A la demande insistante d’un membre du forum, je passe donc par la case départ pour ceux dont je n’ai pas encore eu le plaisir de croiser lors des nombreuses manifestations de la moto classique.
La Royale s'étant sabordée en rade de Toulon le mois de ma naissance, j’ai acheté neuve le 26 juin 1964 à Paris, ma Royal Enfield Interceptor 750 Airflow, auprès des Ets Psalty pour compenser
Une première vie tumultueuse due à ma prime jeunesse, à mon inexpérience mécanique, aux vitesses libres et au compteur tapé 190 km, l’a laissée KO au début des années 70.
Après la trilogie « mariage, enfants, maison », la décision de sortir la momie de son linceul est décidée en 1990. En mai 1991 s’est terminé sa restauration et elle totalise depuis près de 50.000 km .
A ce jour, aucune pièce moteur et boîte de vitesse d’origine Royal Enfield n’a été changée. A l’exception de l’embrayage ( désuet ) remplacé par un newby à chaîne. De Liverpool (UK) à Chaillac (Indre). Aucune défaillance mécanique, aucune assistance n’a été à déplorer Seuls les éléments périphériques (non Royal) ont parfois causés des soucis de parfait fonctionnement, maintenant résolus ( carbus, magnétos) Toutefois à l’occasion de son jubilée en 2014 une remise en état de son haut moteur est programmé. On ne peut être et avoir tété ( du super ) !
C’est une formidable routière qui ronronne à 4000 tours en affichant un 120 km compteur.
Point faible des Royal UK ? Pas de manuel technique digne de ce nom. Une expérience mécanique partagée est nécessaire pour les faire fonctionner parfaitement. Le respect de la conception d’origine et de la métrologie ainsi que l’apport des technologies de préparation modernes assurent leur fiabilité. Ce ne sont pas les ingénieurs anglais qui ont sont les fautifs de la faillite des marques anglaises. Ce sont les dirigeants et les actionnaires qui n’ont, ni investi dans le développement, ni renouvelé les machines outils arrivées à bout de souffle.
Elle partage l’atelier et le garage avec sa sœur jumelle une Interceptor 750 achetée le même jour, mais en version Sportsflow . Depuis elle a été rejointe par une Constellation 1960 et par une Indian version Traiblazer 1958. ( version vendue aux US de la RE Super Méteor)
Je suis avec sympathie le développement des derniers modèles de l’usine indienne. J’espère que le prochain twin en projet (Interceptor ?) va voir le jour avant que je ne raccroche mon perfecto. Ainsi la boucle sera bouclée.
ROYALement vôtre











