Jano a écrit :Tulle (chez nous, avec Dom) est la préfecture de la Corrèze mais c'est une ville encaissée entre 7 collines qui n'a jamais pu se développer (un peu comme Clermont, mais en mieux) alors que Brive-la-Gaillarde bénéficie du début du bassin aquitain, a toutes les possibilités d'expension mais n'est que sous-préfecture.
Tulle n'a pas toujours été à la ramasse derrière Brive.
Du temps de la manufacture d'arme (MAT) le club de rugby du SCT (sporting club tulliste) était bien devant le CAB.
Le terme coujoux:
La rivalité entre les deux cités ne date pas d'hier :
Un jour, peut être à la fin du 19eme siècle (je rechercherais) une querelle est née lors d'un marché d'automne entre un Briviste et un Tulliste.
Chaqun s'est rangé derrière son camp et ce fût l'occasion de livrer une battaille rangée.
Comme les brivistes sont bien moins veloces et malins que les tullistes, ils se sont defendus avec ce qu'ils avaient sous la main : Des courges.
Le ridicule les a suivi jusqu'à aujourd'hui où ils le revendiquent même à travers la marque "100% coujou"
Suis-je le seul à penser que cette histoire de bataille est ce qui a inspiré Brassens pour sa la chanson "hécatombe" ? :
"Au marché de Brive le Gaillarde
A propose de bottes d'oignons
Quelques douzaines de gaillardes
Se crepaient un jour le chignon"Le terme "coujou" est TOUJOURS péjoratif dans la bouche d'un tulliste.
Le coujou est vantard, suffisant, m'as-tu-vu, superficiel, braillard... Le tulliste ne le supporte pas.
Je pense que c'est là la césure culturelle entre le Nord et le Sud.
*Une autre legende prétend que le terme remonte aux guerres de 100 ans. La ville assiégée, à court de projectiles se serait défendue avec ces cucurbitacées...
Remarque, ils sont bien capables de l'avoir fait plusieurs fois.