Jackymoto a écrit :Tu avais le plaisir de faire chier tous les autres automobilistes dés qu'il y avait la moindre côte!

Une de mes tantes était religieuse et dirigeait un dispensaire à Pierrefitte sur Seine et diposait d'une 2 cv du même modèle que celle qui apparaît au début du film.
Un jour, elle était venue en voisine au baptême d'un arrière petit neveu près de Méru, soit 44 km.
La réunion s'était prolongée et il faisait nuit quand il fut l'heure de rentrer, et il pleuvait.
Comme nous étions déjà dans la banlieue Sud Est et que Pierrefitte était sur notre chemin, mon épouse fut désignée pour ramener la vieille tante chez elle.
Ce fut les quarante quatre kilomètres les plus lents qu'elle a jamais parcouru, vu les reprises de la voiture, la faiblesse des essuies-glace et surtout de l'éclairage d'origine en 6 volts !
Mon épouse n'a jamais été aussi heureuse d'arriver !
La 2Cv est restée dans la famille, c'est mon frère ainé qui en a hérité, et mon ex belle-soeur qui la conduisait. Malheureusement elle souffrait d'une distraction chronique au volant et la deuche a fini sa carrière éclatée dans un accident, heureusement sans gravité pour la conductrice.
Plus lointain, le souvenir de mon frère aîné parti à je ne sais quel bal en Mayenne dans les années 70 à bord d'une 2 CV camionnette conduite par un gars du village. Le trajet entre le village de ma grand-mère d'où ils partaient et la ville de Mayenne où ils allaient faisait 10 km.
En arrivant en ville, en haut d'une cote ou autrement, la conducteur de la deuche au moment de repartir, dans le soubresaut caractéristique au démarrage s'est retrouvé le volant dans les mains
Qu'à celà ne tienne, ils se sont rendus au bal le conducteur appuyant comme un malade sur le volant pour pouvoir tourner et le retour s'est fait de la même manière.
Il n'y a qu'en 2cv qu'on pouvait faire ça. Et heureusement que la circulation à la campagne la nuit était quasi inexistante dès que tu quittais les grands axes. Bon, je me demande quand même comment ils ont géré les 4 km sur la nationale 12 entre Mayenne et Saint Georges Butavent, village où on prenait à droite pour rejoindre la départementale.
