nirlo a écrit :...Aujourd'hui, devant l'imminence d'une catastrophe climatique (il ne s'agit pas de savoir si elle va se produire, mais quand va-telle se produire) ...
Mais la catastrophe climatique est déjà en train de se produire, tu viens même de le rappeler en évoquant ses prémices commencés lors de la Révolution industrielle qui démarre au XIXè S et qui s'accélère durant les "Trente glorieuses". En gros, ça représente une période de 150 ans, soit un instant dans l'échelle temporelle planétaire.
La catastrophe climatique est là, nous sommes en plein dedans : fonte des glaces polaires à une vitesse exponentielle, fonte des glaciers de montagnes et du permafrost, gaz à effets de serre, réchauffement et élévation du niveau des océans, désertification galopante, dérèglements climatiques récurrents (cyclones, tornades...), disparition fulgurante de la bio-diversité (notamment les insectes), assèchements des fleuves et des rivières, épuisement des ressources minières fossiles... la catastrophe est en cours.
La Terre s'en remettra, ses écosystèmes se modifieront comme cela est arrivé sur des échelles temporelles beaucoup plus longues par le passé, mais les espèces vivantes actuellement (bêtes et hommes) sont déjà concernées...
A moyen terme, la Terre va devenir invivable pour des milliards de personnes privées de ressources indispensables (eau et bouffe), les sociétés humaines vont se ratatiner sur elles-mêmes, les possédants devront, après s'être un temps isolés, bunkerisés, se défendre contre les affamés contraints à des révoltes violentes et destructrices, obligeant du coup les possédants à se servir des armes de destruction massives qu'on entasse depuis des décennies et l'espèce humaine finira en survie, avec quelques centaines de milliers d'individus retournés à l'état sauvage. Se sera bandes contre bandes, comme dans les romans d'anticipation, tels "Ravages" de Barjavel ou "Malevil" de Robert Merle. Les productions énergétiques (pétrole, électricité...) s'arrêteront de fonctionner, tout le confort moderne issu de l'électricité (pompages d'eau potable, chauffage, production alimentaire...) disparaitra très rapidement (en quelques jours) et ceux qui en dépendent exclusivement mourront très vite et massivement en quelques semaines ou en quelques mois, non sans s'être battus violemment pour grappiller les dernières miettes.
Ce scénario n'est pas de la science-fiction, il est déjà en cours.
Alors c'est sûr que c'est pas des zones à faibles émissions, des taxes carbone, des vignettes Crit'Air ou des réductions de vitesses de 10 km/h qui vont changer tout ça... ça ne ne peut même pas ralentir le processus en cours.
La seule solution, c'est un arrêt rapide (en moins de dix ans) et inconditionnel de la société à fonctionnement capitaliste basée sur le profit immédiat, la spéculation financière et la consommation mondialisée, mais on n'a toujours pas trouvé de système politique efficient et non dictatorial comme alternative.
Soit on arrête tout ça pour revenir à des fonctionnements semblables à ceux de la paysannerie d'avant la Révolution industrielle, c'est-à-dire d'avant la vapeur alimentée au charbon, le pétrole et l'électricité (ça implique travail manuel total, circuits de consommation ultra-locaux, déplacements réduits à l'échelle entre deux villages et zones vertes de régénération naturelle sanctuarisées), soit on crève dans les pénuries et la violence d'ici moins d'un siècle.

Enfin, nous, on sera déjà bouffés par les asticots... ce sont nos enfants et petits-enfants qui se démerderont dans cette survie violente.
Il leur faudra s'adapter et s'organiser. Ils le feront, mais après une période où des milliards d'humains se seront entretués ou seront simplement rapidement morts de soif et de faim, décimés par les épidémies que ce retour à l'état sauvage ne pourra plus endiguer.
Bon après-midi !
