jbt a écrit :Les féminicides font bien partie des homicides. Ni confusion ni oubli de ma part. C'etait juste pour souligner que la figure redoutée du terrible meurtrier est la plupart du temps quelqu'un de très bien connu de la victime, son conjoint ou son ex dans la plupart des cas. Et rarement un inconnu à capuche bronzé croisé au fond d'un parking mal éclairé, archétype fantasmé de l'agresseur pour Mme Michu.
Je suis d'accord. On a plus à craindre de sa famille ou de son cercle de " confiance" (amis, éducateurs etc) que d'un individu qui n'aurait pas de lien avec nous. Le violeur de la Sambre dont on reparle actuellement est l'arbre qui cache la forêt.
JBT a écrit :Il y a bien des services d'enquête douanière. Discrets mais pas inefficaces, avec précisément des temps longs d'enquête. Les services de police ou gendarmerie ont beaucoup plus de moyens, de personnels, de réussite...mais pour une efficacité globale aussi nulle sur le trafic et la consommation de psychotropes.
En effet il ne faut pas confondre réussite et efficacité. On pourrait ressortir les mythes de " l'idre de l'Erne " ou du " Phénix " qui n'existent pas dans la mythologie pour rien. C'est un éternel recommencement.
Precisons tout de même que les services d'enquête douanières agissent pour le compte du Ministère des Finances alors que la police judiciaire et la gendarmerie agissent pour le Procureur de la République dans le but d'identifier et de deferer devant la justice les auteurs d'infractions penales. Qui peuvent aussi avoir le caractère d'infraction fiscales. C'est complémentaire.
JBT a écrit :Aujourd'hui, la répression de la consommation de psychotropes crée plus de problèmes qu'elle n'est censée en éviter.
Belle réussite de 50 ans de politique prohibitionniste! L'ONU a reconnu il y a des années que la guerre contre le drogue était un échec patent et qu'il convenait de changer de paradigme.
Qu'est ce qu'on attend pour regarder la réalité en face et prendre enfin des décisions rationnelles pour limiter les dégâts au lieu de les aggraver?
Si on regarde un fait bien documenté qui est la période de la prohibition aux Etats Unis on en arrive à ces conclusions. Prohibition active : guerre des gangs et insécurité. Réglementation de la vente par l'état de l'alcool, profis et moins de dégâts. C'est à voir... En tout cas moins visibles et plus facile à mettre sous le tapis. De plus les fabricants d'alcool ont une logique capitaliste qui consiste à faire durer le profit et à l'augmenter sans se mettre si possible le client à dos. Les trafiquants de drogue agissent dans une logique criminelle (du moins aux échelons inferieurs) qui obéissent à des critères de masculinité toxique ou celui qui gagne est les plus " outrancier ". Ceux qui tirent les ficelles sont par contre des capitalistes bon teint.
Concrètement jusqu'au jour ou un conducteur ivre tue les occupants de la voiture qu'il vient de croiser. Mais bon, on rentre des les statistiques des accidents de la route. C'est du chien écrasé.
Si la même chose arrive avec un conducteur sous l'effet d'un produit stupéfiant - je ne vise personne bien sûr- on en parlera " dans le poste " et des politiques s'empareront de la question pour en remettre une couche de répression. Mais on quitte ici le domaine rationnel et froid pour rentrer dans les domaine des émotions.
Je suis d'accord avec toi pour dire que le " tout répressif" n'est pas efficace comme ses promoteurs veulent bien le dire (mais ici c'est de la mauvaise foi caractérisée), mais tu nous parle de " regarder les choses en face ". C'est à dire. Que faudrait il faire ? (Sans qu'on parle de yakafon évidemment)
JBT a écrit :Quand à ma santé, ça va, je te remercie. Mon corps présente beaucoup plus de stigmates de mon addiction à la moto que de ma consommation passée de produits psychoactifs, qui se limite exclusivement au café depuis très longtemps.
J'ai toujours trouvé particulièrement dérisoire de se préoccuper de santé à long terme chez les motards de toute façon. C'est comme vendre une épargne complémentaire à des kamikazes.
Tu m'en vois ravi. Ce qui intéressant c'est la discussion, le débat sans arrière pensée mauvaise pour son contradicteur.
