Pompes à huile…
-
Marco
Topic author - Membre RA 2025
- Messages : 13806
- Enregistré le : 26 mars 2007, 19:34
- Votre moto : 500 Bullet Fonte
- Modèle de votre autre moto : RE Bullet 500 1959
- Localisation : Banlieue nord (93)
Pompes à huile…
Salut camarades Bulletistes…
Pour paraphraser je ne sais plus quel prophète qui disait "heureux les simples d'esprits car le royaume des cieux leur est ouvert", on pourrait dire : "heureux ceux qui n'y connaissent rien en mécanique, ils peuvent rouler l'esprit tranquille".
Je vous dis ça car je me suis retrouvé plongé dans les affres de l'angoisse, l'étreinte du doute laissant sourdre une inquiétude paroxismique depuis que l'ami Jacques nous a traduit les recommandations Hitchcookiennes concernant les pompes à huile à gros débit, agrémenté de ses propres conclusions.
Justement, croyant naïvement que quelques améliorations allaient me permettre de rouler sans me faire de nœuds au cerveau en songeant aux entrailles de ma Bullet, j'ai procédé cet hiver à quelques modifications. Passons sur le montage d'un piston forgé aussitôt "sérré" (on en a longuement parlé) et attardons-nous plutôt sur les pompes à huile à "gros débit".
Or donc, il semblerait que ces merveilles de technologie, par un notable accroissement de pression dans un circuit calibré en deça des possibilités des pompes pré-citées, pourraient mettre à mal la vis sans fin qui les entraîne, via une autre vis sans fin solidarisée sur le pignon de vilebrequin. J'y avais bien pensé en installant mes nouvelles pompes, mais tout de même ! Comment ? Deux petits pistons ridicules pourraient freiner leurs engrenages au point de venir à bout de ce bon acier, fut-il Indien, c'est-à-dire suspect de résulter de la fonte de prétroliers mis à la réforme et recyclés à grand coup de chalumeau à découper ? Oui mais… Maître Hitchook en personne y va de sa mise en garde et notre vénéré Jacques abonde de bon sens à son tour, déplorant qu'en plus, les Indiens aient abandonné le système de clapet de décharge de pression.
Oh, la nuit que j'ai passé après avoir pris connaissance de ces révélations… Et chevauchant ma brêle, évitant voies rapides et autres périph' qui composent l'essentiel de mon biotope, je ne pouvait plus m'empêcher d'imaginer mes engrenages se rongeant inexorablement et irrémédiablement l'un contre l'autre… Rongé moi-même à cette pensée, je guettais, prêt à saisir derechef le levier l'embrayage, le funeste moment où un cognement sourd, tel le tocsin, annoncerait l'infarctus mécanique, le début de la fin…
Suivant donc les conseils de Jacques, j'ai prestement déposé mon carter de distribution pour inspecter la vis sans fin. Bof, ça ne m'a pas paru plus pire que si ça allait plus mal, les engrenages ayant la même tête de "mal-ébavurés" qu'ils avait lors du précedent démontage, 1000 bornes plus tôt. Oui mais, maintenant que tout est démonté ? Dans un carton, j'ai retrouvé mes deux pompes à huile d'origine, les vilaines, celles à petit débit, les pas nobles en méchant acier. J'ai réfléchi à l'idée qu'elle m'avaient lubrifié le bazar sans histoire jusque-là, que de semblables pompes s'acquitaient sans problème de leur lubrifante tâche dans le moteur des copains qui s'en contre-trifouillaient comme je me fout ce soir du débat présidentiel (je sais déjà "contre" qui voter, voyez-vous…), et j'ai donc remonté mes vieilles pièces. Dommage, elles étaient belles ces pompes à gros débit, avec leurs pistons parfaitement usinés et leur joli petit corps en bronze. Je vais les mettrre de côté, ça me fera des trucs à montrer à mes potes de passage (obligé !) dans mon atelier… Et puis voyez, ça m'a déjà fait des trucs à raconter.
Allez, bonne nuitée les petiots !
Marco
Pour paraphraser je ne sais plus quel prophète qui disait "heureux les simples d'esprits car le royaume des cieux leur est ouvert", on pourrait dire : "heureux ceux qui n'y connaissent rien en mécanique, ils peuvent rouler l'esprit tranquille".
Je vous dis ça car je me suis retrouvé plongé dans les affres de l'angoisse, l'étreinte du doute laissant sourdre une inquiétude paroxismique depuis que l'ami Jacques nous a traduit les recommandations Hitchcookiennes concernant les pompes à huile à gros débit, agrémenté de ses propres conclusions.
Justement, croyant naïvement que quelques améliorations allaient me permettre de rouler sans me faire de nœuds au cerveau en songeant aux entrailles de ma Bullet, j'ai procédé cet hiver à quelques modifications. Passons sur le montage d'un piston forgé aussitôt "sérré" (on en a longuement parlé) et attardons-nous plutôt sur les pompes à huile à "gros débit".
Or donc, il semblerait que ces merveilles de technologie, par un notable accroissement de pression dans un circuit calibré en deça des possibilités des pompes pré-citées, pourraient mettre à mal la vis sans fin qui les entraîne, via une autre vis sans fin solidarisée sur le pignon de vilebrequin. J'y avais bien pensé en installant mes nouvelles pompes, mais tout de même ! Comment ? Deux petits pistons ridicules pourraient freiner leurs engrenages au point de venir à bout de ce bon acier, fut-il Indien, c'est-à-dire suspect de résulter de la fonte de prétroliers mis à la réforme et recyclés à grand coup de chalumeau à découper ? Oui mais… Maître Hitchook en personne y va de sa mise en garde et notre vénéré Jacques abonde de bon sens à son tour, déplorant qu'en plus, les Indiens aient abandonné le système de clapet de décharge de pression.
Oh, la nuit que j'ai passé après avoir pris connaissance de ces révélations… Et chevauchant ma brêle, évitant voies rapides et autres périph' qui composent l'essentiel de mon biotope, je ne pouvait plus m'empêcher d'imaginer mes engrenages se rongeant inexorablement et irrémédiablement l'un contre l'autre… Rongé moi-même à cette pensée, je guettais, prêt à saisir derechef le levier l'embrayage, le funeste moment où un cognement sourd, tel le tocsin, annoncerait l'infarctus mécanique, le début de la fin…
Suivant donc les conseils de Jacques, j'ai prestement déposé mon carter de distribution pour inspecter la vis sans fin. Bof, ça ne m'a pas paru plus pire que si ça allait plus mal, les engrenages ayant la même tête de "mal-ébavurés" qu'ils avait lors du précedent démontage, 1000 bornes plus tôt. Oui mais, maintenant que tout est démonté ? Dans un carton, j'ai retrouvé mes deux pompes à huile d'origine, les vilaines, celles à petit débit, les pas nobles en méchant acier. J'ai réfléchi à l'idée qu'elle m'avaient lubrifié le bazar sans histoire jusque-là, que de semblables pompes s'acquitaient sans problème de leur lubrifante tâche dans le moteur des copains qui s'en contre-trifouillaient comme je me fout ce soir du débat présidentiel (je sais déjà "contre" qui voter, voyez-vous…), et j'ai donc remonté mes vieilles pièces. Dommage, elles étaient belles ces pompes à gros débit, avec leurs pistons parfaitement usinés et leur joli petit corps en bronze. Je vais les mettrre de côté, ça me fera des trucs à montrer à mes potes de passage (obligé !) dans mon atelier… Et puis voyez, ça m'a déjà fait des trucs à raconter.
Allez, bonne nuitée les petiots !
Marco
-
JacquesD
- Membre RA 2026
- Messages : 25854
- Enregistré le : 04 juin 2006, 08:27
- Modèle de votre autre moto : Y'en a plus
- Localisation : Laroque 47
- Localisation : Laroque-Timbaut 47
Oh Marco, Il ne faut pas t'affoler, je dirais ce que je disais lorsque je travaillais en Bulgarie où je passais souvent pour Cassandre (dans les pays de l'Est on n'aime pas beaucoup les mauvaises nouvelles, on préfère faire du café) alors je leur disais "Je vois vos enfants jouer avec des allumettes près de la station d'essence, je vous le dis, vous avez le choix entre les surveiller ou attendre qu'il y ait le feu pour appeler les pompiers" si je parlais à des hommes je leur disais "Si ta gamine se fait mettre la main au panier par son copain de cinéma, tu peux faire les gros yeux tout de suite ou dire à ton épouse de tricoter une layette" ! . . Pour en revenir aux pompes à huile et à leur arbre, Hitchcock qui connait le problème bien mieux que moi préconise de vérifier s'il n'y a pas d'interférences entre pistons et carter (il suffit de rectifier un peu le carter au grattoir ou au Dremell) mais si la moto a déjà tourné sans problème durant des milliers de Km elle a sans doute déjà fait ses maladies infantiles. Acheter une Bullet c'est se marier avec une ancienne pouffiasse, pour ceux qui ont vu le film "Un idiot à Paris" avec Lefèvre et Blier lorsque Lefèvre dit vouloir se marier avec Mme La fleur (prostipute patentée) Blier répond "alors là je te dis oui, si tu me parlais de te marier avec une fille sortant du couvent, je te dirais "attention" elle a tout à découvrir, mais avec une fleur du trottoir, vas-y sans hésitation, elle appréciera cette position de femme mariée, (ayant épuisé toutes les autres positions). C'est un point à vérifier et à ne pas oublier, hier j'ai "scanné" le forum Hitchcock sur un mois et il y a beaucoup de cas où les gars parlent de cela (sans toujours préciser avec qu'elle huile ils roulent) certains ont eu des problèmes avec le nouveau Worm nut et son joint de néoprène, d'autres continuent de tourner sans problème avec le joint de liège (qu'ils changent à chaque vidange tous les 1600 km, ils gardent le joint d'avance dans de l'huile moteur afin qu'il soit imprégné au moment de l'emploi) D'une machine à l'autre il y a des différences sur l'ajustage de la bague de vilebrequin, alors que Hitchcock dit que bien sûr les indiens ont supprimé le clapet de décharge de la ligne de graissage des culbuteurs (mais aussi celui situé dans le palier droit du vilebrequin) par contre comme les tolérances de fabrication de la tête de bielle sont plus "tolérantes" ceci compense cela. Hier j'ai démonté totalement un vilebrequin en bon état (mais à la bielle cassée) dans ce vilebrequin de 1992 (sans clapet dans le palier) on ne peut que très difficilement injecter de l'huile à la burette au travers du palier droit et les jeux entre la bague flottante, le maneton au centre et la bague acier de la bielle à l'extérieur sont assez mini, j'ai fait le test avec de l'huile ELF 20 W 50 froide. Je vais recommander avec de l'huile chaude et vous tenir au courant (mais lorsqu'on démarre l'huile est toujours froide). Il est donc fatal que la pression soit plus forte à froid qu'à chaud puisque le volume de l'huile est incompressible, qu'à froid les fuites internes de la pompe et du reste du circuit sont minimes, la pression est donc maxi, d'où cette necessité de laisser chauffer peinard et cela que le cylindre soit en alu ou en fonte. On peut prévoir d'adapter un clapet de décharge, mais encore faut'il qu'il ne soit pas succeptible de rester bloqué ouvert (comme cela arrive sur des anglaises genre Triumph Bsa Norton, je ne sais pas lesquelles exactement, mais je sais que certaines ont ce problème). On peut aussi imaginer de monter un pressostat sur la ligne des culbuteurs, pressostat qui donne une alarme lorsque la pression cesse, il faudrait trouver un pressostat de petite taille, fiable pour des pressions de 0,5 bar environ, si quelqu'un connaît ???? Il y a aussi des pompes électriques 12 volts, j'en ai trouvé une chez Conrad, mais le débit de 1,8 litres à la minute est bien trop fort, de plus le débit ne serait pas proportionnel au régime. Hier j'ai contrôlé le débit d'huile des culbuteurs sur la Redditch 350 cc de Nelska qui a ses pompes d'origine de petit diamètre, avec de la ELF 20 W 50 tiède (il pleuvait fort, donc pas de balade) débit 60 cm3 à la minute. Car hier j'ai lu su le forum Hitchcock que les motos WDCO (je ne sais plus de quelle année il me faut vérifier) avaient des pompes à un seul effet soit un débit deux fois moindre que les Ppes à huile plus récentes. Mais 60 cc sont suffisants au ralenti. Sur le forum Hitchcock il y a un article assez musclé à propos des avantages et inconvénients comparés de la tête de bielle à bague flottante et du roulement à rouleaux, ils disent que la bague ne tourne ni à la vitesse du maneton central ni à celle de la bague de bielle externe, mais à une vitesse moitié moindre comme le fait le séparateur de billes d'un roulement, (je pense qu'il s'agit d'une masturbation de cervelle) car le séparateur du roulement tourne avec les billes qui tournent sur elles-mêmes et tournent autour de la partie fixe du roulement en fonction du diamètre du chemin de billes mesuré à l'équateur de celles-ci, hors là, il n'y a pas de billes. Il font aussi le lien avec les paliers de turbo-compresseurs qui sont du même type et supportent des vitesses jusqu'à 250.000 tr/mn à pleine charge, mais là les paliers sont en céramique et vu le prix on ne peut les monter sur une Bullet. Je pense c'est une erreur, car la céramique est aussi incompatible avec les chocs, et des chocs il y en a sur une tête de bielle, d'autre part la lubrification des paliers de turbo-compresseur est assurée par un débit d'huile énorme qui est là plus pour refroidir que pour lubrifier, il n'y a donc rien de comparable entre un palier de turbo et une tête de bielle. Personnellement je continuais de rouler avec mon arbre de pompes pas très génial, mes pompes à gros débit et ma pression d'entrée trop forte, jusque là sans problème, mais je roule très peu, alors mon cas n'est pas un cas d'école. Il y a aussi une solution pour remplacer le liège et le joint néoprène du Worm Nut, mais il faut un tour que je n'ai pas, je vais en parler à Jacky pour avoir son avis. Chez Itchcock le débat à commencé par le cas d'un gars qui a coulé sa tête de bielle à cause du joint de néoprène du Worm Nut, son mécano lui demande 1.100 £ivres HT pour réparer, un peu moins pour un moteur d'occase et 1.600 livres pour un moteur neuf, ce qui là bas est le prix de la machine d'occase (mais dans quel état ??). Mais bon il faut rester cool. Comme je l'ai déjà dit, malgrè des pertes effroyables à chaque mission des pilotes de la RAF engagés dans la bataille de Londres ont survécu à la guerre. La grande différence entre les anglais et nous c'est que eux ils restent très coll. Souvenez-vous dans le film "Le mur de l'Atlantique" les deux pasteurs à plat ventre lors d'un mitraillage de la Luftwaffe continuent de s'échanger la recette de la confiture d'annanas, si ce n'est pas du sang-froid ????

JacquesD
-
Marco
Topic author - Membre RA 2025
- Messages : 13806
- Enregistré le : 26 mars 2007, 19:34
- Votre moto : 500 Bullet Fonte
- Modèle de votre autre moto : RE Bullet 500 1959
- Localisation : Banlieue nord (93)
pompes…
Salut Jacques,
bien sûr, faut rester cool. En fait, le montage des pompes à huile à gros débit a initialement été effectué par le pro a qui j'avais confié ma culasse (rectif' et montage de grosses soupapes + guides en bronze) et à qui j'avais également apporté mon carter de distribution. Mais après-coup, j'étais un peu frustré de ne pas l'avoir fait moi-même, ce qui m'aurait permis de me rendre compte comment ces pompes étaient montées. Et puis par la suite, j'ai rencontré un Bulletiste qui m'a raconté avoir coulé une bielle à cause de l'usure de l'arbre d'entraînement de la pompe, sur une Bullet modèle 2000, après 35 000 km. Tes récentes cogitations m'ont finalement décidé à redéposer le carter pour en démonter les pompes, les observer, inspecter leur système d'entraînement, comprendre et finalement, me coucher moins bête que quand je m'étais levé. J'avance ainsi dans la connaissance de ma bécane.Et dans le doute, considérant l'usure "pifométrique" du système, je me suis résolu à remonter les vieilles pompes, à l'aulne de mon expérience mécanique des 2 CV. Cette expérience m'a à peu près convaincu du théorème suivant : la fragilité (et l'usure) d'une pièce n'est pas alarmante dans la mesure où ladite pièce est protégée par la même fragilité (et l'usure) des autres pièces qui composent l'ensemble. En d'autres termes, si tu renforces à un bout, tu fragilise dangereusement le reste, protégé jusque-là par la fragilité de la pièce que tu viens de changer.
Donc, je ne remonterais mes pompes à "gros débit" que lorsque je me déciderais à changer également l'arbre d'entrainement et le pignon "sans fin" vissé sur le vilebrequin. N'ayant pas ces pièces sous la main (pas plus que les joints de carter neufs), je laisse tout dans l'état, on verra bien.
L'autre motivation ayant conduit à ce re-démontage, c'est que depuis que je possède cette bécane (6 ans et environ 9 000 km), j'ai un bruit moteur que je n'arrive pas à localiser ni à analyser.
Dès que le moteur atteint sa température de fonctionnement, le bruit apparait : ça fait Tac-Tac-Taklac-Tac… Ce bruit sec et résonnant ne semble pas venir du piston-cylindre, ni de l'embiellage. Ce n'est pas un bruit sourd. La fréquence de ce bruit n'augmente pas de façon linéaire avec les montées en régimes, même si ça accélère un peu quand le régime monte. Ça ne semble pas venir non plus du carter de transmission primaire et je l'entends surtout quand le moteur tourne lentement, voir au ralenti. On dirait un métronome qui "toque" à chaque seconde… Tac-Tac-Tac… Quand le moteur est vraiment chaud, le bruit s'estompe parfois, disparait quelques-fois, mais pas toujours.
J'ai pensé que ça pourrait provenir d'un défaut d'alignement d'un des pignons du carter qui pourrait "pousser" un des pignons, lequel viendrait taper dans son logement de centrage. Mais je n'ai rien "vu" ou "senti" qui puisse confirmer cela lors des démontages. Ça pourrait aussi venir du jeu longitudinal important de l'arbre d'entraînement des pompes à huiles qui conduirait à faire venir en butée dans les couvercles de pompes les picots excentrés qui tirent / poussent les pistons. Pour les mêmes raisons, ça pourrait venir également des corps de pompes lors de leurs oscillations pendulaires, dû à un jeu latéral. Mais le passage des anciennes aux nouvelles pompes n'a pas fait disparaître le bruit. Ça pourrait aussi venir d'un léger défaut de géométrie du maneton de vilo, ce qui pousserait la bielle à glisser (grâce au jeu latéral) contre une des masses et fnir par rebondir latéralement sous la contrainte, mais dans ce cas, la bague flottante aurait dû s'user anormalement depuis longtemps. À moins, et c'est ce qui m'inquiète le plus, c'est que ce bruit soit causé par une casse ou un défaut de calage d'un des roulements de vilo, malgré tout "contenu" par le serrage des carters moteur… Dans ce cas, ça pourrait tenir miraculeusement… Mais en bon mécréant, je ne crois pas aux miracles ! Et comme je n'ai jamais ouvert entièrement ce moteur (ni aucun autre de Bullet), j'ai du mal à me représenter précisémment comment tout cela est monté, malgré une lecture attentive des dessins "en éclaté" que j'ai longuement étudiés.
Pour l'instant, quant à ce bruit bizarre, j'en reste à l'hypothèse du jeu longitudinal de l'arbre d'entraînement des pompes. Ayant vu maintenant comment c'était monté et n'ayant pas observé de traces suspectes, sachant aussi que le montage à "vis sans fin" implique une poussé de l'arbre, poussé pouvant aller jusqu'au "saut" d'engrenage de l'ensemble arbre-vis de vilo pour "raccrocher" aussitôt (d'où le bruit qui résonne sèchement), je mes dis que si c'est ça, ce n'est pas grave du moment que la lubrification ne connait pas de discontinuité.
Qu'en penses-tu ?
Marco
bien sûr, faut rester cool. En fait, le montage des pompes à huile à gros débit a initialement été effectué par le pro a qui j'avais confié ma culasse (rectif' et montage de grosses soupapes + guides en bronze) et à qui j'avais également apporté mon carter de distribution. Mais après-coup, j'étais un peu frustré de ne pas l'avoir fait moi-même, ce qui m'aurait permis de me rendre compte comment ces pompes étaient montées. Et puis par la suite, j'ai rencontré un Bulletiste qui m'a raconté avoir coulé une bielle à cause de l'usure de l'arbre d'entraînement de la pompe, sur une Bullet modèle 2000, après 35 000 km. Tes récentes cogitations m'ont finalement décidé à redéposer le carter pour en démonter les pompes, les observer, inspecter leur système d'entraînement, comprendre et finalement, me coucher moins bête que quand je m'étais levé. J'avance ainsi dans la connaissance de ma bécane.Et dans le doute, considérant l'usure "pifométrique" du système, je me suis résolu à remonter les vieilles pompes, à l'aulne de mon expérience mécanique des 2 CV. Cette expérience m'a à peu près convaincu du théorème suivant : la fragilité (et l'usure) d'une pièce n'est pas alarmante dans la mesure où ladite pièce est protégée par la même fragilité (et l'usure) des autres pièces qui composent l'ensemble. En d'autres termes, si tu renforces à un bout, tu fragilise dangereusement le reste, protégé jusque-là par la fragilité de la pièce que tu viens de changer.
Donc, je ne remonterais mes pompes à "gros débit" que lorsque je me déciderais à changer également l'arbre d'entrainement et le pignon "sans fin" vissé sur le vilebrequin. N'ayant pas ces pièces sous la main (pas plus que les joints de carter neufs), je laisse tout dans l'état, on verra bien.
L'autre motivation ayant conduit à ce re-démontage, c'est que depuis que je possède cette bécane (6 ans et environ 9 000 km), j'ai un bruit moteur que je n'arrive pas à localiser ni à analyser.
Dès que le moteur atteint sa température de fonctionnement, le bruit apparait : ça fait Tac-Tac-Taklac-Tac… Ce bruit sec et résonnant ne semble pas venir du piston-cylindre, ni de l'embiellage. Ce n'est pas un bruit sourd. La fréquence de ce bruit n'augmente pas de façon linéaire avec les montées en régimes, même si ça accélère un peu quand le régime monte. Ça ne semble pas venir non plus du carter de transmission primaire et je l'entends surtout quand le moteur tourne lentement, voir au ralenti. On dirait un métronome qui "toque" à chaque seconde… Tac-Tac-Tac… Quand le moteur est vraiment chaud, le bruit s'estompe parfois, disparait quelques-fois, mais pas toujours.
J'ai pensé que ça pourrait provenir d'un défaut d'alignement d'un des pignons du carter qui pourrait "pousser" un des pignons, lequel viendrait taper dans son logement de centrage. Mais je n'ai rien "vu" ou "senti" qui puisse confirmer cela lors des démontages. Ça pourrait aussi venir du jeu longitudinal important de l'arbre d'entraînement des pompes à huiles qui conduirait à faire venir en butée dans les couvercles de pompes les picots excentrés qui tirent / poussent les pistons. Pour les mêmes raisons, ça pourrait venir également des corps de pompes lors de leurs oscillations pendulaires, dû à un jeu latéral. Mais le passage des anciennes aux nouvelles pompes n'a pas fait disparaître le bruit. Ça pourrait aussi venir d'un léger défaut de géométrie du maneton de vilo, ce qui pousserait la bielle à glisser (grâce au jeu latéral) contre une des masses et fnir par rebondir latéralement sous la contrainte, mais dans ce cas, la bague flottante aurait dû s'user anormalement depuis longtemps. À moins, et c'est ce qui m'inquiète le plus, c'est que ce bruit soit causé par une casse ou un défaut de calage d'un des roulements de vilo, malgré tout "contenu" par le serrage des carters moteur… Dans ce cas, ça pourrait tenir miraculeusement… Mais en bon mécréant, je ne crois pas aux miracles ! Et comme je n'ai jamais ouvert entièrement ce moteur (ni aucun autre de Bullet), j'ai du mal à me représenter précisémment comment tout cela est monté, malgré une lecture attentive des dessins "en éclaté" que j'ai longuement étudiés.
Pour l'instant, quant à ce bruit bizarre, j'en reste à l'hypothèse du jeu longitudinal de l'arbre d'entraînement des pompes. Ayant vu maintenant comment c'était monté et n'ayant pas observé de traces suspectes, sachant aussi que le montage à "vis sans fin" implique une poussé de l'arbre, poussé pouvant aller jusqu'au "saut" d'engrenage de l'ensemble arbre-vis de vilo pour "raccrocher" aussitôt (d'où le bruit qui résonne sèchement), je mes dis que si c'est ça, ce n'est pas grave du moment que la lubrification ne connait pas de discontinuité.
Qu'en penses-tu ?
Marco
-
JacquesD
- Membre RA 2026
- Messages : 25854
- Enregistré le : 04 juin 2006, 08:27
- Modèle de votre autre moto : Y'en a plus
- Localisation : Laroque 47
- Localisation : Laroque-Timbaut 47
Marco,
De toutes les raisons que tu énumères à propos du bruit, la seule qui me semble plausible est celle que tu appelles un "défaut d'alignement du maneton", ce qui n'est pas très possible car il ne pénètre qu'à force dans les volants, par contre la bielle peut être "vrillée" en général il faut vérifier que la bielle soit "d'équerre", pour cela, sur le moteur sans cylindre, on place l'axe de piston dans le pied de bielle, on place deux règles rabotées très précises en travers du trou du cylindre du carter perpendiculaire aux axes du vilebrequin (sans joint d'embase du cylindre, afin que le contact soit métal sur métal), on tourne le moteur pour faire descendre l'axe de piston afin qu'il vienne en contact avec les règles, on glisse une cale de 0,05 mm ou même moins, (un papier à cigarettes mesure 0,02 mm) d'un côté et on voit le jeu de l'autre côté. On peut aussi monter le piston sans les segments dans le cylindre serré sur le carter, on glisse des cales d'épaisseur entre le piston et le cylindre (sur les côtés on peut glisser d'un seul côté bien sûr, jusqu'à 0,20 ou 0,25 mm) on est sûr que le piston ne penche ni à droite ni à gauche lorsque on regarde le moteur depuis l'avant ou depuis l'arrière. Mais il y a un autre point, le vrillage, imagine que tu places une barre du diamètre exact de l'axe de piston dans la tête de bielle, si tu regardes depuis le dessus cette barre doit être absolument parallèle aux bouts d'axe du vilebrequin (déposé bien sûr). Si tel n'est pas le cas il y a basculement du piston aux points morts haut et bas et usure rapide.
Tu parles de casse après 35.000 km, je sais que certaines Bullet ont roulé le double sans casse, je pense que pas mal d'autre ont été en ruine bien avant cela, je ne peux prendre l'exemple de la mienne qui roule peu (ce qui ne m'intéresse pas) mais je peux t'assurer que dans les années 40/50 (le modèle de base date de ces années-là) une machine démontée à 35.000 km paraissait avoir bien rempli son contrat.
Je viens de faire un tour de 18 km dans les collines avec le moteur de Nelska de 1952. Départ 13/14°C pression d'huile à l'entrée du vilebrequin 0,2 bar. Retour, température de l'huile dans le réservoir 65°C Pression d'huile à chaud 0,2 bar, débit d'huile de retour en aval des culbuteurs 70 cm3 à la minute au ralenti. Mais avant de remonter le moteur je me suis assuré que l'huile pompée à l'aide d'unbe burette pénètre bien dans le vilebrequin, une bonne partie sort par le clapet de décharge situé dans l'axe droit du vilebrequin (ce clapet a disparu sur les India) malgré tout l'huile ressortait bien par les côtés de la bielle. Le moteur a roulé 120 km environ depuis son remontage, une si faible pression fait partie des particularités des Bullet Redditch. Sur le vilebrequin de ma 500 cc India 1992, l'huile ne pénètre que difficilement dans le vilebrequin (sans clapet de décharge) et il m'est arrivé de mesurer jusqu'à 5 bar de pression en amont du vilebrequin, l'engrenage de l'axe des pompes a une sale gueule sur la mienne mais il n'a pas cassé.
Si tu n'es pas mécano, tu as oublié d'être con car tu sais raisonner, dommage que tu ne figures pas dans la course à l'Elysée, j'aurais voté pour toi, j'aurais eu moins de doutes

De toutes les raisons que tu énumères à propos du bruit, la seule qui me semble plausible est celle que tu appelles un "défaut d'alignement du maneton", ce qui n'est pas très possible car il ne pénètre qu'à force dans les volants, par contre la bielle peut être "vrillée" en général il faut vérifier que la bielle soit "d'équerre", pour cela, sur le moteur sans cylindre, on place l'axe de piston dans le pied de bielle, on place deux règles rabotées très précises en travers du trou du cylindre du carter perpendiculaire aux axes du vilebrequin (sans joint d'embase du cylindre, afin que le contact soit métal sur métal), on tourne le moteur pour faire descendre l'axe de piston afin qu'il vienne en contact avec les règles, on glisse une cale de 0,05 mm ou même moins, (un papier à cigarettes mesure 0,02 mm) d'un côté et on voit le jeu de l'autre côté. On peut aussi monter le piston sans les segments dans le cylindre serré sur le carter, on glisse des cales d'épaisseur entre le piston et le cylindre (sur les côtés on peut glisser d'un seul côté bien sûr, jusqu'à 0,20 ou 0,25 mm) on est sûr que le piston ne penche ni à droite ni à gauche lorsque on regarde le moteur depuis l'avant ou depuis l'arrière. Mais il y a un autre point, le vrillage, imagine que tu places une barre du diamètre exact de l'axe de piston dans la tête de bielle, si tu regardes depuis le dessus cette barre doit être absolument parallèle aux bouts d'axe du vilebrequin (déposé bien sûr). Si tel n'est pas le cas il y a basculement du piston aux points morts haut et bas et usure rapide.
Tu parles de casse après 35.000 km, je sais que certaines Bullet ont roulé le double sans casse, je pense que pas mal d'autre ont été en ruine bien avant cela, je ne peux prendre l'exemple de la mienne qui roule peu (ce qui ne m'intéresse pas) mais je peux t'assurer que dans les années 40/50 (le modèle de base date de ces années-là) une machine démontée à 35.000 km paraissait avoir bien rempli son contrat.
Je viens de faire un tour de 18 km dans les collines avec le moteur de Nelska de 1952. Départ 13/14°C pression d'huile à l'entrée du vilebrequin 0,2 bar. Retour, température de l'huile dans le réservoir 65°C Pression d'huile à chaud 0,2 bar, débit d'huile de retour en aval des culbuteurs 70 cm3 à la minute au ralenti. Mais avant de remonter le moteur je me suis assuré que l'huile pompée à l'aide d'unbe burette pénètre bien dans le vilebrequin, une bonne partie sort par le clapet de décharge situé dans l'axe droit du vilebrequin (ce clapet a disparu sur les India) malgré tout l'huile ressortait bien par les côtés de la bielle. Le moteur a roulé 120 km environ depuis son remontage, une si faible pression fait partie des particularités des Bullet Redditch. Sur le vilebrequin de ma 500 cc India 1992, l'huile ne pénètre que difficilement dans le vilebrequin (sans clapet de décharge) et il m'est arrivé de mesurer jusqu'à 5 bar de pression en amont du vilebrequin, l'engrenage de l'axe des pompes a une sale gueule sur la mienne mais il n'a pas cassé.
Si tu n'es pas mécano, tu as oublié d'être con car tu sais raisonner, dommage que tu ne figures pas dans la course à l'Elysée, j'aurais voté pour toi, j'aurais eu moins de doutes
JacquesD
Bonjour à tous,
je viens de refaire complètement un 500 de 1997 qui avait à peine 4.000 bornes et j'ai monté les pompes haut débit en conjonction avec le maneton de vilo à rouleaux, car je pense que ces pompes ne sont utiles que lorsque l'on supprime la bague de tete de bielle qui a un jeu trés faible et peut donc causer des surpressions dans le circuit d'alimentation.
Pour éviter les surpressions dans le circuit de retour, il est utile de modifier les paliers de culbuteurs au niveau des chanfreins de sortie d'huile, voire de percer un petit trou de 1mm sur le dessus au milieu du paler superieur.
Si on est vraiment parano, on peut aussi monter les ressorts de pompe des derniers modeles qui sont tarés plus faiblement et qui donc feront se soulever le corps de pompe en cas de pression trop forte.
Dernier petit truc que j'ai fait sur mon moteur afin de prevenir une surpression aux culbus, j'ai modifié la tubulure d'arrivée d'huile à la culasse en intercalant 15 cms de durite caoutchouc entre la sortie du carter et la culasse au lieu d'avoir la liaison rigide d'origine. Ce montage permet également de lutter contre les vibrations du moteur.
Pour l'instant, je n'ai pas roulé suffisamment pour valider ces montages, mais nous verrons cela après le trajet Paris Pont du Chateau.
Tchao
Hervé de Paris 11eme
je viens de refaire complètement un 500 de 1997 qui avait à peine 4.000 bornes et j'ai monté les pompes haut débit en conjonction avec le maneton de vilo à rouleaux, car je pense que ces pompes ne sont utiles que lorsque l'on supprime la bague de tete de bielle qui a un jeu trés faible et peut donc causer des surpressions dans le circuit d'alimentation.
Pour éviter les surpressions dans le circuit de retour, il est utile de modifier les paliers de culbuteurs au niveau des chanfreins de sortie d'huile, voire de percer un petit trou de 1mm sur le dessus au milieu du paler superieur.
Si on est vraiment parano, on peut aussi monter les ressorts de pompe des derniers modeles qui sont tarés plus faiblement et qui donc feront se soulever le corps de pompe en cas de pression trop forte.
Dernier petit truc que j'ai fait sur mon moteur afin de prevenir une surpression aux culbus, j'ai modifié la tubulure d'arrivée d'huile à la culasse en intercalant 15 cms de durite caoutchouc entre la sortie du carter et la culasse au lieu d'avoir la liaison rigide d'origine. Ce montage permet également de lutter contre les vibrations du moteur.
Pour l'instant, je n'ai pas roulé suffisamment pour valider ces montages, mais nous verrons cela après le trajet Paris Pont du Chateau.
Tchao
Hervé de Paris 11eme
Rebonjour,
j'ai acheté cette moto qui était en dépot vente chez Trophy avec 3.000 kms et des poussières au compteur.
J'ai roulé pendant un mois avec pour voir ce que cela donnait et ensuite j'ai tout mis par terre pour me construire une moto à mon gout, car c'est au départ ce que je voulais faire.
Le démontage n'a rien révélé de cassé, sauf une usure deja importante des bagues bronze de l'allumeur.
Afin d'avoir des performances un peu supérieures et parce que j'aime améliorer mes moteurs, j'ai monté les pièces suivantes:
maneton avec roulements à rouleaux
roulements de vilo SFR renforcés
arbres à cames plus "méchant"
piston forgé Accralite haute compression
conduits de culasse retravaillés, guides bronze, soupapes et ressorts sport, suppression du décompresseur et pose d'une seconde bougie, culbuteurs Samrat modifiés par mes soins
pompes à huile haut débit
carbu Amal concentric de 32mm issu d'une Norton 750 combat
Pour le moment, je suis juste en cours de réglages allumage et carburation afin de pouvoir venir au rassemblement, ce qui constituera un bon rodage, mais deja le caractère moteur semble complètement différent d'avant.
Je pourrais en dire plus sur place.
A bientot
j'ai acheté cette moto qui était en dépot vente chez Trophy avec 3.000 kms et des poussières au compteur.
J'ai roulé pendant un mois avec pour voir ce que cela donnait et ensuite j'ai tout mis par terre pour me construire une moto à mon gout, car c'est au départ ce que je voulais faire.
Le démontage n'a rien révélé de cassé, sauf une usure deja importante des bagues bronze de l'allumeur.
Afin d'avoir des performances un peu supérieures et parce que j'aime améliorer mes moteurs, j'ai monté les pièces suivantes:
maneton avec roulements à rouleaux
roulements de vilo SFR renforcés
arbres à cames plus "méchant"
piston forgé Accralite haute compression
conduits de culasse retravaillés, guides bronze, soupapes et ressorts sport, suppression du décompresseur et pose d'une seconde bougie, culbuteurs Samrat modifiés par mes soins
pompes à huile haut débit
carbu Amal concentric de 32mm issu d'une Norton 750 combat
Pour le moment, je suis juste en cours de réglages allumage et carburation afin de pouvoir venir au rassemblement, ce qui constituera un bon rodage, mais deja le caractère moteur semble complètement différent d'avant.
Je pourrais en dire plus sur place.
A bientot
-
Nelska
- Royal participant
- Messages : 2235
- Enregistré le : 15 août 2006, 02:17
- Votre moto : 350 Bullet Fonte
- Modèle de votre autre moto : Bullet Redditch 1952 - Suzuki 650 V-Strom XT
- Prénom : Michel
- Localisation : Chiang Mai - Thaïlande
- Localisation : Chiang Mai - Thaïlande
JacquesD a écrit :Je viens de faire un tour de 18 km dans les collines avec le moteur de Nelska de 1952. Départ 13/14°C pression d'huile à l'entrée du vilebrequin 0,2 bar. Retour, température de l'huile dans le réservoir 65°C Pression d'huile à chaud 0,2 bar, débit d'huile de retour en aval des culbuteurs 70 cm3 à la minute au ralenti. Mais avant de remonter le moteur je me suis assuré que l'huile pompée à l'aide d'unbe burette pénètre bien dans le vilebrequin, une bonne partie sort par le clapet de décharge situé dans l'axe droit du vilebrequin (ce clapet a disparu sur les India) malgré tout l'huile ressortait bien par les côtés de la bielle. Le moteur a roulé 120 km environ depuis son remontage, une si faible pression fait partie des particularités des Bullet Redditch.
A la demande de Jacques, je vous communique ses photos concernant son système mis au point pour mesurer le débit d'huile au niveau des culbuteurs.
Je me garderais bien de tout commentaire étant totalement "largué" (mais très intéressé) sur ce sujet. Je laisse le soin au maestro de vous expliquer tout cela
Photo 1 "Mesure du retour d'huile"
Photo 2 idem 1 en gros plan
Photo 3 "Obturateurs de trous d'huile"
Photo 4 : "Gros plan de photo 3"
Photo 5 : "Obturateurs - clous de 6 mm"
Photo 6 : "Mesure pression d'huile"
Photo 7 : "Valve de mesure de pression d'huile"

Modifié en dernier par Nelska le 04 mai 2007, 10:20, modifié 1 fois.
Pour devenir vieux et sage ... il faut avoir été jeune et con ...
Bonjour,
pour essayer de répondre à Marco au sujet du bruit dans son bas moteur, bruit que j'ai également entendu sur mon propre moteur avant son démontage, je pense avoir ma petite idée !
J'ai remarqué que l'usinage des pignons des arbres à cames présente un jeu assez important au niveau de la denture et que lorsque la pression sur le nez de came s'inverse, le jeu entre les dents provoque le "clac" caractéristique que Marco a évoqué.
Ce "défaut" est plus ennuyeux au niveau sonore qu'au niveau mécanique, et il peut etre atténué en utilisant les arbres à cames Hitchcocks qui sont mieux usinés et aussi les axes d'arbres à cames avec excentriques qui permettent de limiter au maximum le jeu entre les deux pignons d'arbres à cames.
Bonne journée
Hervé
pour essayer de répondre à Marco au sujet du bruit dans son bas moteur, bruit que j'ai également entendu sur mon propre moteur avant son démontage, je pense avoir ma petite idée !
J'ai remarqué que l'usinage des pignons des arbres à cames présente un jeu assez important au niveau de la denture et que lorsque la pression sur le nez de came s'inverse, le jeu entre les dents provoque le "clac" caractéristique que Marco a évoqué.
Ce "défaut" est plus ennuyeux au niveau sonore qu'au niveau mécanique, et il peut etre atténué en utilisant les arbres à cames Hitchcocks qui sont mieux usinés et aussi les axes d'arbres à cames avec excentriques qui permettent de limiter au maximum le jeu entre les deux pignons d'arbres à cames.
Bonne journée
Hervé
-
JacquesD
- Membre RA 2026
- Messages : 25854
- Enregistré le : 04 juin 2006, 08:27
- Modèle de votre autre moto : Y'en a plus
- Localisation : Laroque 47
- Localisation : Laroque-Timbaut 47
Maestro, Merci mais faut pas déconner, je me regarde dans la glace pour me raser et je ne vois pas de maestro (ni de président). Je pense qu'il est bon de connaître le débit de l'huile qui a traversé le moteur, les deux clous rendus coniques d'un coup de lime alors qu'ils tournent dans un mandrin de perceuce, permettent de boucher les trous de descente de l'huile vers la distribution afin de la faire couler par le tuyau de la plaque jaune (bricolée dans une chute de ferraille). Evidement cela ne permet que de constater le débit à ce moment-là, ce qui n'empêche pas l'engrenage de l'arbre de perdre ses dents cinq minutes plus tard. Le contrôle de l'état de cet arbre ne demande que la dépose du carter de distribution et celle des pompes, ce n'est un grand travail à faire et cela permet (peut-être) de voir venir la tuile. Ceci dit, il est certain que le système de graissage des Bullet est leur talon d'Achille, cela se passerait mieux s'il y avait des pignons d'angle pour l'entraînement des pompes, car les Motobécane 350 cc L4C avaient aussi un engrenage par vis sans fin entre le vilebrequin et l'entraînement de l'arbre à cames, certaines Peugeot 4 temps d'avant guerre avaient aussi un tel entraînement (pour la magnéto peut-être) ce genre d'engrenage demande une grande précision et là, on ne peut pas régler grand chose entre l'arbre monté sur le carter de distribution et le Worm Nut monté sur le vilebrequin et donc dans le carter moteur. Le seul contrôle possible consiste à placer le carter de distribution équipé de l'arbre des pompes (mais sans les pompes) et de vérifier s'il y a un léger jeu en faisant tourner de droite à gauche le "maneton" de l'arbre qui entraîne la pompe de reprise à l'avant on doit sentir un léger jeu qui prouve qu'il n'y a pas de contrainte dans l'engrènement, c'est tout ce que l'on peut faire. (A moins de se lancer tel un Fritz Egli dans des séances de fraisage et de rectification dont je suis bien incapable). Tout cela reste du contrôle de base, mais il ne faut pas paniquer, des tas de Bullet roulent sans emmerder personne, d'ailleurs si les Bullet posaient des problèmes (comme le disent certaines mauvaises langues) nous serions les premiers informés !

JacquesD
-
francis ouaibmastair
- Royal participant
- Messages : 2205
- Enregistré le : 16 mai 2006, 17:47
- Localisation : quelque part dans le monde
- Localisation : Montpellier Petit village
- Contact :
-
Marco
Topic author - Membre RA 2025
- Messages : 13806
- Enregistré le : 26 mars 2007, 19:34
- Votre moto : 500 Bullet Fonte
- Modèle de votre autre moto : RE Bullet 500 1959
- Localisation : Banlieue nord (93)
clac-clac
Salut Hervé,
ça me plait bien, ton hypothèse. J'ai aussi pensé à un truc comme ça. Seulement, carter déposé, même en branlant les pignons d'arbres à came à la main, on ne peut pas se rendre compte de grand-chose. L'idéal, en théorie, serait de pouvoir démarrer et laisser tourner le moteur carter de distrib' déposé en attendant que le bruit se manifeste, mais en l'absence du carter, donc de tout le système de lubrification, se serait un tout autre bruit, ô combien plus sinistre, qui se ferait entendre…
Bah, ce "tac-tac" m'intrigue plus qu'il ne m'inquiète. Si un jour, contraint et forcé, il me faudrait refaire tout le moteur, ce serait l'occasion de remplacer les arbres à cames, peut-être. En attendant, du moment qu'un minimum d'huile arrive là où il faut et que mon piston ne soit repris d'enflure inconsidérée, je roule peinard et on verra bien… Mektoub !
ça me plait bien, ton hypothèse. J'ai aussi pensé à un truc comme ça. Seulement, carter déposé, même en branlant les pignons d'arbres à came à la main, on ne peut pas se rendre compte de grand-chose. L'idéal, en théorie, serait de pouvoir démarrer et laisser tourner le moteur carter de distrib' déposé en attendant que le bruit se manifeste, mais en l'absence du carter, donc de tout le système de lubrification, se serait un tout autre bruit, ô combien plus sinistre, qui se ferait entendre…
Bah, ce "tac-tac" m'intrigue plus qu'il ne m'inquiète. Si un jour, contraint et forcé, il me faudrait refaire tout le moteur, ce serait l'occasion de remplacer les arbres à cames, peut-être. En attendant, du moment qu'un minimum d'huile arrive là où il faut et que mon piston ne soit repris d'enflure inconsidérée, je roule peinard et on verra bien… Mektoub !
-
Jackymoto
- Membre RA 2025
- Messages : 28488
- Enregistré le : 14 janv. 2007, 20:47
- Localisation : quelque part dans le monde
- Localisation : Limoges
Pignons bruyants.
On peut coller des axes exentriques comme les Indiens, pour enlever l'excés
de jeux,mais il faut faire ça,d'apres un pote Indien ,qu'avec des pignons presque neufs car,dés qu'il y a de l'usure le reglage de l'exentrique est
quasi impossible.
de jeux,mais il faut faire ça,d'apres un pote Indien ,qu'avec des pignons presque neufs car,dés qu'il y a de l'usure le reglage de l'exentrique est
quasi impossible.
-
Jackymoto
- Membre RA 2025
- Messages : 28488
- Enregistré le : 14 janv. 2007, 20:47
- Localisation : quelque part dans le monde
- Localisation : Limoges
grandes pompes!!
A propos de la pompe a huille gros debit sur la bielle à rouleaux de Hervé,
je pense que ce n'est pas necessaire car un roulement n'a besoin que
d'une trés faible quantitée d'huile pour etre lubrifiée convenablement.
Par contre une bielle sur pallier lisse cherche à refouler l'huile et en theorie
devrait benéficier d'un graissage avec une bonne pression.Les Americains
ont resolu pas mal de problemes du moteur Dniepr(sur coussinets)en doublant le débit de la pompe.
je pense que ce n'est pas necessaire car un roulement n'a besoin que
d'une trés faible quantitée d'huile pour etre lubrifiée convenablement.
Par contre une bielle sur pallier lisse cherche à refouler l'huile et en theorie
devrait benéficier d'un graissage avec une bonne pression.Les Americains
ont resolu pas mal de problemes du moteur Dniepr(sur coussinets)en doublant le débit de la pompe.
