Marco a écrit :Trailer62200 a écrit :En ce qui concerne les vibrations...
C'est un monocylindre à volants lourds, sans arbre d'équilibrage. Des vibrations, y'en a forcément à certains régimes et pas à d'autres. Peut y en avoir en bas, à mi régimes puis à haut régimes, ça peut se produire à quelques centaine des tours près et disparaître à un autre régime, pourtant tout proche. C'est au motard de le sentir et de conduire sa moto dans les plages où les vibrations sont inexistantes, ce qui représente les phases les plus étendues d'un moteur.
Je trouve que les Bullet vibrent peu...
J'avais la chance d'avoir près de chez moi une boîte de mécanique de précision (YMA) dont le patron avait travaillé chez Beauzon, atelier qui à une époque équilibrait les moteurs de courses Renault.
C'était un personnage bougon, pas facile, mais qui aimait les boulots particuliers.
Mes trois moteurs de RE sont passés dans ses ateliers pour être équilibrés, 2 monos 500 (l'indienne et l'anglaise) et mon twin qui, calé comme toutes les anglaises de l'époque à 360°, n'est qu'un double mono. Pour ce dernier j'avais emprunté un trébuchet de pharmacien et les deux masses mobiles de l'embiellage (bielle complète, piston complet et axe, gauche et droite) pesaient le même poids (après usage de la lime).
La première fois que je suis arrivé avec mon embiellage, il me demande " c'est pour faire de la piste ou de la route ?". "Euh pourquoi ?" - "eh bien si vous faites de la piste, vous serez le plus souvent au dessus de 4500 tr/mn et je vais équilibrer pour que ça vibre vers les 2/3000 tr, puisque on ne peut éliminer les vibrations sur un embiellage simple; si vous faites du tourisme, votre plage d'utilisation sera en gros 2500/5000 tr et je vais équilibrer pour évacuer les vibrations vers les haut".
Et de fait, aucune de ces machines ne vibre en utilisation "normale", les rétros sont nets, le roulage est confortable, de ce point de vue.
Pinsole, Olivier, Fab, vous confirmez pour l'indienne ?
"« Le gros mono : un générateur de bonne humeur à basse fréquence ». Guido Bettiol