Messagepar yvesmetz » 17 mars 2010, 14:53
à ce sujet !!!.....bien sûr nous y allons .
Un Rendez-vous convivial avec les sympathisants du café repaire :
Mercredi 17 mars à 20H
au snack-restaurant "le petit chat rond" 21 Place des Charrons à Metz
pour regarder un reportage étonnant sur France 2 : "LE JEU DE LA
MORT" (de 20H35 à 22H05)
Suivi d’un débat : "Jusqu’où va la télé ?" de 22h05 à 23h10
° Nous aurons la salle du haut réservée avec un écran plat géant réglé
sur France 2.
° Le Chat Rond fait des kebabs, paninis, sandwichs, salades, plats du
jour et du couscous pour 8/9 € ( à réserver de préférence sur cette
adresse mail). On t'y attend. Tof
Ceux qui peuvent l'enregistrer en support numérique
me le feront savoir pour une projection future dans notre bar
préféré... Merci
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Inspiré de l’expérience de Milgram, sur la soumission à l’autorité, un
documentariste, Christophe Nick, à eu l’idée de mettre des quidam
comme vous et moi en situation d’un jeu télé (en fait, tout est faux,
mais les participants ne le savent pas) où il leur est demandé
d’infliger à quelqu’un des décharges électriques de plus en plus
fortes…résultat glaçant, 80% de ces gens ordinaires obéiront aux
injonctions de l’animatrice télé jusqu’à donner la mort…
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Quand la télé vous manipule
En 1963, le professeur de psychosociologie Stanley Milgram inventait
une expérience démontrant à quel point un individu peut obéir à un
ordre contraire à ses valeurs. En l'occurrence, l'individu se voyait
demander d'infliger des décharges électriques de plus en plus fortes à
un prétendu cobaye. Une expérience popularisée par le film I comme
Icare , d'Henri Verneuil. Le cobaye était, en fait, de mèche avec le
professeur et ne recevait nullement ladite électrocution. Il était
situé dans une pièce voisine et se contentait de gémir en fonction des
voltages de plus en plus puissants... Tout cela n'était qu'un
subterfuge de manière à examiner le comportement de celui qui,
obéissant aux injonctions du professeur Milgram, était capable
d'infliger la charge électrique maximale. À l'époque, 62 % des
personnes avaient obéi jusqu'au bout en se mettant dans "un état
agentique", selon l'expression du professeur... 47 ans plus tard,
combien d'entre nous, placés dans des conditions identiques, sont
capables d'infliger jusqu'à 460 volts ? C'est ce que France 2 a voulu
tester, en s'appuyant sur l'équipe du professeur Jean-Léon Beauvois,
chercheur en psychologie sociale, dans un documentaire passionnant, Le
Jeu de la mort , réalisé par Christophe Nick, diffusé le 17 mars
prochain en prime time.
France 2 a légèrement modifié les paramètres de Milgram. Ici, il
s'agit de vérifier l'impact de l'autorité quand celle-ci, au lieu
d'être incarnée par un scientifique en blouse blanche, repose entre
les mains d'une simple animatrice télé, en l'espèce, Tania Young.
L'équipe du professeur Beauvois a donc reproduit l'expérience de
Milgram, mais en la transposant dans un faux jeu télévisé. Une petite
annonce passée dans la presse a permis de sélectionner 80 candidats.
Chacun d'entre eux pensait participer au pilote (non diffusé) d'un
nouveau jeu télé pour le compte de France Télévisions. Leur
participation est bénévole. Un public est présent, qui applaudit comme
dans les vraies émissions de jeu...
Le supplice de la chaise électrique
Le jour du tournage, les personnes sélectionnées se voient expliquer
la règle : elles devront questionner un autre candidat (en fait, un
acteur de mèche avec les scientifiques), lequel devra retenir 27
associations de mots. À chaque mauvaise réponse, le questionneur
devra, en guise de "punition", pousser un levier et ainsi soumettre le
candidat fautif à une décharge électrique de plus en plus importante.
Le spectre du voltage part de 20 volts pour aller jusqu'à... 460
volts, en grimpant par tranche de 20 volts... Première surprise :
aucun des 80 postulants ne conteste, à ce stade, le principe même du
jeu. Comme chez Milgram, l'acteur n'est pas visible du questionneur.
Il entre dans une capsule où on l'attache à une chaise électrique,
puis on referme la capsule. Si bien que le questionneur est entretenu
dans l'illusion que les décharges sont réelles, car il entendra les
réactions à la douleur du faux candidat, mais ne le verra pas gigoter
sur sa chaise. Et pour cause : l'acteur sort de la capsule par un
petit passage secret, dissimulé à l'arrière. Ce qui va se passer à
partir de là nous plonge dans une certaine horreur...
À 80 volts, devant la douleur (feinte) de l'électrocuté, le rire du
questionneur est la première réaction de décompression. "Le rire
relaxe et permet au cobaye de poursuivre vers de plus hauts voltages",
explique Jean-Léon Beauvois. À 180 volts, les cris de l'acteur sont
plus vifs : un premier groupe de questionneurs se rebelle. "À ce
moment-là, 17 % des questionneurs décident de tricher en appuyant de
la voix les bonnes réponses au QCM", observe le professeur Beauvois. À
320 volts, l'acteur supplie d'arrêter le jeu, mais l'animatrice Tania
Young presse le questionneur : "Ne vous laissez pas impressionner,
continuez..." Comment poursuivre la torture ? 70 % de ceux qui
persistent nient la victime en parlant pendant qu'elle crie. À 380
volts, l'acteur ne réagit plus. Le silence fait croire que la décharge
l'a fait s'évanouir. Et malgré cela, 80 % des questionneurs vont au
bout de l'horreur... C'est plus qu'en 1963 ! Sur les 80 personnes
testées, trois n'ont pas souhaité que leur passage figure dans le
documentaire. Sur ces trois personnes, deux font partie des
désobéissants. Plus intrigant, le "champion des rebelles" a refusé de
se montrer. Il s'agit d'un individu qui, non seulement, a désobéi,
mais a réussi à retourner en sa faveur le public de l'émission afin
que cesse le tournage.
Désobéir ? Un exploit
Désobéir ? Visiblement, c'est difficile pour un individu isolé, soumis
à la pression, même d'une simple animatrice. Ils ne sont donc que 17
sur 80 à avoir osé se rebeller contre l'autorité. La situation de
l'expérience est, bien entendu, artificielle et mérite d'être
relativisée. "Ceci ne se produirait pas dans le cadre d'une entreprise
où un individu, soumis à un ordre contraire à ses principes, pourrait
toujours s'appuyer sur, par exemple, ses collègues pour refuser
d'obéir." Ici, l'individu n'a aucun recours. Il passe pour la première
fois à la télé. Les caméras, les lumières, le public, tout
l'impressionne. Et puis, il a confiance dans la production qui, pour
l'inciter à aller plus loin, lui fait savoir, par l'intermédiaire de
l'animatrice, qu'elle le décharge de toutes ses responsabilités... Le
cobaye subit cinq degrés d'injonction. Si, à la cinquième, il continue
à résister, le jeu s'arrête. L'expérience le considère comme un
désobéissant.
L'équipe de Jean-Léon Beauvois a introduit des variantes sur un petit
échantillon des cobayes. Dans la première d'entre elles, l'animatrice
se retire et confie la maîtrise du jeu au seul questionneur. Dès lors,
sans la pression de l'autorité, le taux de désobéissance monte à 75 %.
Deuxième variante : introduire un conflit entre deux autorités
légitimes. Le scénario est le suivant : à 180 volts, une personne de
la production fait irruption sur le plateau sur le mode "On arrête
tout, ça dérape, c'est une catastrophe !" Tania Young, au contraire,
insiste pour poursuivre le tournage. Le questionneur observe donc que
quelque chose cloche. Il doit choisir son camp : l'animatrice ou la
chargée de production...
"La télévision est mûre pour tuer"
C'est ici l'une des différences majeures avec l'expérience de Milgram,
lequel avait lui aussi introduit ce conflit entre autorités : en 1963,
la désobéissance était massive. Aujourd'hui, les questionneurs ont
continué à pousser les décharges en se rangeant aux ordres de
l'animatrice Tania Young ! "Des situations qui produisaient le
désordre n'en produisent plus", constate le professeur Beauvois,
tandis que Christophe Nick, l'auteur du documentaire, en déduit que
"la télévision est mûre pour accueillir un jeu où le but consiste à
tuer son prochain".
Conclusion sans doute un peu exagérée, non ? "Cette expérience est
terrifiante parce qu'elle montre que nous obéissons davantage à la
télévision qu'à n'importe quel pouvoir, conclut-il dans L'Expérience
extrême, un ouvrage (aux éditions Don Quichotte) qui relate les
détails de cette aventure humaine aux confins de l'horreur. C'est la
dérive de la télévision commerciale vers des programmes de plus en
plus violents qui a banalisé la torture sur un plateau." Un
réquisitoire qui sera débattu juste après la diffusion du documentaire
le 17 mars prochain, autour de Christophe Hondelatte.
Article paru dans Le Point le 24 Fev 2010…..Par Emmanuel Berretta
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en attendant j'ai une belette à remonter !
La ligue des motocyclistes indépendants,...c'te race !