dans une cave, la Fury a été restaurée avec goût et pourrait être de retour sur les pistes cette saison.
Depuis sa prime jeunesse, Ray ABRAMS, californien de son état, aime la moto. Il a commencé à courir sur piste dans les années cinquante sur des machines allant du Tiger Cub Triumph aux twins de la marque, en passant par les Matchless G80.
En 1961 Ray, alors âgé de 22 ans, ouvrit « A & A Motors », une boutique de motos à San Mateo, Californie, associé avec John Claudino. Une seconde boutique s’ouvrit bientôt à Redwood City l’année suivante quand Ray décida d’arrêter de courir pour se consacrer à ses affaires et de fournir, si possible, des bécanes capables de gagner ce type de courses. La nouvelle boutique vendait et entretenait des Yamaha et des Royal Enfield importées par Franck COOPER de Los Angeles (Cooper Motors). Les Yamaha 250 deux temps brillaient dans la catégorie légère mais n’étaient pas à la hauteur dans la catégorie 500 culbutées/750 latérales qui existait alors dans les courses d’anneau plat.
Or Royal Enfield fabriquait la bécane qu’il fallait: la 500 Fury était une version à grosses soupapes de la Bullet mais n’était pas une moto de course jusqu’à ce que Shell Thuett, un préparateur de la côte ouest, ne la gonfle.
Shell dirigeait Shell Motors, un petit atelier de mécanique à Lynwood, un quartier du centre sud de Los Angeles. Il vendait aussi des Yamaha et des Royal Enfield. Il avait préparé une Fury qui gagna une course sur cendrée à Ascot Park, une piste de Gardena dans le sud de la Californie, en 1962.
L’année suivante, les coureurs de Shell Motors, Elliot Schulz et Guy Louis Junior inscrivirent le nom de Royal Enfield sur la plupart des records à Ascot Park, bien qu’un manque d’argent les empêchât de courir en national.
Encouragé par les succès de Shell Motors, Ray décida de voir s’il était capable de mettre au point un mono Enfield et d’obtenir les mêmes joies. Il trouva la clé des performances de son Enfield chez un ferrailleur de Redwood, petite ville où une boutique de vitesse venait d’arrêter son activité.
Les bielles standards Royal Enfield était mince et fragile. Aussi Ray fit comme Shell Motors et modifia le moteur pour adapter des bielles américaines plus courtes et plus solides.
Ray se souvient: «  Je suis tombé sur un paquet de ces bielles forgées pour les petits blocs-moteurs Chevrolet V8. Elles étaient brutes d’usinage, juste avant d’être coupées (Les moteurs Chevrolet utilisent des coussinets et les têtes de bielles sont à chapeau). Il y en avait bien 50 que j’ai mises dans un carton pour les ramener à la maison. Nous les avons usinées nous-mêmes pour recevoir la bague flottante Enfield. En utilisant un piston forgé spécial, il a pu raccourcir le cylindre d’un bon pouce (26 mm). Des tiges raccourcies basculaient des culbuteurs maisons fournis par Shell Motors. Les cames provenaient de chez Harman & Collins de Los Angeles. Des soupapes de Chevrolet furent adaptées et les conduits travaillés pour avaler un maximum de mélange en provenance du carburateur AMAL GP.
En 1963, Ray et la Fury étaient au point, prêts pour la course.
Dans ce début des années soixante, en Californie, les courses se résumaient en un seul mot de quatre lettres: « DIRT » track (course sur cendrée). Les motards montés sur des veaux modifiaient leurs bécanes et les testaient à travers les immenses espaces qui existaient alors. Ces coureurs du dimanche utilisaient leurs motos aussi bien pour les courses sur cendrée que pour le tout-terrain, la poursuite à travers champ, l’enduro, les courses à travers le désert ou le sprint court, enfin pour tout. La course sur circuit routier était une nouveauté peu répandue, provenant d’Europe, et qui reste minoritaire même de nos jours.
Ray se tourna vers Shell Thuet pour être conseillé. « Notre monture marchait aussi fort que la sienne, ce qui était normal puis Shell nous avait livré tous ses trucs. Il voulait tout simplement voir une Enfield gagner » dit Ray. « Quand nous avons fait cette bécane, nous étions encore des mômes et Shell fut un père pour nous ».
« Le pilote qui a fait le mieux avec la Fury fut Roger Goldthwaite qui a gagné 20 fois à Ascot Park et remporta aussi le trophée de la Rapidité en 1967. La même saison il aligna une série de 13 victoires. Elliot Schulz, le pilote- vedette de Shell Motors, pilota cette machine pour remporter le « Champion Speedway » de San Francisco. Elliot était un gars très délicat et si tous les réglages n’étaient pas faits exactement à ses désirs, il ne pouvait pas piloter.
« Le repose-pied droit (le gauche était remonté derrière, sur le cadre) était monté sur une petite platine soudée sur le carter extérieur de boite de vitesse. Elliot le voulait ainsi mais il était vraiment trop avant et trop haut pour la plupart des pilotes ».
Il y avait une réunion à Ascot Park chaque samedi soir pendant la saison et la plupart des apparitions de l’Enfield en course y eurent lieu, à part quelques sorties aux alentours de San Francisco.
Ray se rappelle: « Le championnat Speedway se courait ailleurs alors. Il ne s’y est déroulé que deux ou trois fois, à cause du mauvais temps qu’il régnait à Ascot Park, trop d’humidité et de brouillard. Et puis la piste avait été construite sur une décharge, sa surface était souvent défoncée et impraticable. Nous sommes venus y courir avec la Fury et Gene ROMERO à ses débuts avec notre Yamaha TD2. Nous avons également couru à San Jose et Ken HELIN la pilota dans le vieux « Sacramento Mile » en 1965 et 1966. L’Enfield était compétitive: elle n’était ni plus ni moins rapide que les BSA GOLD STAR mais sûrement moins solide. La nuit précédant la course du San Jose Mile de 1967, je pris la bécane pour faire un bout de vérifications autour du pâté de maison et j’ai coulé une bielle. »
« Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, ce n’étaient pas des bombes mais, pour l’époque, elles marchaient plutôt bien, mais nous avions toujours un moteur entier en pièces prêt à dépanner. Souvenez-vous que ce moteur n’avait pas été conçu pour ce type de course. Et préparés comme elles l’étaient, ces bécanes sortaient plus du double de chevaux prévus par l’usine Nous vérifiions le moteur complet toutes les 6 ou 7 courses. Nous remplacions le maneton et la bague flottante et mesurions toutes les autres tolérances. Nous n’avions pas de problèmes avec la boîte et l’embrayage d’origine non modifié marchait plutôt bien.
Nous usions jusqu’à la corde d’autres choses comme le patin tendeur d’acier du primaire et des boulons se faisaient la malle de temps en temps, mais c’était tout. »
La Fury a couru jusqu’en 1968, année après laquelle l’American Motocyclist Association (AMA) changea les règles en autorisant dans la même catégorie les 750 culbutées. A & A se convertit alors au 650 puis monta des moteurs Yamaha 750 dans ses cadres. Depuis lors, la Fury resta dans la cave de John Claudino.
Ray raconte: « Quand nous nous sommes arrêtés de courir, nous avons remonté le moteur dans un cadre suspendu pour aller faire du tout-terrain. Mais le moteur était trop pointu pour faire du trail. Aussi resta-t-il dans ce cadre jusqu’à ce que, voilà environ 3 ans, j’interroge John à son sujet. Il me dit: « viens et prends le. »
Le moteur s’était bien conservé et je ne me suis pas attaqué au bas-moteur. Le gros de la restauration fut de nettoyer toute la vieille poussière. L’AMAL GP de 38 mm ne marche pas très bien comparé à des carburateurs modernes mais nous l’avons gardé en respect de l’origine. Dans les années soixante nous étions si jeunes et enthousiastes que nous n’avions besoin que d’un pousseur pour démarrer. Maintenant il nous faut être deux hommes et un garçon ! ».
Quand Ray décida de remonter la Fury comme à son âge d’or; il ajouta une platine à trois point boulonnée sur le carter exter de boîte à la place de la pièce soudée. Il a maintenant l’intention de changer pour reculer et abaisser un peu le repose-pied. A l’origine, ce repose-pied était monté sur une patte boulonnée sur la fixation arrière du moteur, qui passait au-dessus de la boîte puis redescendait. Ray va refabriquer cette pièce.
L’échappement d’origine est quelque part caché parmi le tas de pièces que possède Ray. Incapable de remettre la main dessus, il a fini par fabriquer un tuyau d’échappement et un mégaphone neuf en inox.
Les roues sont neuves, remontées à partir de moyeux nus, comme quand elle courait. La seule différence provient des rayons qui sont en inox au lieu d’être cadmiés. A & A a fabriqué les moyeux copies conformes des moyeux Kosman d’époque.
Les règles de courses de flat track d’alors prohibaient les freins. Les coureurs de dirt track, jusqu’en 1969, ralentissaient en dérapant de travers, comme les skieurs de maintenant. C’est en 1969 que l’AMA autorisa le frein arrière afin que les motos les plus lourdes puissent aller plus vite en course. Selon Ray, ce changement supprima tout l’aspect spectaculaire de ce type de course. « Avant 1969, les pilotes devaient mettre la bécane en travers dès le début du virage qu’ils étaient obligés de passer tout en dérapage contrôlé, soulevant d’énormes nuages de poussière. C’était vraiment quelque chose à voir. Quand le frein arrière fut introduit, ils ont commencé à couper les virages à angle droit. La manière de piloter changea alors complètement et le spectacle y perdit beaucoup malgré l’accroissement de la vitesse. Le plaisir s’en alla, les spectateurs avec. »
La Fury est chaussée des mêmes Pirelli que dans les années 60. À l’époque chaque préparateur avait ses trucs favoris pour les sculpter afin de leur donner plus ou moins d’adhérence selon les conditions de piste. « Ils étaient habituellement taillés à la main pour avoir une meilleure motricité. Nous élargissions les sculptures d’origine mais Ray se rappelle aussi que les coureurs désiraient également modifier la gomme. « Il y avait un atelier qui durcissait vos pneus pour 5 dollars pièce; personne ne savait exactement ce qu’ils faisaient mais nous pensions qu’un immense four industriel y était pour quelque chose. » D’autres coureurs tentaient de les durcir en les exposant au soleil pendant quelques mois. Ces pneus durcis allaient bien dans les pistes molles.
La fourche Enfield est retournée afin d’obtenir un empattement plus court. La tenue de route est amusante mais excellente en dérapage. À l’origine, c’est une modification faite pour le « short track ». « Je ne pense pas que vous aimeriez rouler sur la route ainsi » dit Ray.
Des vis à tête six pans creux remplacent les vis fendues des carters pour des commodités de maintenance, comme dans les années soixante, et des écrous type aviation (nylstop) étaient aussi utilisés sur la première.
« Cette bécane n’a jamais été aussi belle que maintenant » dit Ray. « Si tu cours chaque semaine, il y a du sable partout où tu poses les mains ».
Quand Ray commença à la restaurer, il dût refabriquer de nombreuses pièces. « À l’origine, Enfield fabriqua une vingtaine d’arrières de cadre rigide à la demande Frank Cooper pour y fixer un avant standard. Quand j’ai décidé de la remonter, je n’ai pas pu en trouver un. J’ai donc emprunté un cadre d’Enfield flat track à un copain et je l’ai emmené chez Ray Hensley de Trackmaster Frame. Il m’en a fabriqué une réplique. Pendant ce temps, j’ai trouvé un original que je lui ai substitué. ».
La Fury sera enfin bientôt prête à courir. Ray espère la remettre sur une piste en cendrée cette année pour le Vintage Sacramento Mile, à Sacramento, le dimanche 1/10/2000, et dit: « je veux simplement entendre encore une fois ce son fabuleux, le grondement de la Fury ».

ROYAL ENFIELD FURY:
500 cc, culbutée, 84 x 90, Amal GP de 38, boîte 4 vitesses, embrayage à disques en bain d’huile, allumage par magnéto, 43 cv à 8500 tr/mn, 192 km/h, 124 kg, réservoir de 2,5 US gallons (11 l).

LES HOMMES DES FURY DE FLAT TRACK:
Maintenant âgé de 61 ans, Ray ABRAMS et sa fille Rochelle sont propriétaires de A & A Racing qui fournit des pneus de dirt track à la majorité des coureurs nationaux US. Son fils Jim est encore au collège et donne la main de temps en temps.
Si Ray a eu les moyens de restaurer ces machines, c’est grâce à la florissante clientèle de son atelier recrutée parmi le milieu de l’informatique et de la communication en plein boum en Californie.
Il a couru en flat track jusque dans les années 1980 et a sponsorisé des coureurs tels que Kenny Roberts, Gene Romero et Rick Hocking, principalement sur Honda et Yamaha.
L’année dernière dans l’enceinte du San Francisco Cow Palace Stadium, de très nombreux coureurs sont venus de toute l’Amérique pour participer à la fête donnée pour célébrer son soixantième anniversaire. Ray courut et gagna la course XR100 en jouant des coudes et poussant tous les concurrents en dehors de la piste, dans la plus grande rigolade de tous.

Shell THUET est encore en pleine forme à 86 ans et continue à monter des moteurs dans son petit atelier en plein désert californien. Après l’arrêt de Royal Enfield, Shell se tourna vers les moteurs Yamaha XS qu’il monte pour des coureurs de flat track.
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Marco
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Re: Bullet JS 1960, dite "Super Culasse"

Messagepar Marco » 10 juil. 2023, 12:22

Voici la culasse "Big-head" :
BH droite.JPG
BH droite.JPG (139.21 Kio) Vu 4112 fois

BH gauche.JPG
BH gauche.JPG (85.57 Kio) Vu 4112 fois


à comparer avec la culasse du mono 500 indien :
P1030826.JPG
P1030826.JPG (198.85 Kio) Vu 4112 fois


culasses Bullet vue dessus.JPG
culasses Bullet vue dessus.JPG (222.67 Kio) Vu 4112 fois

culasses vues face.JPG
culasses vues face.JPG (184.16 Kio) Vu 4112 fois


L'ailetage de la culasse "Big-head" est beaucoup plus important.
La culasse indienne est la copie de la culasse anglaise des 500 produites entre 1954 et 1959.
Autre différence, sur la petite culasse, les basculeurs sont posés dans leur palier démontable alors que sur la Big-head, ils oscillent sur un axe fixe.

La Bullet-India 500 développe 22 ch contre 28 ch pour la 500 Big-head (27 ch pour une Bullet EFI à bloc-moteur).
Le mono 500 anglais possède un vilebrequin aux masses et portées plus grosses, ce qui donne plus d'inertie mais plus de souplesse et plus de couple.
Ont sent que le moteur de la Big-head à plus d'allonge.

À la conduite, ça se sent nettement : avec la Bullet-India 500 en taux de compression d'origine (6,2 : 1), on passe la 4è vers 60/70 km/h et une fois engagée, le moteur montre qu'il est un peu au bout de sa puissance : on peut allonger jusqu'à 95/100 km/h (120 au compteur en pointe), mais le moteur commence à peiner : il vibre et ne tracte plus tellement. La bonne vitesse de croisière est de 75/80 km/h.
Avec la Big-head, on peut passer la 4è de 50 à 80 km/h (en tirant un peu sur la poignée de gaz), mais le moteur reprend très volontairement, y compris dans de longs faux plats montant, on sent qu'il reste pas mal de réponse moteur.
À partir de 100 km/h, mieux vaut calmer le jeu et laisser redescendre la vitesse de croisière à 90 km/h.

Au jeu des différences, il y a en plus que sept !
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RE Bullet 500 BH juin 22 G.JPG
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Re: Bullet JS 1960, dite "Super Culasse"

Messagepar druid » 10 juil. 2023, 12:25

la Fury a eu un gros conduit d'admission pour en tirer une cinquantaine de chevaux


On va dire, une petite quarantaine. Et on sera beaucoup plus près de la réalité... ;)
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Re: Bullet JS 1960, dite "Super Culasse"

Messagepar yvesmetz » 10 juil. 2023, 13:34

Le Pryt c'est le Pryt !...Il ne changera pas ses façons minutieuses, si prometteuses, pour des résultats esthétiques parfaits .
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Re: Bullet JS 1960, dite "Super Culasse"

Messagepar Adrian O » 10 juil. 2023, 15:17

Image

On voit que le bas-moteur de la Big Head de Bob est celui d'une Bullet 500 plus ancienne, entre 1953 et 1955, carter de distribution à 9 vis.

Image

La réplique de Fury de Wayne, c'est comme la mienne, une mélange de pièces anglaises et indieenes. Nous avons choisi le BV5 indienne, mais cela empêche le renforcement du cadre par la tasseau alu de l'Interceptor derrière la BV.

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Re: Bullet JS 1960, dite "Super Culasse"

Messagepar PRYT » 10 juil. 2023, 19:12

Marco, ce n'est pas Bob, mais Dave H.l..n.
Autre indice pour ce carter pré-1957 = pas de bossage pour l'avance automatique.
Dave était déjà venu avec cette moto à "Redditch revisited" en 2003, mais avec son Interceptor Série 2 au Jubilée Interceptor à Chaillac en 2010.
J'ai le boitier rigidificateur des Interceptor sur la BH de Marco.
La mienne en aura un aussi.
Bip n'en a plus...en fera-t-il refaire ??
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Re: Bullet JS 1960, dite "Super Culasse"

Messagepar Adrian O » 10 juil. 2023, 19:33

On pourrait les refaire en acier soudé, si ça ne sera pas trop lourd.

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Re: Bullet JS 1960, dite "Super Culasse"

Messagepar Adrian O » 11 juil. 2023, 00:43

Quand une seule Big Head ne suffit pas... :012:

Image

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Re: Bullet JS 1960, dite "Super Culasse"

Messagepar PRYT » 11 juil. 2023, 09:25

Ça doit coûter plus cher, ce n'est pas de la Bullet indienne !!
À ce propos, Marco, même si elles se ressemblent (forcément) beaucoup, les culasse de Bullet anglaises et indiennes ne sont pas complètement semblables.
La fonderie des indiennes a été "simplifiée": le fond des ailettes entourant l'échappement est plein alors que sur les anglaises il est débouchant sur les ailettes horizontales derrière, favorisant l'écoulement de l'air à cet endroit stratégique.
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Re: Bullet JS 1960, dite "Super Culasse"

Messagepar bern95 » 11 juil. 2023, 22:25

jadisenhiver a écrit ::oué: Merci pour ces explications et ces chouettes photos ! On est partis ensemble à Ambleteuse avec l'ami Marco et c'est vrai qu'elle avance bien la sienne de Big Head :ouiiin:

La Big Head de Marco n'a pas seulement une grosse tête mais également un gros poumon qui respire fort. Je m'en suis rendu compte au retour d'Ambleteuse en sa compagnie. Dans les longs faux plats de la Picardie il me fallait tourner la poignée de gaz de la EFI plus que de coutume pour le suivre.