APEMA a écrit :...de Marco : "un véhicule rechargé avec de l'électricité produite par le charbon produit plus d'émissions dans son cycle de vie qu'un véhicule à essence... si on ajoute à l'équation l'empreinte environnementale des matières premières nécessaires aux véhicules électriques (cuivre, lithium, etc...), une voiture électrique est 4X plus polluante qu'une voiture thermique"
Est-on bien certain du facteur "4" ???
Salut,
non, je ne suis pas certain du "facteur 4"... je l'ai repris de mémoire de plusieurs sources comparatives entre l'empreinte environnementale d'une bagnole électrique et d'une bagnole à essence. Ça remonte déjà à deux ou trois ans, j'avais pris le temps de fouiller un peu ces trucs-là au boulot.
Ces comparos, si j'ai bien compris, prenaient en compte la globalité de ce qui est consommé pour produire un VE et le faire rouler dans un environnement adapté, à savoir un environnement numérisé, ce VE étant bien entendu un véhicule connecté.
Ce qui apparaissait comme hautement polluant avec les VE, c'était notamment l'extraction des matières premières (cuivre, lithium...) et le fait que ces véhicules sont des assemblages de pièces produites aux quatre coins du globe, avec l'obsolescence programmée qui allait avec tout ça.
Bref, ces analyses auxquelles je me suis intéressé disaient qu'en réalité, contrairement à ce qui est rabâché à longueur de journée, la bagnole électrique n'est pas si propre que ça : par rapport à la bagnole thermique, elle ne fait que substituer une pollution à une autre, pour l'instant acceptable en vertu de dogmes actuels.
Le vrai problème de ce débat, et c'est en partie ce qu'explique Jancovici, c'est que les humains consomment toujours plus alors que les sources d'énergies ne sont pas inépuisables et que ça continuera jusqu'à la rupture tant qu'on se bornera à ajouter des besoins d'énergies à ceux existant déjà et qui pèsent déjà trop lourd pour la capacité de regénérescence de la nature.
J'ai des potes qui sont tous fiers d'avoir acheté des bagnoles hybrides (essence + électricité) en étant persuadés de faire un geste pour la planète... paradoxalement, ce sont par ailleurs des hypers-consommateurs : plusieurs ordi en marche dans la maison, smartphones avec plein d'appli, voyages en avion, grandes maisons à la campagne, une deuxième petite voiture à essence pour aller au supermarché et remplir le coffre de produits d'usine, des robots partout dans leurs maisons pour faire descendre les volets, presser des fruits, des lave-linge labellisés performants en économie mais qu'ils utilisent jusqu'au séchage en machine, e-commerce, etc... et ils bouffent du bio, ils achètent un panier de légumes à l'Amap et ils affichent leur vertu écolo avec leur Renault Captur hybride qui vient de remplacer leur Captur thermique qui marchait très bien et qui est partie à la casse ou qui sera refourguée quelque-part dans un pays en voie de développement. Quand ils prennent leur bagnole pour aller loin, ils prennent les autoroutes parce qu'ils sont pressés, avec le limiteur calé sur 125 km/h pour éviter de se faire flasher. Pour sortir en ville le soir, ils dégainent leur smartphone et appellent un Uber parce que selon eux, rouler en voiture en ville, c'est pas très écolo.
Et en ce moment, ils regardent déjà où ils vont aller passer une semaine au ski cet hiver en espérant très fort que les stations seront ouvertes malgré la crise sanitaire qui les en a "privé" l'hiver dernier.
Et bien entendu, quand on discute de tout ça, ils se proclament contre l'énergie nucléaire...


, c'est juste pour voir ses sensations



