Messagepar Marco » 27 mai 2007, 21:39
Salut Limobull,
c'est lequel, le bouchon qui est foiré ? Sur la photo, y'en 4, soit 2 de plus que sur la mienne (modèle 94). Pour ceux du haut (sur la photo), celui qui se trouve vers l'arrière (à gauche dans la photo), c'est celui de vidange du réservoir d'huile. Celui qui est à l'avant du bloc (à droite sur la photo), c'est celui de vidange du carter moteur (là où tourne le vilebrequin). Normalement, en tout cas sur la mienne, je vidange celui du réservoir pour vider l'huile et je démonte celui du carter moteur qui laisse pisser quelques gouttes seulement. Normal, car ce carter est asséché par la pompe de retour, il ne doit donc pas y avoir d'huile stagnante dans ce carter, juste un "fond" de carter. Les autres bouchons, sur ton modèle de Bullet, je ne sais pas à quoi ils servent… 4 bouchons de vidange pour une seule moto, ce serait pas un peu beaucoup ?
Jachy, pour ce qui est de l'électricité chez les Russes, c'est vrai que c'est un peu aléatoire. Je me souviens d'une piaule d'hôtel minable, à Novossibirsk. Avec mes potes, on avait réussi à trouver l'interrupteur, quelque part au milieu d'un mur de la chambre, à un emplacement tout à fait saugrenu selon nos critères bourgeois occidentaux. Mais c'était normal selon les normes soviétiques, suivant que l'électricien était passé avant ou après le maçon, ou le plombier, ou le plâtrier lors de l'élaboration de ce bâtiment typique de la construction soviétique et à côté duquel les barres HLM de ma banlieue Nord resemblent à des résidences de villégiature. De toute façon, quand t'as réussi à amadouer la concièrge d'étage et réussi à faire fonctionner la clé dans la serrure pour ouvrir la porte, la recherche de l'interrupteur, c'est un jeu d'enfant. Bref, on s'installe, on fait nos lits avec les draps trop courts, et une fois l'interrupeur trouvé et manœuvré, on a eu le plaisir de constater que l'ampoule du plafonnier était non seulement à sa place, mais qu'en plus, elle fonctionnait. Le luxe, quoi ! À ce moment là, deux chinois (sans doute des ingénieurs en mission secrète) se manifestent avec force mimiques. Ils n'entravaient pas un mot de russe, nous, pour ce qui était du chinois, c'était pareil : nib et polope ! Ils nous attirent dans leur piaule voisine de la nôtre. On croyait qu'ils voulaient se rincer la gueule avec nous car ils nous prenaient pour des russes à partir du moment où il était visible que nous n'arborions pas la physionomie bridée des "fils du ciel". Tout en courbettes, les mains jointes en signe de politesse à la chinoise, ils nous montrent leur plafonnier d'un air désolé. Comme il est éteint, nous comprenons qu'ils cherchent l'interrupteur… Pas de problème ! Ça fait un mois qu'on traîne dans le pays, on a déjà parcouru 8 000 kms depuis la France et c'est pas le premier hôtel de dernière gatégorie qu'on visite. Alors on est des pros de l'interrupteur vicieux, du chiotte bouché et de la chasse au cafard. On cherche l'objet : derrière les plumards, dans le couloir, le long des plinthes, bref, nous explorons tous les emplacements possibles de l'interrupteur soviétique. Rien… Et puis j'ai une idée : j'ouvre les armoires en formica déglingué et là, bingo ! Au fond du meuble, entre deux étagères, à travers un trou ménagé sauvagement dans le fond du placard, je trouve l'objet de nos recherches et comme dirait Socrate, Platon ou leurs potes, fiat lux !
J'vous dis pas comme la cote des Français est remontée chez le pékinois de base.
Bon, tout ça n'a pas beaucoup de rapport avec nos brêles indiennes, quoique la présence de 4 bouchons de vidange sur un seul moteur…