. . . UN PETIT JEU A CONTINUER . . .

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papymad
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Re: UN PETIT JEU A CONTINUER ..........

Messagepar papymad » 28 févr. 2012, 10:25

Nikita
"Il faut une infinie patience pour attendre toujours ce qui n'arrive jamais" (Pierre Dac)
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mimi.lulu
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Re: UN PETIT JEU A CONTINUER ..........

Messagepar mimi.lulu » 28 févr. 2012, 10:31

... mère

Jean-Luc aka mimi.lulu - ex-administrateur
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Il n'y a aucune urgence, il n'y a que des gens en retard.


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Re: UN PETIT JEU A CONTINUER ..........

Messagepar Utilisateur1 » 28 févr. 2012, 10:47

mère /mɛʁ/ féminin (équivalent masculin : père)
Femme qui a donné naissance à au moins un enfant.
La mère et l’enfant se portent bien
Mais comment, cependant, ne pas consacrer au moins un mot à cette admirable pouponnière, à cette garderie, à ces parcs à bébés où les jeunes mères déposent leurs petits, qu’elles viennent, à intervalles réguliers, allaiter avec des précautions de propreté, une incessante éducation d’hygiène dont je m’émerveille ? — (Ludovic Naudeau, La France se regarde. Le problème de la natalité, 1931)
Quelque mois après les élections, suivant l’un de ses fils, précédant l’autre, s’éteignait notre mère, ma mère vénérée, ma mère dont le portrait emplit la pièce où je travaille, ma mère dont le regard, vivant sur la toile, enveloppe encore son enfant préféré. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
Premiers matins où les jeunes mères aiment leur fils, mais pas encore par amour maternel ; elles le plaignent, elles l’admirent : il sera un grand artiste : il se mariera. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
Dès que leurs enfants pourraient s’y aventurer, […], les mères les sermonnent à grosse voix : « Ne va jamais là tout seul, sais-tu : la bête à crochets te mangerait ». — (Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, 1958)
Il traita d’abord Joséphine de putain, chose affirma-t-il qui ne l’étonnait guère attendu qu’elle était la fille de sa mère, […]. — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
Femme qui a pris le rôle et la responsabilité maternelle dans la vie d’un enfant.
Une mère adoptive
Hôtesse d’une auberge qui recevait des compagnons, dans la tradition du compagnonnage.
Nine, c’est un peu comme la mère de ce compagnonnage, où les loups sourient aux dévorants. — (Victor Méric, Les compagnons de l’Escopette, 1930, p.191)
Environnement ou lieu où une chose a commencé, ou bien source, origine.
Verser le sang pour la mère patrie (c’est-à-dire le pays où l’on est né)
Ignorance est mère de tous les maux. — (Rabelais, Cinquième livre,)
(Religion) Religieuse qui dirige un couvent.
(Familier) Désigne une vielle femme, parfois de façon ironique.
La mère Denis fut une star de la pub télévisée des années 70-80.
Synonymes
daronne (Argot) (1, 2)
génitrice (1)
maman (Familier) (1, 2)
religieuse (4)
reum (Verlan) (1, 2)
Dérivés
arrière-arrière-grand-mère
arrière-grand-mère
belle-mère
bonne mère
branche mère
couleurs mères
dure-mère
eau mère
fête des Mères
fille mère
grand-mère
loge mère
ma mère
ma petite mère
maison mère
mémé
mémérage
mémère
mémérer
mère à tous
mère adoptive
mère artificielle
mère au bleu
mère aubergiste
mère aux écus
mères couleurs
mère biologique
mère d’occase
mère d’occasion
mère de Dieu
mère de famille
mère de petite fille
mère de vinaigre
mère du vinaigre
mère-grand
mère naturelle
mère poule
mère patrie
mère putative
mère supérieure
père et mère
pie-mère
reine mère
révérende mère
Expressions
l’oisiveté est mère de tous les vices
prudence est mère de sûreté
Apparentés étymologiques
grand-matenel
immatriculation
immatriculer
maternaliser
maternel
maternellement
materner
materniser
maternité
matriarcal
matriarcat
matriçage
matricaire
matrice
matricer
matricide
matriciel
matricite
matriculaire
matriculation
matriculer
matriculier
matrilinéaire
matrilinéarité
matrimonial
matrimonialement
matrimonialité
matrimoniomane
matrimoniomaniaque
matrimoniomanie
matrimonium
matronal
matrone
Traductions
Enrouler
Femme qui a donné naissance
afrikaans : (formel) moeder (af) ; (informel) ma (af)
agutaynen : nanay (*)
bambara : bangeba (*), woloba (*)
albanais : nënë (sq)
allemand : Mutter (de) féminin
anglais : mother (en)
arabe : أم (ar) (ʾum) féminin
aragonais : mai (an) féminin
araméen : ܐܡܐ (*) (imā) féminin
arménien : մայր (hy) (mayr)
bachkir : әсә (*)
bas-sorabe : maś (*) féminin
basque : ama (eu)
biélorusse : мати (be) (mati), маці (be) féminin
bambara : ba (*)
breton : mamm (br)
bulgare : майка (bg) (majka) féminin
catalan : mare (ca) féminin
chinois : 母亲 (zh) (母親) (mǔqīn)
coréen : 엄마 (ko) (eomma), 어머니 (ko) (oemoeni)
cornique : mam (kw)
croate : majka (hr), mati (hr)
danois : moder (da), mor (da) commun
égyptien ancien : (mwt) (*)
espagnol : madre (es) féminin
espéranto : patrino (eo)
estonien : ema (et)
fidjien : tina (fj)
finnois : äiti (fi)
frison : mem (fy) féminin
gaélique écossais : màthair (gd) féminin
gaélique irlandais : máthair (ga) féminin
gallois : mam (cy)
ganda : maama (*)
géorgien : დედა (ka) (deda)
grec ancien: μήτηρ (*) (mếtêr) féminin
grec : μητέρα (el) (mitéra) féminin, μάνα (el) (mána) féminin
hawaïen : makuahine (*)
hébreu : אֵם (he) (em)
hindi : माँ (hi) (māṃ), माता (hi) féminin
hongrois : anya (hu)
ido : matro (io)
igbo : nne (*)
indonésien : ibu (id), bunda (id)
inuktitut : ᐊᓈᓇ (iu) (anaana)
islandais : mamma (is) féminin, móðir (is) féminin
italien : madre (it) féminin
japonais : 母 (ja) (haha), 母親 (ja) (hahaoya)
khmer : ម្ដាយ (km) (mdai), ម៉ែ (km) (mai)
koyukon : -onh (*)
kurde : dayik (ku) féminin, dê (ku) féminin, دایک (ku)
letton : māte (lv) féminin
lingala : mamá (ln)
lituanien : motė (lt) féminin, motina (lt) féminin
livonien : jemā (*), ǟma (*)
lombard : mader (*)
luxembourgeois : Mamm (lb) féminin
macédonien : мајка (mk) (majkа)
malayalam : അമ്മ (ml) (amma)
maltais : omm (mt), mamà (mt), ma (mt)
maori : matua (mi) wahine (mi)
marathe : आई (mr) (āī)
mari : ава (*)
mingrélien : დიდა (*)
néerlandais : moeder (nl) féminin
népalais : आम (ne) (āma)
norvégien : mor (no) commun, mamma (no) commun, moder (no) commun
novial : matra (*), patra (*)
occitan : maire (oc) féminin
oyda : aye (*)
pachto : مور (ps) (mwr) féminin
persan : مادر (fa) (mâdar)
polonais : matka (pl) féminin, mama (pl) féminin
portugais : mãe (pt) féminin
quenya : ammë (*), amil (*)
romani : dej (*) féminin
roumain : mamă (ro) féminin
russe : мать (ru) (mat’) féminin
same du Nord : eadni (*)
sanskrit : मातृ (sa) (mātr̩) féminin
songhaï koyraboro senni : ɲaa (*)
scots : mither (*), moder (*)
langues songhaïes : ɲaa (*)
serbe : mat (sr), mati (sr), mater (sr), majka (sr) féminin, roditeljica (sr) féminin, rođenica (sr) féminin
slovaque : matka (sk) féminin
slovène : mati (sl) féminin
suédois : mor (sv) commun, moder (sv) commun
swahili : mzazi (sw)
tamoul : tāy (ta) (தாய்)
tagalog : ina (tl)
tatar de Crimée : ana (*)
tchèque : matka (cs) féminin
thaï : แม่ (th) (mâe), มารดา (th) (maandaa)
tibétain : ཡུམ (*) (yum)
tok pisin : mama (tpi), mami (tpi)
tsolyáni : ánukoi (*)
turc : anne (tr)
ukrainien : мати (uk) (máty) féminin
vénitien : mare (*) féminin, mama (*) féminin
vietnamien : mẹ (vi)
vieux slave :
Cyrillique: мати (*) (mati) féminin
Glagolithique: ⰏⰀⰕⰉ (*) (mati) féminin
zazaki : ma (*)
zoulou : umama (zu) (nc 2)
Enrouler
Femme qui a le rôle maternel
abkhaze : ан (*) (an)
adyghé : нан (*) (nan)
afrikaans : moeder (af) (formel), ma (af) (informel)
albanais : nënë (sq)
aléoute : anax (*)
allemand : Mutter (de) féminin
anglais : mother (en)
arabe : ام (ar) (’umm) féminin
aragonais : mai (an) féminin
araméen : ܐܡܐ (*) (imā) féminin
arménien : մայր (hy) (mayr), մայրիկ (hy) (mayrik)
asturien : ma (ast)
aymara : tayca (ay)
azéri : ana (az)
aïnou (Japon) : ハポ (*) (hapo)
bas-sorabe : maś (*) féminin
basque : ama (eu)
bemba : mayo (*)
biélorusse : маці (be) féminin, матуля (be) féminin, мама (be) féminin
bosniaque : majka (bs) féminin, mater (bs) féminin
breton : mamm (br)
bulgare : майка (bg) (májka) féminin
catalan : mare (ca)
cébouano : inahan (*)
chamorro : nana (*)
chinois : 妈妈 (zh) (māma) ; 母亲 (zh) (mǔqīn)
coréen : 엄마 (ko) (eomma) ; 어머니 (ko) (eomeoni)
cornique : mam (kw)
danois : moder (da), mor (da) commun
espagnol : madre (es) féminin
espéranto : patrino (eo) féminin
estonien : ema (et)
féroïen : móðir (fo)
finnois : äiti (fi)
frison : mem (fy) féminin
gaélique écossais : màthair (gd) féminin
gaélique irlandais : máthair (ga) féminin
gallois : mam (cy)
géorgien : დედა (ka) (deda)
grec ancien: μήτηρ (*) (mētēr) féminin
grec : μητέρα (el) (mitéra) féminin, μάνα (el) (mána) féminin
guarani : sy (gn)
hawaïen : meme (*), nene (*), eme (*)
hébreu : אֵם (he) (em), אמא (he) (imma) féminin
hongrois : anya (hu)
ido : matro (io)
interlingua : matre (ia)
inuktitut : ᐊᓈᓇ (iu) (anaana)
islandais : móðir (is) féminin
italien : madre (it) féminin, mamma (it) féminin
japonais : お母さん (ja) (okāsan), 母 (ja) (haha)
kazakh : шеше (kk) (sheshe), ана (kk) (ana), әже (kk) (yezhe)
khmer : ម្ដាយ (km) (mdai), ម៉ែ (km) (mai)
kikongo : ngudi (*)
kirghiz : эне (ky) (yene)
koyukon : -onh (*)
kurde : dayik (ku) féminin, dê (ku) féminin, دایک (ku)
letton : māte (lv) féminin
ligure : Moæ (*)
lingala : mamá (ln)
lituanien : motė (lt) féminin, motina (lt) féminin
livonien : jemā (*), ǟma (*)
lojban : mamta (jbo)
macédonien : мајката (mk) (majkata)
malayalam : അമ്മ (ml) (amma) féminin
malgache : reny (mg)
mannois : mayragh (gv)
marshallais : jinen (*)
mohawk : -'nihstenha (*)
nahuatl : nantli (nah)
navajo : má (*), (amá (*), La mère de quelqu’un)
néerlandais : moeder (nl) féminin
norvégien : mor (no) commun, mamma (no) commun, moder (no) commun
novial : matra (*), patra (*)
occitan : maire (oc)
ouzbek : oyim (uz)
ouïghour : ana (ug), apa (ug)
persan : مادر (fa) (mâdar)
pied-noir : iksísst (*)
polonais : matka (pl) féminin, mama (pl) féminin
portugais : mãe (pt) féminin
quechua : mama (qu)
quenya : ammë (*), amil (*)
romanche : mamã (*), mamå (*)
romani : dej (*) féminin
roumain : mamă (ro) féminin
russe : мать (ru) (mat’) féminin
same du Nord : eadni (*)
songhaï koyraboro senni : ɲaa (*)
samoan : tina (sm)
sanskrit : मातृ (sa) (mātr̩) féminin
scots : mither (*), moder (*)
serbe :
Cyrillique: мајка (sr) féminin, матер (sr) féminin
Latin: majka (sr) féminin, mater (sr) féminin
shona : amai (*)
sicilien : matri (scn)
slovaque : matka (sk) féminin
slovène : mati (sl) féminin
sotho du Sud : mme (st)
suédois : mor (sv)
sumérien : ama (*), ummum (*)
swahili : mama (sw)
swazi : máke (ss)
tadjik : модар (tg) (modar)
tagalog : nánay (tl), iná (tl)
tamoul : அம்மா (ta) (ammā)
tatar de Crimée : ana (*)
tchèque : matka (cs) féminin
télougou : అమ్మ (te) (ammā)
thaï : แม่ (th) (mâe), มารดา (th) (maandaa)
tiwa du Nord : kána (*)
tok pisin : mama (tpi), mami (tpi)
tsolyáni : ánukoi (*)
tswana : mme (tn)
tupinambá : sy (*)
turc : anne (tr)
turkmène : eje (tk)
ukrainien : мати (uk) (máty) féminin
vénitien : mare (*) féminin, mama (*) féminin
vietnamien : má (vi), mẹ (vi), mợ (vi), u (vi)
vieux slave :
Cyrillique: мати (*) (mati) féminin
Glagolithique: ⰏⰀⰕⰉ (*) (mati) féminin
volapük : jipal (vo), mot (vo)
wolof : yaay (wo)
xhosa : mama (*), umama (*)
yoruba : ìyá (*)
zoulou : umama (zu) (nc 2)
Enrouler
Religieuse
allemand : Mutter (de) féminin
anglais : mother (en)
espagnol : madre (es) féminin
espéranto : patrulino (eo)
italien : madre (it) féminin
Hyperonymes
parent
Prononciation
/mɛʁ/
France : écouter « ma mère [la mɛʁ] »
Homophones
maire
mer
mère : parent biologique ou social de sexe féminin d'un enfant, le parent biologique ou social de sexe masculin d'un enfant étant le père.
Le mot qui signifie « mère » est un des plus répandus au monde à travers toutes les langues indo-européennes (racine ma), ainsi que dans beaucoup d'autres (en chinois par exemple : pinyin ma). En français, le mot maman, qui résulte d'une formation enfantine par redoublement vient du latin et du grec mamma qui veut dire sein. Ce mot dénote une certaine affection et un rôle maternel dans la vie de l'enfant.
Dans le cas des mammifères comme pour les humains par exemple, la mère porte l'enfant (d'abord appelé embryon puis fœtus) dans son utérus à partir de sa conception jusqu'à ce qu'il soit suffisamment développé pour naitre. Une fois que l'enfant est prêt, la mère accouche et donne naissance à l'enfant. Après la naissance, la poitrine de la mère produit du lait pour nourrir l'enfant.
Pour les organismes non sexués, « mère » est parfois utilisé pour dire « parent », dans le cas des organismes unicellulaires qui se reproduisent par fission, la « mère » désigne la cellule qui se divise pour produire des « filles ».
Les mères ont un rôle très important dans l'éducation des enfants et le titre de mère peut être donné à une femme qui n'est pas le parent biologique de l'enfant mais qui remplit le rôle de celui-ci et élève l'enfant. Il s'agit en général d'un parent adoptif ou d'une belle-mère (la femme du père de l'enfant).
Les mères sont célébrées dans de nombreux pays. En France, la fête des mères a lieu le dernier dimanche de mai, sauf si elle coïncide avec le jour de la Pentecôte. Dans ce cas, elle a lieu le premier dimanche de juin. En Suisse, la fête des mères a lieu le deuxième dimanche de mai. Au Royaume-Uni, une fête similaire (Mothering Sunday) a lieu le quatrième dimanche du Carême. Aux États-Unis, en Australie et au Canada, les mères sont à l'honneur le deuxième dimanche de mai (il s'agit du Mother's Day, nom qui remonte à la fin du xixe siècle).
Dans nos sociétés, les mères qui élèvent seules leur enfant sont appelées « mère-célibataire » (l'enfant naît hors mariage) ou « fille-mère » (la mère est encore très jeune).
Une femme qui porte un enfant pour une autre personne ou un couple est appelée « mère porteuse ».
La belle-mère, peut avoir deux statuts différents. Une autre épouse du père, ou la mère du conjoint. Pareillement pour le beau-père.
Le terme de mère s'emploie aussi pour désigner toute personne correspondant au stéréotype d'une mère (exemple : « la Mère Michel »).
Dans la religion chrétienne, « mère » est une sorte de titre pour désigner certains membres de la communauté religieuse comme par exemple les abbesses. On peut aussi dire mère supérieure. Une religieuse célèbre portant le titre de mère est Mère Teresa. La Vierge Marie a le titre de Mère de Dieu.
Le terme de mère est aussi utilisé métaphoriquement pour désigner :
la source ou le créateur comme dans L'avarice est la mère de bien des maux. (de Hazrat Ali)
ce qui est supérieur dans la hiérarchie comme le « bateau-mère »
ce qui est premier dans la vie de quelqu'un (langue maternelle)
ce qui est premier, le plus important (carte mère)
ce qui est aux principes de toutes choses : Les Mères (cf. Faust II, Goethe)
la création de la Nature : Mère Nature
En psychanalyse, c'est un concept qui est attaché au ressenti de l'enfant face à un objet maternel. Cette image peut être confondue avec la mère au sens premier, ou complètement détaché.
Sigmund Freud, le premier, emploie cette terminologie pour imager ce qu'elle représente dans l'inconscient, puis des évolutions se feront notamment pour désigner la même chose chez le nourrisson, comme le sein décrit par Mélanie Klein.
Perspective sociologique[modifier]

Dans la moralité occidentale, la femme qui se doit d'être mère a une symbolique de vertu, il y a un tabou social de la critique de la mère, qui est confondu avec un tabou social de la critique de la femme, justement en vue et cause du possible maternel où même le père n'existe parfois plus, ou n'existe pas. A l'extrême, le possible maternel peut aller jusqu'à la destruction voulue du père. En ce sens, la seule critique non taboue de la femme existe à partir du moment où la perspective maternelle est évacuée, comme pour les prostituées ou les actrices pornographiques, ou encore, bien avant la maternité, lorsque une femme se consent à d'autres hommes.
Cependant, il est possible d'établir que la prise en compte de la fonction maternelle au-delà de la conception, comme l'éducation par exemple, est une caractéristique récente historiquement. Au Moyen Âge, l'éducation des enfants n'étaient pas confiée aux mères, et la notion de sentiment maternel ou d'attachement n'était pas prégnante. Il y a donc une socialisation du sentiment maternel. Il arrivait fréquemment que les femmes abandonnent leurs enfants, ou fassent un choix sélectif des enfants qu'elles couvaient.
De nos jours, il y a une existence forte du sentiment d'attachement maternel, corrélative pour partie du développement économique des sociétés. Cependant de nouveau enjeux existent, comme la monoparentalité, ou encore la divorcité.
MÈRE est née à Paris le 21 février 1878, dans une famille aisée et parfaitement matérialiste. Étude appro-fondie de la musique, de la peinture et des mathématiques supérieures. Élève de Gustave Moreau, elle est l'amie des grands Impressionnistes. Puis elle fait la connaissance de Max Théon, un personnage énigmatique aux pouvoirs occultes extraordinaires, qui lui donne la première explication cohérente des expériences qu'elle a spontanément depuis son enfance. Au cours de deux longs séjours au domaine de Théon en Algérie, ce dernier lui enseigne l'occultisme. En 1914, elle se rend à Pondichéry, où pour la première fois elle rencontre Sri Aurobindo qui y avait trouvé refuge contre les poursuites des Anglais. Elle retourne définitivement à Pondichéry en 1920, via le Japon et la Chine. Lorsque Sri Aurobindo se retire en 1926 afin de mettre en œuvre un nouveau principe d'évolution dans la matière, elle organise et développe son Ashram, et tente en vain d'éveiller les disciples à une nouvelle conscience. En 1958, après le départ de Sri Aurobindo, elle se retire à son tour pour aller à la racine du Problème – le changement de la conscience des cellules. De 1958 à 1973, c'est la lente découverte du Grand Passage à la prochaine espèce et d'un nouveau mode de vie dans la matière. Et elle confie son extraordinaire exploration à Satprem. C'est l'Agenda.

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emergo
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Re: UN PETIT JEU A CONTINUER ..........

Messagepar emergo » 28 févr. 2012, 14:52

:lol: :lol: :lol:

Je suis sur que ce n'est pas un oubli, mais...:
Ma Maman :amour: :amour: :amour: :amour: :amour: :amour: :amour: :amour: ....
Salut et fraternite Emergo

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Témasque 666
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Re: UN PETIT JEU A CONTINUER ..........

Messagepar Témasque 666 » 28 févr. 2012, 18:33

three wheels a écrit :Noah Yannick ( attention à ce que vous allez répondre :oops: :!: :!: :lol: )



A quoi pensais tu ?
Je cherche et ne trouve pas :(

Doit pleuvoir chez Gedeon pour ecrire tout ce texte :D


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Je suis responsable de ce que je dis ........................... pas de ce que tu comprends


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Témasque 666
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Re: UN PETIT JEU A CONTINUER ..........

Messagepar Témasque 666 » 28 févr. 2012, 18:34

Maman si elle en avait ......
.


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Je suis responsable de ce que je dis ........................... pas de ce que tu comprends


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three wheels
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Re: UN PETIT JEU A CONTINUER ..........

Messagepar three wheels » 28 févr. 2012, 19:04

Ave César.............
Le side c'est un truc de vicieux, tous les inconvénients de la moto et de la voiture réunis.
Mais qu'est ce que c'est bon d'assouvir son vice !!!


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Re: UN PETIT JEU A CONTINUER ..........

Messagepar Utilisateur1 » 28 févr. 2012, 21:45

Césarienne : en tant que mode d'accouchement elle prend de nos jours une place de plus en plus importante. En Suisse et dans certains pays voisins, en 2010 3 femmes sur 10 donnent naissance à leur bébé par cette voie opératoire. Dans les cliniques privées, les chiffres sont encore plus élevés (4-5 femmes sur 10). Des variations importantes du taux de césarienne ont été constatées selon les régions géographiques. Même les césariennes dites de convenance, sans indication médicale, rentrent petit à petit dans les moeurs.

Si pour certaines femmes, la césarienne ne pose aucun problème d'acceptation et peut même être vécue comme une délivrance, pour d'autres cette voie de naissance est plus difficile à vivre et elles peuvent ressentir une frustration ou un sentiment d'échec, persistant parfois pendant de longues années.

Ce site a comme objectif premier de prendre en considération le vécu des césariennes par la femme, par l'enfant et par le père. Il est important de se poser des questions sur l'impact de la césarienne sur la relation entre ces trois, sur le corps de la femme et de l'enfant, sur les risques encourus par cette intervention, mais également sur l'avenir obstétrical de la femme. Quels sont les effets secondaires sur sa santé, quelles sont les conséquences sur nos systèmes médicaux et plus largement sur l'avenir de l'obstétrique dans nos sociétés.

Ensuite, il s'agit de vous offrir des pistes et des moyens d'aide pour mieux comprendre, mieux vivre et mieux récupérer physiquement et psychiquement après une césarienne.

En principe, la césarienne est une intervention chirurgicale dont l'objectif principal est de sauver la mère et/ou l'enfant quand l'accouchement par voie basse est d'emblée impossible ou le devient par la suite. Il existe des raisons très différentes pour décider d'une césarienne: certaines sont connues à l'avance, d'autres ne se révèlent qu'en cours de travail - avec des degrés d'urgence très variables. Il s'agit d'une porte de secours à utiliser en cas de danger et dans ce cadre, son utilité absolue et ses bénéfices ne se discutent pas. Par ailleurs, on ne peut que louer les progrès des techniques opératoires et de l'anesthésie pour que cela se passe le mieux possible du point de vue médical.

De l'autre côté, il n'est pas difficile d'imaginer ce que cette intervention peut parallèlement créer comme stress, angoisse, sentiment d'impuissance et de perte de contrôle voire peur de la mort, devant l'emprise majeure de l'équipe médicale, sans parler de la séparation éventuelle d'avec le nouveau-né et de la convalescence prolongée.

L'Organisation Mondiale de la Santé ( OMS ) recommande un taux de césarienne allant de 10 à 15 %, y compris pour les centres hospitaliers universitaires qui gèrent un plus grand nombre de grossesses compliquées. Et même si cette recommandation date des années 80, elle garde sa valeur initiale. N'oublions pas que certains pays scandinaves ou les Pays Bas maintiennent des taux de césarienne autour de 10 %, tout en obtenant d'excellents résultats au niveau de la santé de la mère et de l'enfant - facteurs déterminants pour justifier les moyens employés.

Si un certain nombre de césariennes est inévitable, comment éviter les interventions au-delà des taux recommandés que l'on pourrait appeler "inutiles"? Comment peut-on éviter une nouvelle intervention pour les enfants suivants?

Idéalement, deux axes de réflexion devraient être suivis en parallèle: tout d'abord la réflexion devrait se faire autour la prévention de la césarienne tout court et d'autre part, autour de la meilleure prise en charge possible à laquelle les femmes et leurs enfants peuvent prétendre. D'un point de vue réaliste et actuel, on devrait créer un vrai réseau post-césarienne, car il est à craindre que dans un avenir proche, le nombre de césariennes ne diminuera que très lentement. Depuis 2-3 ans, les chiffres sont plutôt stables à ce nouveau élevé et un début de débat est à noter.

Comme exemple extrême, on cite volontiers le Brésil avec un taux avoisinant les 80 %, pays où la césarienne semble faire partie du "life-style" moderne et est quasi systématique pour qui en a les moyens financiers. Une certaine image corporelle et un idéal de beauté féminine ainsi que la crainte d'abîmer la voie génitale par l'accouchement semblent être à l'origine de cette évolution.

Nous nous trouvons à un moment charnière de l'histoire des accouchements: nous pouvons penser que grossesse et naissance sont d'emblée à considérer comme "à haut risque" et les femmes d'aujourd'hui plus capables de donner naissance par voie vaginale. Dans ce cas, la voie abdominale opératoire peut être vue comme le moyen d'éviter tous les maux de l'accouchement vaginal. Ou de l'autre côté, nous pouvons nous donner les moyens de nous (re)positionner face à cette évolution et d'offrir aux femmes le temps et l'espace, l'intimité et la confiance nécessaires à la mise au monde de leurs enfants. La césarienne gardera ainsi toujours sa place indispensable de "sortie de secours".

Mais cette réflexion devrait inclure tous les aspects de la médicalisation omniprésente autour de la grossesse et de l'accouchement. Et elle devrait surtout et d'abord se faire chez les futurs parents comme prise de conscience: avoir un enfant n'est pas à confondre avec l'acquisition d'un bien de consommation fourni avec mode d'emploi, garantie et service après vente. Même le plus grand nombre de tests, de contrôles et d'échographies pendant la grossesse ne garantissent pas l'arrivée du bébé parfait, mais peuvent au contraire engendrer beaucoup d'inquiétudes et mettre en veille le lien au foetus en attendant le "verdict" des résultats.

Une femme rencontre son amie enceinte. Elle lui demande: "Comment vont la future maman et le bébé ?" L'autre répond: " Je ne sais pas, mon rendez-vous avec le gynécologue aura lieu seulement la semaine prochaine."

Cela semble caricaturale, mais on a parfois l'impression que le bien-être d'une femme enceinte ne se définit et ne s'exprime que par des contrôles médicaux et l'avis d'un spécialiste. Il est tellement important de garder nos propres critères et de nous fier à notre jugement. Devenir et être parent est une responsabilité qui requiert des qualités de coeur, de tendresse et de générosité, mais aussi de caractère, de confiance, de patience et de persévérance.

La manière dont l'enfant vient au monde est un moment décisif à ne pas négliger et pour lequel il vaut largement la peine de réfléchir, de s'informer et de décider en connaissance de cause. Ce n'est que le début du long processus - faire grandir nos enfants - qui exige des parents tous les jours des choix et des décisions pour le bien des enfants ... et le leur.
Sans en avoir la certitude absolue, beaucoup pensent aujourd'hui que l'accouchement est déclenché par un signal venant de l'enfant en fonction de la maturité de ses poumons. Tout le processus de l'accouchement est intimement lié à des processus hormonaux dans le corps de la femme et de l'enfant.

Avoir passé par un temps de contractions rythmées et des flux hormonaux avant la césarienne ou être extrait du ventre de sa mère sans signes avant-coureurs, voire en extrême urgence, ne représente évidemment pas le même vécu pour le bébé. Il existe donc pour le bébé autant de situations différentes autour de la césarienne que pour sa mère et les conséquences peuvent également varier.

Selon le mode d'anesthésie choisi, le bébé sera d'un côté sous l'influence des produits utilisés et du stress vécu par la mère ce qui s'exprime par exemple par une augmentation de la fréquence cardiaque et des hormones de stress en plus ou moins forte dose. Mais il peut aussi se sentir seul et déconnecté de sa mère, spécialement en cas d'anesthésie générale.

Tous ces facteurs peuvent se traduire par des difficultés à téter, des problèmes de respiration et d'adaptation à la vie extra-utérine et/ou un état de choc par exemple. Ces difficultés seront la plupart du temps passagères, mais auront tout de même des répercussions sur le début de vie du bébé et du bonding avec sa mère. Les conditions d'accueil du nouveau-né au bloc opératoire ne sont pas très favorables: lumière puissante, température fraîche, mains et voix étrangères en premier contact, être emporté sur une table de réanimation pour des mesures plus ou moins invasives, être séparé de sa mère etc. Dans certains cas, le bébé sera placé en service de néonatologie pour une surveillance accrue.

Si le bébé présente des difficultés d'adaptation à son extraction de l'utérus, les mesures médicales pour l'aider sont évidemment précieuses et essentielles. Dans ce cas, l'intervention du pédiatre est nécessaire et peut se faire dans une salle annexe à la salle d'opération. Le tout nouveau père pourra suivre l'enfant dans la mesure du possible et les parents seront tenus au courant de l'évolution. Mais très souvent, le bébé se porte suffisamment bien à la césarienne pour ne pas être emporté tout de suite et la séparation d'avec la mère devrait être maintenue à un minimum de temps.

Il est facile d'imaginer l'effet du stress et de la peur sur l'enfant à naître et on n'est qu'au début des investigations pour comprendre les conséquences à long terme sur les enfants nés dans des circonstances particulièrement stressantes. De toute façon, cela ne ressemble pas beaucoup à l'accueil que la plupart des parents imaginent et souhaitent pour leur enfant. Vous trouverez plus loin des propositions pour aider votre bébé à s'y retrouver.
La place du père dans les lieux de naissance est certes largement reconnue de nos jours, mais elle reste tout de même fragile. Une certaine pression sociale peut s'exercer sur lui pour accompagner sa femme en salle d'accouchement et des sentiments bien contradictoires peuvent l'habiter par rapport à sa place. Ici n'est pas le lieu pour discuter de manière approfondie cette question, mais il existe un certain nombre de livres à ce sujet et même de trop rares groupes de partage pour en parler.

Mais en matière de césarienne, on peut imaginer un certain soulagement du côté des hommes: si elle est programmée à l'avance, ils peuvent s'organiser notamment avec leur employeur par rapport au congé. Si la césarienne se décide en cours de travail, cela signifie la fin d'un état d'impuissance relative et un passage à l'action vu souvent comme soulageant et salutaire. Si l'urgence de la situation devient prépondérante, leur stress et leurs angoisses sont énormes parce qu'ils craignent pour la vie des deux êtres les plus chers au monde.

Beaucoup appréhendent l'entrée en salle d'opération. Devoir se changer, enfiler des habits stérils, masque et chapeau, adapter son comportement à ce monde hautement médical demande un effort considérable et présente un facteur de stress important. Et c'esst sans parler de la peur de tomber dans les pommes ..... En général, le futur père sera pris en charge et rassuré par le personnel du bloc opératoire et on lui expliquera quelle place tenir.

Par rapport au bébé, le père prend une place très importante en cas de césarienne, parce que la plupart des pères accompagnent leur bébé hors de la salle d'opération. Ils passent ainsi la première heure en tête-à-tête avec le nouveau-né et remplacent la maman tant qu'ils peuvent.

Au niveau émotionnel, cette première heure n'est pas facile à vivre: le souci de leur femme opérée, l'émerveillement inquiet devant leur bébé, l'apparition de la fatigue cumulée quand la tension générale retombe, l'envie de vivre ce moment particulier à trois, l'envie d'avertir la famille de la naissance, se sentir seul et désemparé quand l'équipe médicale est occupée ailleurs ..... En parler après serait tellement utile, mais souvent d'autres occupations prennent rapidement le dessus et aussi, il reste difficile pour certains hommes de parler de leurs sentiments.

La page des témoignages est aussi là pour vous exprimer en toute liberté, peut-être juste en deux, trois phrases, avec vos initiales comme signature. Votre participation serait un enrichisssement inestimable pour tous les lecteurs et les lectrices ainsi que pour ce site. N'hésitez pas à me dire aussi comment je peux être plus juste dans la partie qui s'adresse à vous spécialement.







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vos témoignages
sur ce site

L'expérience montre que leur écoute et leur patience par rapport au vécu de la césarienne de leur femme durent un certain temps, mais ensuite il faut "passer à autre chose, oublier tout ça, ne pas en faire un drame". Cette attitude est presque inévitable parce que leur vie reprend son cours normal avec toutes les obligations professionnelles après quelques jours déjà. Malheureusement leur message qui se veut consolant et tourné vers l'avenir, n'est pas reçu comme tel et il est en plus renforcé par l'entourage plus large de la femme: elle peut se sentir vraiment isolée et incomprise. Un décalage peut s'installer au sein du couple, le dialogue devenir difficile et un éloignement momentané en être la conséquence.

On peut dire que pour la femme, la naissance est un événement très corporel, qui la confirme et conforte dans sa féminité quand tout se passe bien. Mais pour l'homme, la reconnaissance dans son rôle de père se fait plutôt au niveau social. L'important pour lui ne se situe pas dans le déroulement de la naissance et sa masculinité n'en est pas du tout vulnérabilisée.
Les propositions concernent plus l'organisation des structures hospitalières auxquelles les futurs parents confient le bon déroulement de la naissance de leur bébé sans pouvoir en modifier le fonctionnement sur le moment même. Mais quand les futurs parents visitent au préalable une Maternité, il serait bon de poser des questions très concrètes sur des aspects comme l'accueil du bébé en salle d'opération, la place du père pendant et après l'intervention et l'aide à l'allaitement notamment.

Actuellement, deux techniques de césarienne sont pratiquées couramment: la "classique" selon Pfannenstiel et la "douce" selon Misgav Ladach. Cette dernière semble présenter quelques avantages, mais elle n'est pas pratiquée par tous les médecins et votre niveau d'assurance pourrait également jouer un rôle (!). Posez la question à votre médecin ou l'hôpital de votre choix et renseignez-vous également sur leur taux de césarienne actuel.

Une troisième technique opératoire - la césarienne extra-péritonéale - recommence à être pratiquée. Il s'agit d'une technique du début du 19ème siècle, mise au point par Baudelocque. Sans ouverture de la cavité péritonéale, cette technique semble améliorer le confort postopératoire des femmes césarisées et éviter certaines complications opératoires. Actuellement, on manque encore de recul et d'études scientifiques suffisamment étayées.

De récentes études ont montré que les bébés avaient bien moins de risques de souffrir surtout au niveau respiratoire, si la césarienne était pratiquée au-delà de 38 semaine de gestation. Ce ne sera pas possible dans tous les cas bien entendu, mais devrait devenir un critère sérieux quant à la programmation de cette intervention et l'acceptation des césariennes de convenance.

Comme standard, on peut s'attendre à ce que l'équipe médicale intégre le plus possible la femme et le couple dans la prise de décision, se donne le temps d'expliquer les gestes nécessaires et respecte la pudeur de la femme. Selon la configuration du lieu, la pose de la sonde urinaire, geste parfois désagréable, peut se faire dans de bonnes conditions après la pose de l'anesthésie. Ensuite, il s'agit d'encadrer le futur père s'il désire assister à la césarienne, ce qui est généralement le cas. Il doit se changer en habits stérils pour le bloc opératoire avec masque et chaqeau et être placé assis auprès de sa femme dès qu'elle est installée pour l'intervention. Un rideau cachera la vue sur le champ opératoire!

Un aspect moins médical me semble fondamental bien que pas toujours facile à réaliser selon les circonstances: le fait de rester en contact avec votre bébé en posant vos mains sur le ventre, en pensée, en lui parlant mentalement ou "en vrai" et de lui expliquer qu'on le sortira bientôt de votre ventre, d'une autre façon que prévu peut-être, mais que vous serez là avec lui. Même pour une césarienne programéée, un certain stress est inévitable, d'où aussi des hormones de stress qui circuleront vers votre bébé et il est encore moins bien préparé à ce qui va lui arriver parce qu'il n'a vécu aucun début de travail.

Dès la naissance du bébé, il faut faciliter le plus possible l'accueil du nouveau-né dans la douceur. Si le bébé va bien, il n'y a aucune raison de ne pas le laisser avec ses parents, en le couvrant de couvertures chauffantes, pendant la poursuite de l'opération. Sinon le contact peau-à-peau avec le père dans un endroit chaud et protégé devrait être favorisé en attendant que la maman sorte du bloc opératoire et avec la maman le plus rapidement possible après l'intervention. Vous pourrez également faire la demande préopératoire que le bébé entende en premier vos voix de parents à sa sortie du ventre. Les salles de réveil post-opératoire pour les femmes césarisées devraient être spécialement aménagées pour elles et permettre la présence du bébé et du père après la fin de l'intervention ainsi que la première mise au sein si importante pour la suite de l'allaitement maternel, encadrées par du personnel compétent et disponible.

Mais comme ces aménagements ne sont pas du tout généralisés, les premiers moments avec bébé peuvent cruellement manqué à la maman. Le père peut compenser un peu ce manque en prenant des photos de "toutes les premières fois" du bébé (personne qui s'occupe du bébé, premiers soins, premier bain, première couche, l'affichage du poids etc. etc.) Un petit bout de film serait évidemment merveilleux et peut se réaliser assez facilement avec les appareils numériques modernes. Les premiers jours après l'opération nécessitent des moyens anti-douleur efficaces et de l'aide par l'équipe médicale pour les soins à la maman et au bébé. Rendre la mobilité à la maman est un facteur important de rétablissement pour elle, mais aussi pour lui permettre de s'occuper de son bébé et de l'allaiter dans le plus grand confort.

Pour les parents, faire le point après la césarienne avec le ou les médecins (obstétricien, pédiatre, anesthésiste) peut s'avérer très utile, d'autant que la césarienne a été pratiquée dans une situation de grande urgence. Un tel entretien serait idéalement proposé d'emblée à la visite médicale de sortie, mais il est possible même après la sortie de l'hôpital. Vous aurez peut-être besoin de temps pour réaliser ce qui s'est passé et quels sont vos besoins.

Votre gynécologue recevra le rapport médical de l'intervention et vous pourrez lui en demander une copie. Les hôpitaux et cliniques doivent conserver les dossiers médicaux pendant un certain nombre d'années et il est ultérieurement possible de les consulter. Renseignez-vous sur la procédure à suivre, cela peut avoir une grande importance pour vous de clarifier certains points.

Il n'est jamais trop tard pour réaliser le contact peau-à-peau entre la mère et le bébé. Plus la séparation entre mère et enfant a été longue, plus il est important de favoriser le "rattrapage" du temps perdu, dans la mesure du possible. Il en va parfois de l'avenir de la relation entre la mère et l'enfant. Par la suite, ce contact charnel peut être prolongé en portant le bébé fréquemment. Des foulards spéciaux, permettant de porter même un nouveau-né sans trop solliciter sa colonne vertébrale, se trouvent dans le commerce.

Pour le nouveau-né, on peut préparer un bain enrichi avec des fleurs de Bach (gouttes "rescue" p. ex.) ou une huile essentielle appropriée (rose ou lavande p. ex.) et lui permettre de retourner dans le milieu liquide encore si familier. Cela peut être très bénéfique pour atténuer le choc de la naissance, surtout si le bébé est sorti tout doucement de ce bain pour aller retrouver sa maman.

Un autre moyen est l'effleurage très doux de la peau pendant les premiers jours de vie et progressivement, le massage pour bébé après quelques semaines. Tous deux contribuent à la relation charnelle et sont un véritable baume réparateur pour la maman et l'enfant. Il faut juste veiller à créer une atmosphère calme et bien tempérée pour ce moment de tendresse. Si vous ne vous sentez pas assez en confiance pour le faire spontanément, faites-vous aider par la sage-femme à domicile ou profitez des cours de massage pour bébé pour l'apprendre.

Par ailleurs, l'homéopathie offre également des remèdes intéressants et les parents qui ont bénéficié d'une préparation à la naissance par l'haptonomie vont y trouver du reconfort après la césarienne. Les soins du bébé et l'allaitement sont des moments très favorables pour parler au bébé de ce qui s'est passé autour de sa naissance. La maman peut lui dire son désarroi et sa tristesse. Elle peut reconnaître et mettre en mots que ce n'était pas facile pour le bébé non plus. Même si le bébé ne comprend pas le sens de ces mots, il comprendra intuitivement l'intention dans la voix de sa maman et peut s'apaiser et se détendre, parfois de manière spectaculaire.
Les femmes ont souvent mal au dos ou à la nuque après avoir passé plusieurs jours au lit à l'hôpital. Pourquoi ne pas proposer également un moment de massage à la maman? Se faire masser les épaules et la nuque ou le bas du dos avec une huile de massage peut dénouer bien des crispations physiques, mais aussi psychiques parfois. L'huile de massage (arnica p. ex.) peut être enrichie par une huile essentielle, à choisir selon les besoins et l'envie du moment. La lavande est souvent très appréciée pour ses qualités apaisante et harmonisante.

Procurer du bien-être à la maman (repos, repas, ménage, courses p.ex.), être à son écoute, accepter ses larmes, la conforter dans son rôle de mère et l'entourer de bienveillance, sans pour autant s'apitoyer sur son sort, sont des attentions à la portée de son entourage.

L'élément le plus important pour la femme est probablement d'être écoutée et entendue quand elle exprime son vécu et ses (res)sentiments.






douleurs au dos
massage
crispations physiques
crispations psychiques
apaisement

bien-être
aide


écoute
Pour les soins à la maman et au bébé ainsi que pour l'allaitement, les visites d'une sage-femme à domicile peuvent être d'une grande aide. La sage-femme aura un regard global sur la situation et peut vous conseiller individuellement, dans le cadre protégé de votre domicile. Son écoute, son empathie et son expérience professionnelle pourront être un véritable soutien dans la période postnatale, quelque soient les circonstances.

Elle pourra aussi vous guider dans le choix des méthodes alternatives en respectant votre sensibilité individuelle. Il en existe toute une panoplie pour faciliter la convalecence post-opératoire, la guérison de la cicatrice, la lactation, l'état émotionnel et le sommeil parmi beaucoup d'autres possibilités. En Suisse, l'assurance maladie de base prévoit des visites à domicile de la sage-femme jusqu'au dixième jour après la naissance ainsi que trois consultations d'allaitement. Aucune prescription médicale n'est nécessaire et les prestations sont remboursées entièrement, sans participation ni franchise.

Il peut être également utile de faire appel à une aide ménagère pour les premières semaines après la césarienne pour éviter de trop solliciter la cicatrice par des mouvements inappropriés. Votre médecin établira un bon médical pour cela et, à Genève, les Centres d'action sociale et de santé vous procureront cette aide.
Le père a lui aussi besoin de récupérer après cette naissance plus difficile. En dépit de toute sa fierté, il est bien conscient de la douleur physique et morale de sa femme, de la séparation avec le bébé. Son manque de sommeil ne sera pas en partie compensé par les hormones comme chez sa femme, donc le laisser dormir une bonne fois lui sera très bénéfique.

Le nouveau papa aura forcément des démarches administratives à régler personnellement autour de la déclaration de naissance, mais pourquoi ne pas lui éviter d'autres corvées (pharmacie, courses p. ex.) et lui permettre de passer des moments câlins avec la maman et le bébé. Un membre de la famille ou un(e) ami(e) sera probablement enchanté(e) de se rendre utile.

Ceci est d'autant plus vrai que le père peut jouer un véritable rôle d'intermédiaire entre sa femme et le bébé dans les premiers jours post-opératoires. D'autre part, s'impliquer dès le début dans les soins va l'aider à créer sa propre relation précoce avec le bébé et à trouver sa place. S'occuper d'un bébé s'apprend "sur le tas" et il n'y a que l'expérience pratique qui permet de se faire la main. Mais quelle récompense quand le bébé s'abandonne au sommeil dans vos bras avec cette confiance totale dont seuls les enfants sont capables.
Pour le couple:

Plusieurs témoignages reçus parlent de l'intérêt pour chacun d'écrire son propre vécu de la naisance et de mettre ensuite ces récits en commun. Refaire la chronologie de la naissance, (ex)poser les émotions en mots et sur papier est un bon moyen pour se guérir, relancer le dialogue dans le couple, mieux se comprendre mutuellement et combler des "trous" et des oublis.

Il est bon de savoir également que la sexualité du couple peut se modifier. Cela est déjà vrai pendant la grossese et après un accouchement par voie basse, mais on pourrait penser que cela serait plus facile après une césarienne, étant donné qu'en règle générale, l'intimité génitale de la femme reste intacte.

Mais c'est sans compter avec l'aspect psychologique d'avoir échoué, du sentiment de ne pas être une vraie femme et d'être coupée de son corps. Et avec les manifestations désagréables tout à fait réelles de la cicatrice: endormissement parfois largement autour de celle-ci, démangeaisons de guérison et de repousse des poils, piccotements, douleurs diverses .... La plupart sont passagères de quelques jours à quelques mois, mais cela explique que cette zone est volontiers mise de côté par la femme. Avec une approche douce et tendre, il devient peut-être acceptable pour la femme que son partenaire y applique de la crème ou de l'huile et fait des petits massages. La tendresse est tellement importante et valorisante à ce moment-clé quand la femme redécouvre son corps modifié.
La cicatrice d'une césarienne a une longueur de 10 à 15 cm environ et se trouve horizontalement au bord supérieur des poils pubiens (zone bikini). Dans le meilleur des cas, la peau cicatrise bord à bord et sans infection pour ne laisser en surface qu'un trait fin, d'abord rouge, puis rosé et finalement couleur chair. Certaines cicatrices vont verticalement du nombril au pubis, mais cela ne concerne qu'une minorité de femmes en occident.

Les soins de la cicatrice ne devraient pas s'arrêter avec le retrait des agrafes ou fils. Il est important d'expliquer aux femmes les soins de base: bien sécher la cicatrice après la douche, éventuellement avec un sèche-cheveux et ne pas porter de slips bas dont le bord supérieur risque de créer un frottement sur la cicatrice par exemple. Des slips en filet se trouvent dans le commerce et s'adaptent confortablement à toutes les silhouettes. Ils se lavent (à la main) et sèchent très facilement.

Dans les premiers jours, il faut éviter les mouvements de torsion du haut du corps qui sollicitent beaucoup les points externes latéraux de la cicatrice et peuvent être douloureux. Tousser, éternuer et rire est également inconfortable. Dans ce cas, soutenir la cicatrice avec les deux mains peut soulager la pression et la douleur. Faire des abdominaux et soulever des charges lourdes est à proscrire absolument pendant les premières semaines. Demandez à votre sage-femme comment se lever correctement et quels exercices sont possibles.

Parfois la cicatrisation pose des problèmes, notamment en cas d'infection ou d'hématome ou si les bords ne se joignent pas parfaitement. La suture peut lâcher par endroit et un écoulement de sang, de pus ou de sérosités se produire. Si le problème survient pendant l'hospitalisation, les soins peuvent commencer sur place avant d'être poursuivis à domicile par une sage-femme habilitée. Mais cela peut également arriver après le retour à domicile. Si une sage-femme est déjà prévue pour des visites à domicile, elle mettra en place tout ce qu'il est nécessaire. Sinon une consultation à la Maternité ou chez votre obstétricien s'impose avant de poursuivre les soins à domicile.

Après avoir évalué la gravité, il faut généralement drainer la zone concernée, la désinfecter fréquemment et ensuite laisser refermer la plaie petit à petit. Parfois un traitement aux antibiotiques est nécessaire en parallèle. Pour les femmes, cela signifie des soins et des changements de pansement fréquents, le souci d'une cicatrice partiellement ouverte et le besoin de se ménager encore plus. Mais après ce début de cicatrisation difficile et retardée, les autres mesures proposées ici prennent tout leur sens.

Les femmes n'aiment généralement pas toucher leur cicatrice au début, en partie à cause de l'insensibilité passagère (plusieurs semaines en tout cas) de la région. Observer la guérison et inciter les femmes à intégrer la cicatrice dans leurs soins quotidiens est un pas important aussi pour intégrer l'événement de la césarienne dans la vie.

Parfois une "réparation" symbolique peut se pratiquer autour de la cicatrice: la remercier pour la vie qu'elle a laissé passer, la caresser tendrement pour l'attendrir, la prendre en affection car elle vous a permis de donner naissance. Laissez parler votre imagination pour trouver votre moyen individuel.

Pour éviter le plus possible la formation d'adhérences (accolement de tissus corporels) dans la zone de la cicatrice, il est important de pouvoir se tenir droit rapidement et de bouger le plus naturellement possible. Ces adhérences peuvent causer à la longue d'autres soucis de santé tels qu'une mauvaise posture, des tiraillements dans le petit bassin ou des maux de dos.

Pour obtenir une cicatrice souple, vous pouvez appliquer de la crème et après quelques semaines, réellement masser et mobiliser la cicatrice avec des mouvements circulatoires et de haut en bas en "zigzagant". Idéalement, vous arriverez à faire rouler des parties de cette zone entre vos doigts pour augmenter l'effet du massage en profondeur.

Il existe des crèmes spéciales comme le Gorgonium onguent, Contractubex, Keli-Med Crème ou Dermatix Ultra Gel (voir pour la prescription avec votre médecin), Cicaplast de La Roche-Posay ou Cicalfate d'Avène (voir au rayon "cosmétiques") pour traiter les cicatrices. Si vous souhaitez utiliser une huile pour le massage, préférez l'huile de jojoba ou l'huile de germe de blé. Les crèmes que vous avez utilisées pendant la grossesse contre les vergetures peuvent également encore trouver une utilisation. Commencez dès que les dernières petites croûtes sur la cicatrice sont tombées, donc généralement après 2 à 3 semaines.

De manière générale, ce n'est pas un luxe de montrer votre cicatrice à un physiothérapeute, ostéopathe ou acupuncteur dans les trois premiers mois pour vérifier ou améliorer la mobilité de la cicatrice et décoller les éventuelles adhérences. Un drainage lymphatique peut également s'avérer favorable à la cicatrisation.

Théoriquement votre médecin peut établir un bon médical pour ces soins, mais il est rare en Suisse qu'une telle prise en charge soit encouragée alors qu'en France par exemple, toutes les accouchées disposent de quelques séances de kinésithérapie.

Le physiothérapeute vous proposera peut-être l'utilisation d'un appareil appelé LPG, connu surtout pour le traitement de la cellulite. Par son action, il aspire, enroule et déroule les tissus, provoquant une meilleure irrigation sanguine, un drainage tissulaire et une mobilsation des tissus cicatriciels par rapport aux plans sous-jacents. Pour les cicatrices plus anciennes, il est également possible d'obtenir une amélioration et un assouplissement des tissus cicatriciels.

Depuis quelques années, on voit se développer des méthodes plus globales dans le cadre de la périnatalité. C'est-à-dire que l'approche et la prise en charge se font aussi bien au niveau du corporel, de l'émotionnel que du verbal. Comme très souvent les femmes essayent de s'en sortir plutôt "dans la tête", elles apprennent ici à retourner dans leurs sensations corporelles par des touchers, des exercices, de la respiration pour laisser monter en surface des émotions enfouies et mal digérées. Dans l'idéal, elles se libèrent des tensions que le vécu difficile a créé dans leur corps, très souvent autour de la cicatrice. Renseignez-vous sur la méthode Grinberg d'une part et la gymnastique sensorielle périnatale (GSP) d'autre part en cherchant des praticiennes spécialisées dans la périnatalité.

On peut supposer qu'un certain nombre de douleurs au dos sont en lien avec la/les cicatrice(s) de césarienne plus ou moins anciennes. Je n'ai connaissance d'aucune étude sur les effets à long terme des césariennes sur la santé des femmes, mais mon expérience personnelle et l'écho des praticien(ne)s du domaine paramédical vont clairement dans ce sens. Vos témoignages sur cet aspect pourront donner plus de lumière et des pistes à explorer.

Toutes les démarches proposées peuvent se faire même longtemps après les interventions et il y a toujours encore des améliorations possible.
Je viens à mon tour ajouter ma pierre à cet édifice, décidément très grand.
Je réalise seulement maintenant, quasiment 9 mois après, à quel point cette césarienne m'a bousculée, traumatisée, blessée.
Ma grossesse a été géniale ; j'ai vécu presque 9 mois sur mon nuage, pas de nausées, pas mal au dos, pleine d'énergie à revendre, le bonheur, malgrè un diabète gestationnel. Ce n'est que 15 jours avant le terme que j'ai commencé à me sentir moins bien, et pour cause, ma tension faisait des bonds...
1er épisode : Un matin, à la suite d'un rendez vous basique, mon gynéco contrôle ma tension sur 30 mn ; les résultats étant inquiétants, on commence à me parler de déclenchement. Je suis hospitalisée, sous médicament pour réguler cette maudite tension. Mon médecin me parle de déclenchement le lendemain matin si pas d'amélioration. Le médicament fonctionne ; mes résultats se stabilisent ; je ne revois pas mon médecin de la journée ; je m'interroge ... Le lendemain, une infirmière vient dans ma chambre afin "de me préparer pour le déclenchement". Je refuse, je demande à voir mon médecin, (quand même !) ; je fini par rentrer chez moi après l'avoir enfin revu ! Je me dis que c'était un mauvais moment, que maintenant ça se passera bien.
2ème épisode : Rendez-vous suivant, week end de l'ascension, mon gynéco n'est pas présent et m'a dirigée vers une collègue. Ma tension est de nouveau mauvaise. Elle est directe : grossesse à terme, diabète (même si totalement sous contrôle grâce un régime strict) + hyper tension, c'est le déclenchement obligatoire. Là, je ne peux pas réagir, elle me fait peur en me parlant d'un potentiel danger mortel pour moi et surtout pour le bébé ; je craque et pleure dans son cabinet, elle me rassure, m'explique très exactement comment vont se dérouler les prochaines heures. Je sens bien que quelque chose ne va pas dans mon corps, que mes sensations ne sont plus les mêmes depuis quelques jours, et donc j'accepte plus facilement l'idée d'un déclenchement. Et puis, je le répète car c'est important : j'ai peur pour la vie de mon enfant.
J'appelle mon conjoint, il me rejoint et pendant que nous attendons que l'on vienne nous chercher pour aller en salle de travail, je ressens une contraction. 8 minutes après, une deuxième et ainsi de suite toutes les 8 minutes ! Mon bébé a compris ! (c'est normal, c'est ma fille, elle est donc forcément très vive d'esprit...) Nous en informons la gynéco qui est presque aussi contente que nous. Il est 15 heures. Elle décide de laisser faire la nature et nous attendons. Les contractions ne sont pas très douloureuses, mais malheureusement, elles ne sont pas très efficaces non plus. Mon col ne bouge pas. Ma tension continue à être irrégulière. Vers 19 heures, la sage femme vient nous expliquer que pour faire avancer les choses, elle va mettre un produit dans la perfusion afin d'augmenter la fréquence et l'intensité des contractions.
Pas très efficace. Rien ne bouge ... Mon bébé ne descend pas. Et ma tension fait des pics de plus en plus élevés. La sage femme est inquiète, elle le dit et ça se voit, elle me dit aussi que pour essayer de faire baisser cette tension, il faut poser la péridurale. Je n'ai pas encore eu le temps d'avoir mal. Je subit la pose de la péri ; horrible chose, il faudrait un message complet dédié à ce sujet...
Pas très efficace non plus. Ma tension monte toujours et mon col ne bouge pas plus. De plus, à chaque examen gynécologique, je fais des bonds de 2 mètres... je fais des bonds dès que l'on me frôle. J'ignore si c'est l'hyper tension que je ressens ou si je suis très nerveuse ou angoissée mais je suis une pile électrique. La sage femme a du mal à m'osculter.
La nuit passe. Vers 5 heures du matin, col dilaté à 4 cm... Mon bébé est un peu descendu mais la sage femme trouve sa position bizarre. Elle appelle le médecin. Je les vois plus tendues, plus inquiètes. Le couperet tombe : la césarienne. Ah ! cette fameuse césarienne ! On nous en parle comme possible mais invraisemblable depuis la veille mais cette fois, c'est la dure réalité.
Une petite crise de panique s'impose... Mon conjoint me rassure, me demande de respirer, de ne penser qu'à ça et à notre bébé. Comme je l'aime ! Malheureusement, je le laisse là alors que je pars seule au bloc, vide et froid... Je tremble de partout ou plutot non je tressote ! L'équipe arrive et là, changement d'ambiance. Jusque là, c'est vrai que tout nous avait été expliqué. Je sais pourquoi je suis là : hypertension, le bébé qui semble ne pas être bien placé, le col qui ne bouge pas et je suis à la veille du terme (ce qui n'a pas l'air d'être une bonne chose mais je ne pense pas à demander pourquoi). Mais dans le bloc, ça ne rigole plus, personne ne parle, personne ne me parle, j'essaye de faire de l'humour... raté... je ne m'arrête de trembler que lorsque la rachi commence à faire effet. Et là, je me rends compte que je vais être consciente pendant que l'on va m'ouvrir le ventre. C'est idiot mais personne ne m'avait parlé de ce détail. Cette idée m'est insupportable. Je voudrais que l'on m'explique, je demande, je précise "mais je sens quand vous me touchez, c'est pas normal, si ? je sens bien là ! " Et comme réponse, j'ai un masque sur le nez. Et je me sens partir. L'anesthésiste est assez gentil pour me dire un "laissez vous aller". Sauf que je ne veux pas non plus être endormie totalement, je veux juste qu'on me parle ! mais c'est trop tard. Je me réveille, je ne sais plus trop si ce n'est pas encore commencé ou déjà fini, je ne sais plus où j'en suis dans le déroulement du temps. Je regarde autour, je demande et on me dit que tout va bien. "Elle est avec son papa". ça me rassure, je suis contente de savoir qu'elle n'est pas seule mais je me sens vide.
Direction les soins intensifs. Les heures les plus longues de ma vie. L'hyper tension est dangereuse encore pour moi dans les prochaines heures. Je ressens encore fortement les effets des produits que l'on m'a injectée. Je ne sens rien. Et pire, je ne ressens rien. Si. Je suis impatiente, tellement impatiente que je fais abstraction de ce sentiment, j'ai peur qu'il me rende folle.
Le tout nouveau papa vient me voir après avoir fait du peau à peau avec sa fille ; il me montre des photos, elle est si belle ! Mais c'est totalement irréel. C'est ma fille et je la vois pour la première fois sur un écran, comme la fille de quelqu'un d'autre. Je me raccroche à l'image d'elle en peau à peau avec son papa. Elle a eu ce contact là, ce premier contact si important, qui m'était si cher, elle l'a eu même si ce n'est pas avec moi.
L'infirmière, adorable, vient faire ma toilette ; en bougeant, ma main tombe sur mon ventre : un creu, un vide énorme, une plaie béante, plus dérangeante que la vraie plaie sous le pansement un peu plus bas. Et le manque devient mordant.
Ma fille est née à 5h45 ; je l'ai rencontrée à 14h00. C'est ma plus grande douleur de cette naissance particulière. J'ai peur des conséquences sur son amour pour moi et sur notre relation. J'ai un manque de ne pas avoir connu la rencontre à 3. Et c'est douloureux de se dire que ce n'est pas rattrapable. Je l'ai gardée contre moi tout le temps à la maternité, sans me dire que cela compensera, je l'ai fait car c'était un besoin viscéral. Je n'ai intellectualisé tout ça que beaucoup plus tard, en partie car l'anesthésie m'a assomée pendant très longtemps ; est-ce cela ou était-ce psychologique ? Première question d'une longue liste : serai-je une bonne mère si je n'ai pas su mettre au monde mon enfant ? le lien qui nous unit sera-t-il aussi fort qu'avec un accouchement par voie basse ? pour un prochain, serai-je capable de gérer ? car la conclusion qui s'impose à moi est que je suis responsable, pour ne pas dire coupable du déroulement de cette nuit là. Même si on nous a expliqué qu'elle était retenue par son cordon, en bandoulière, ce qui fait qu'elle était de biais et butait contre mon bassin. Même si la gynéco m'a dit qu'il était normal d'être anxieuse, que c'était une épreuve. Je n'ai pas été capable de mettre mon enfant au monde.
Moi, qui avais fantasmé sur un accouchement très peu médicalisé...
De l'extèrieur, je semble aller bien, ce qui est vrai la plupart du temps, mais de nombreuses pensées et sentiments contradictoires se bousculent. J'ai de grosses difficultés à gérer mes émotions. Comme un trop plein. Je ne peux pas voir de reportages sur les maternités, la simple vue d'une salle de travail me déclenche une crise d'angoisse.
C'est d'ailleurs comme ça que je me suis aperçue qu'il y avait peut être un petit problème et que j'ai commencé à chercher.
Et je vous ai trouvé ! Merci de m'avoir lue. Merci de me permettre d'exprimer tout cela. Je sens que, même par mail, cela me fait déjà du bien. Mettre des mots sur ces sentiments de frustration et d'impuissance.
(Maria Incarnation., février 2012)


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Dans une approche plus symbolique des soins, le couple pourrait imaginer un moment spécial pour vivre l'arrivée du bébé comme ils se l'étaient imaginés avant la césarienne: lumière tamisée et musique douce, prendre le bébé nu, peut-être sortant du bain décrit ci-dessus, d'entre les jambes comme s'il venait de naître pour le poser en douceur sur le ventre de la mère, l'envelopper de chaleur, de tendresse et d'intimité ...

... et bien d'autres choses que votre imagination vous inspirent. L'écriture ou une autre approche artistique comme la peinture ou la sculpture pourront être pour certaines un moyen d'expression très puissant et guérisseur.

En règle générale, se promener dans la nature, le contact avec l'eau, la lumière naturelle, le soleil et la chaleur sont bénéfiques pour se centrer, reprendre contact avec soi-même et trouver un peu de distance bienfaisante avec les événements.

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le cenobite tranquille
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Re: UN PETIT JEU A CONTINUER ..........

Messagepar le cenobite tranquille » 28 févr. 2012, 21:54

Ben, tu serais pas un peu bavard, des fois ???

Serge.
La cénobiterie de mai 2026.

Si tu es un nain, :017:

et que tu veux faire ton arbre généalogique, :)

tu peux prendre un bonsaï. :sorry:

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jmj
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Re: UN PETIT JEU A CONTINUER ..........

Messagepar jmj » 28 févr. 2012, 22:04

Qu'est ce qu'il est cultivé ce Gédéon. :lol:

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poalaboi
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Re: UN PETIT JEU A CONTINUER ..........

Messagepar poalaboi » 28 févr. 2012, 23:10

Teuzmani
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yvesmetz
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Re: UN PETIT JEU A CONTINUER ..........

Messagepar yvesmetz » 01 mars 2012, 14:58

Bretzel salé !
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Ded31
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Re: UN PETIT JEU A CONTINUER ..........

Messagepar Ded31 » 01 mars 2012, 16:38

Salé de porc :amour:

:faim:
Quand on n'aime pas un dessin, on ne tue pas les gens, on en fait un plus joli - (Léa 6 ans).
---------------------oOo--------------------
C'est avec les vieilles "fontes" qu'on fait les meilleurs trips !!!
http://ded31-royal-blog.blogspot.com/

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poalaboi
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Re: UN PETIT JEU A CONTINUER ..........

Messagepar poalaboi » 01 mars 2012, 19:23

Porte bonheur :wink:
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Re: UN PETIT JEU A CONTINUER ..........

Messagepar nounours06 » 02 mars 2012, 17:03

heure de la fée verte!! :boire:
rien ne sert de rouler vite, l important est d arriver a l heure ou la biére est fraiche!