aegirson2 a écrit :...Je n'ai pas dit que ce n'était pas un assassin. Menguele aussi était médecin. Et ça ne l'a pas empêché d'être un monstre. En fait, être médecin ne garantit pas la bonté.
Je n'ai pas dit non plus que Guevarra était un assassin... il a choisi de devenir un guérillero, donc un soldat utilisant ses armes. Il s'est défendu dans les combats où il s'est trouvé, il a tué, il a exécuté, il a fait exécuter. Il a aussi empêché des exécutions, des tortures, il a soigné ses camarades et ses ennemis prisonniers. Je ne saurais pas dire si il fut un assassin, je ne suis pas juge.
A mon opinion, sa cause était plus juste que celle de types comme Menguele qui était un nazi, donc un zélateur d'une doctrine raciste, génocidaire, donc des assassins de la pire espèce.
La question de fond, selon moi, c'est : jusqu'où peut aller une révolution ? Qu'est-ce qu'une "révolution" ? Jusqu'où peut aller un "révolutionnaire" ?
Renverser un régime dictatorial ou une monarchie ou un pouvoir religieux, OK... S'il faut prendre les armes parce qu'il n'y a plus d'autres moyens, ça peut se concevoir... mais après ? Après, hélas, ceux qui détiennent le nouveau pouvoir (ayant renversé le précédent contre lequel ils s'étaient soulevés en entrainant le peuple avec eux) remettent-ils vraiment le pouvoir au peuple ? Souvent, ils s'accrochent au pouvoir où ils se sont hissés sous prétexte qu'ils sont les gardiens de la révolution qui vient de s'accomplir... l’histoire nous montre que les révolutions violentes sont toujours suivies d'une période de terreur, d'arbitraire, de purges, d’exécutions... et de misères aussi grandes que celles qui justifiaient la révolution au départ.
N'ayant jamais été confronté à cette situation, je ne sais pas ce qui est bien ou mal... mais quand j'y pense et que je doute, je repense à Brassens qui estimait que
"les révolutions, vaut mieux les commencer par soi-même en espérant que le voisin fasse la même démarche".Et Brassens, Allwright, Béranger, Cavanna, Vian, Django Reinarht ou même Lily Cros ou Joséphine Baker (et tant d'autres, à commencer par ma propre fille...) m'inspirent davantage que tous les révolutionnaires passés et à venir !
Pour en revenir à Guevarra, quoiqu'il fut, il est aussi devenu une "icône", un personnage d'idolâtrie, un "guide"... et moi, je n'adore aucune icône, ni lui, ni personne.
Ni dieu, ni maître en somme !